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	<title>Benoît Hamon - Porte parole du parti socialiste</title>
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	<description>Benoît Hamon</description>
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		<title>Désintox</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 14:46:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[
Vendredi, dans sa rubrique « Intox-Désintox » le journal Libération a affirmé que j’usais de statistiques erronées voire d’arguments sans fondements pour appuyer mes orientations sur le dossier des retraites. 
Ce que conteste Libération tient dans mon affirmation que la moitié des retraités qui liquident leurs droits à la retraite, perçoivent une pension inférieure ou égale à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P.sdfootnote { margin-left: 0.5cm; text-indent: -0.5cm; margin-bottom: 0cm; font-size: 10pt } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		A:link { color: #0000ff } 		A.sdfootnoteanc { font-size: 57% } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Vendredi, dans sa rubrique « Intox-Désintox » le journal Libération a affirmé que j’usais de statistiques erronées voire d’arguments sans fondements pour appuyer mes orientations sur le dossier des retraites. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Ce que conteste Libération tient dans mon affirmation que la moitié des retraités qui liquident leurs droits à la retraite, perçoivent une pension inférieure ou égale à 800 euros mensuels. <span id="more-1404"></span></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Comment en suis-je arrivé à ce chiffre ? </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Si l’on se réfère à une étude de l&#8217;OCDE de 2009</span><sup><span style="font-family: Tahoma;"><a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a></span></sup><span style="font-family: Tahoma;">, le taux de remplacement pour le salarié médian est de 65,3%. Un salarié qui part à la retraite en 2009 perçoit donc 65% de son revenu salarial. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Or, d&#8217;après une étude de l&#8217;INSEE</span><sup><span style="font-family: Tahoma;"><a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"><sup>2</sup></a></span></sup><span style="font-family: Tahoma;">, le revenu salarial net médian en France était d&#8217;environ 1250€ par mois en 2005. Ce revenu est inférieur au salaire médian (1548 euros par mois en 2006) car il intègre les temps de non-travail qu&#8217;impose la généralisation du temps partiel. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Ces deux chiffres illustrent donc une réalité sévère : la moitié des salariés actuels part à la retraite avec moins de 816€ par mois. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Une étude de la DRESS de 2008</span><sup><span style="font-family: Tahoma;"><a name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"><sup>3</sup></a></span></sup><span style="font-family: Tahoma;"> le confirme : plus de 50% des retraités du régime général touchent une pension inférieure à 800€ net par mois. CQFD</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Tahoma;">Le journaliste de  Libération avait pourtant « enquêté » mais cette investigation n’a pas dépassé le stade des « informations » glanées auprès du COR qui démentiraient toute vision pessimiste de la situation des retraités en France. </span></p>
<p><span style="font-family: Tahoma;">Ainsi le « Main Stream » peut-il tranquillement continuer à couler. </span></p>
<div id="sdfootnote1">
<p><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc">1</a><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;"> </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://browse.oecdbookshop.org/oecd/pdfs/browseit/8109082E.PDF" target="_blank"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;">http://browse.oecdbookshop.org/oecd/pdfs/browseit/8109082E.PDF</span></span></a></span></span></div>
<div id="sdfootnote2">
<p><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc">2</a><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;"> </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/salfra07ac.pdf" target="_blank"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;">http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/salfra07ac.pdf</span></span></a></span></span><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;">),</span></span></div>
<div id="sdfootnote3">
<p><a name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc">3</a><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;"> </span></span><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er639.pdf" target="_blank"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;">http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er639.pdf</span></span></a></span></span><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: xx-small;">)</span></span><a name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc"></a><span style="font-size: xx-small;"><br />
</span></div>
<div id="sdfootnote4"></div>
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		<title>Qui doit payer la facture de la fracture énergétique ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 14:57:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[« Précarité énergétique »… encore une expression technocrate à souhait, qui édulcore une réalité sinistre et peu nouvelle pour celles et ceux qui la subissent.
De quoi s’agit-il ? Sont considérées en situation de précarité énergétique les personnes à faibles revenus, qui occupent des logements mal isolés et ont du mal à s’acquitter de leurs factures d’énergie. Soit aujourd’hui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Précarité énergétique »… encore une expression technocrate à souhait, qui édulcore une réalité sinistre et peu nouvelle pour celles et ceux qui la subissent.</p>
<p>De quoi s’agit-il ? Sont considérées en situation de précarité énergétique les personnes à faibles revenus, qui occupent des logements mal isolés et ont du mal à s’acquitter de leurs factures d’énergie. Soit aujourd’hui, quelque 3,4 millions de Français. Parmi eux, 300 000 ménages se chauffent peu ou ne se chauffent plus. 87% vivent dans le parc privé et 70% font partie de la population qui perçoit les plus faibles revenus.<br />
<span id="more-1395"></span></p>
<p><strong>Une fracture sociale</strong><br />
Cette précarité énergétique engendre de fait une « fracture énergétique », comme le constate l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). Les travaux de cette agence révèlent que les ménages les plus pauvres consacrent 15% de leur revenu net aux dépenses énergétiques (gaz, électricité, combustibles liquides et solides), contre 6% pour les ménages les pus riches. L’augmentation des prix des combustibles fossiles (+3% annuels depuis 1995) a considérablement aggravé cette disparité sociale. « En 2001, remarque l’Agence, la part des dépenses énergétiques des 20% de Français les plus défavorisés représentait 1,6 fois celle des 20% les plus aisés, contre 2,5 fois aujourd’hui. L’accroissement de l’écart tient notamment au fait que les revenus des franges les plus aisées de la population ont progressé plus vite que les prix des énergies. » Ce qui n’est évidemment pas le cas pour les personnes défavorisées, contraintes de vivre dans des logements à la limite de la salubrité, mal ou pas isolés. Parmi elles, 62% sont propriétaires de leur habitation et 55% ont plus de 60 ans. Faut-il s’en étonner quand on sait que la moitié des salariés français qui prennent aujourd’hui leur retraite perçoivent moins de 1000 € par mois et que 600 000 personnes touchent le minimum vieillesse qui s’élève à 677€ mensuels ? Tout est dans tout. Et cette « précarité énergétique » est un nouvel avatar de la pauvreté — car tel est le mot, cessons les euphémismes — qui touche notre pays. Une pauvreté engendrée par la politique économique de la droite qui correspond à un choix de société pensé et assumé.<br />
<strong><br />
Une fracture centre-ville/quartiers et ville/campagne</strong></p>
<p>On observe également que les personnes victimes de précarité énergétique sont celles qui vivent dans des zones excentrées, loin des centres-villes devenus financièrement inaccessibles. La voiture est souvent leur seul moyen de transport. S’ajoutent donc aux factures d’énergie du logement, celles d’essence. Tout est dans tout, redisons-le. Et la fumeuse taxe carbone concoctée par le gouvernement pénaliserait encore un peu plus ces populations ultra-fragilisées. Même chose pour les personnes vivant en zone rurale. Toujours selon les travaux de l’ADEME, la facture énergétique des habitants des grandes agglomérations qui disposent de réseaux de transports en commun denses est inférieure d’un tiers à celle des ruraux : « La part des achats de combustibles fossiles dans le revenu peut être multipliée par six pour un ménage rural pauvre, par rapport à un ménage riche citadin », précise l’ADEME.</p>
<p><strong>La précarité énergétique est l’affaire de tous</strong></p>
<p>Les personnes les plus défavorisées occupent les logements les plus consommateurs d’énergie donc les plus onéreux en termes de facture énergétique. Ce qui confirme notre conviction que le combat écologique ne peut être dissocié du combat social. Sauf à faire peser sur les plus pauvres tous les maux environnementaux, dont ils sont aussi les victimes.</p>
<p>Le gouvernement a missionné un groupe de travail sur le sujet, piloté par l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) et la Fondation Abbé Pierre. Suite à leur rapport, il a mis en place un plan qui ne retient ni l’idée d’inscrire la performance énergétique dans les textes de lutte contre l’habitat insalubre, ni celle d’un bouclier énergétique pour aider au paiement des factures ; deux idées pourtant préconisées par les auteurs. Rien non plus sur le parc locatif social ; le gouvernement propose des aides financières partielles aux travaux de rénovation thermique des logements des propriétaires pauvres. Or, nombre de ceux-ci sont dans l’incapacité financière de débourser un centime, compte tenu de leurs revenus. Et quid des locataires qui ne peuvent de bonne foi régler leurs factures ?<br />
Les auteurs du rapport « précarité énergétique » ont estimé le coût d’un plan efficace et solidaire à près de 4 milliards d’euros sur dix ans. Or, le gouvernement en prévoit 1, 25 (500 millions d’euros au titre du Grand Emprunt, 150 millions par les fournisseurs d’énergie et 600 millions répartis entre l’ANAH et l’ADEME). Pour le reste, il compte  sur des contrats locaux avec les collectivités territoriales, au premier rang desquelles les départements, déjà financièrement étranglés (notamment les plus populaires) par le désengagement de l’État.<br />
Paradoxe imbécile ou nouveau coup bas, au moment où Nicolas Sarkozy prône la réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle ? Rappelons que jusqu’en 2004, le fonds social pour le logement était abondé à parité par l’État et les départements et qu’il ne l’est aujourd’hui que par les seuls départements. Que se passera-t-il en outre si la clause de compétence générale est supprimée ?<br />
Autant de questions dont nous pouvons aisément deviner les réponses, au regard de la ligne libérale dure imposée par Nicolas Sarkozy.</p>
<p>Nous devons exiger la prise en compte de toutes les propositions du groupe de travail « Précarité énergétique », en particulier celles qu’il préconise à l’État.<br />
La lutte contre la précarité énergétique doit être inscrite dans la loi, afin que soit défini un cadre d’action. Il faut parallèlement créer un bouclier énergétique digne de ce nom, adapté à l’urgence sociale et environnementale et qui propose une dotation énergie pour aider les plus pauvres à faire face à leurs dépenses.<br />
Lors de l’hiver particulièrement rigoureux que nous avons vécu cette année dans notre pays, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont pu se chauffer décemment.<br />
Au nom de la modernité sans doute…</p>
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		<title>Retraites : le choix de la solidarité</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/02/08/retraites-le-choix-de-la-solidarite/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Feb 2010 16:12:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli parue ce jour sur Médiapart.
En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli</strong> parue ce jour sur Médiapart.</p>
<p>En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre chez les salariés, notamment chez les plus jeunes, un manque de confiance grandissant envers notre système de retraite par répartition. Un système auquel les mêmes salariés se déclarent pourtant fortement attachés, comme d’ailleurs à toutes les autres formes de solidarité.<span id="more-1390"></span></p>
<p>La rengaine selon laquelle il n’y aurait qu’une « solution de bon sens » et une seule, à savoir que « chaque salarié mette la main à la poche », fait son chemin. Elle n’est pas sans rappeler le funeste « there is not alternative » de Margaret Thatcher des années 80. Pour faire bonne mesure, on accuse de dogmatisme ceux qui osent encore prétendre que l’on peut pérenniser la retraite par répartition et conserver à 60 ans l’âge légal du départ en retraite. Malhonnêteté intellectuelle, qui consiste à mettre un point final à tout débat par un mot détourné de son sens — ici « dogme ». Car en matière de retraite, il ne s’agit pas de dogme mais d’un choix de société. Pour la gauche, pour le camp du progrès, la retraite est un nouvel âge de la vie, qui doit être émancipateur et non synonyme de précarité. Pour que toutes et tous puissent la vivre ainsi, elle ne peut donc être envisagée qu’à travers un système solidaire. Et au xxie siècle, dans le monde tel qu’il est, cette solidarité est possible. À condition – et c’est là que le bât blesse &#8211; de redistribuer autrement les richesses. C’est, répétons-le, un choix de société, un choix politique fondamental, à l’opposé de celui de la droite et du MEDEF dont l’objectif est de baisser le montant des retraites pour remettre en cause le système par répartition, comme préconisé par le FMI dès les années 90. Par le biais de la peur, le gouvernement incite donc les salariés à accepter des réformes qui les conduiront à souscrire des fonds de pension et à alimenter ce faisant la financiarisation de l’économie, dont ils seront, comme on vient de le vivre, les principales victimes.</p>
<p>Il n’y a là aucune surprise. Tout cela était déjà clairement exposé dans le programme du candidat Sarkozy. La crise a pourtant discrédité le système par capitalisation que la droite voulait introduire dans notre pays. Quant aux réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) qui ont allongé la durée des cotisations et aligné, au nom de l’égalité, le système de retraite des fonctionnaires sur celui du privé, certains « pragmatiques de gauche » les trouvait opportunes. Elles ont lamentablement échoué. Un million de retraités vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. La moitié des retraités français qui prennent aujourd’hui leur retraite perçoivent moins de 1000 € par mois. 600 000 personnes touchent le minimum vieillesse qui s’élève à 677€ mensuels. Avec 40% d’écart dans le montant des pensions, l’inégalité entre les hommes et les femmes est toujours aussi criante.</p>
<p>Quant au taux d’activité des seniors, que prétendait régler la réforme Fillon, il demeure en France le plus faible d’Europe — 38,1% contre 70% en Norvège par exemple. Ainsi, tant dans le privé que dans le public, 60% des personnes qui liquident leur retraite à 60 ans sont inactives. Telle est la réalité : en France aujourd’hui, l’âge réel de la cessation d’emploi est de 58 ans. Non par choix des salariés, mais parce que les entreprises se détournent des seniors au prétexte qu’ils seraient moins productifs — au prétexte surtout qu’ils coûtent plus cher qu’un jeune. Allonger la durée de cotisation, notamment en temps de crise et de chômage, aggraverait donc la baisse du taux de remplacement (niveau des pensions) et la précarité des retraités.</p>
<p>Pour peu que l’on accepte d’en débattre dans le camp du progrès, d’autres solutions sont possibles qui tiennent compte de l’évolution démographique et de l’espérance de vie, mais sans en faire des alibis de la destruction de notre système par répartition. D’autant qu’en la matière, les prévisions se sont avérées aléatoires. Ainsi le Conseil d’Orientation des retraites (COR) qui avait établi des projections à l’horizon 2040 les a révisées en 2007, compte tenu de l’évolution démographique favorable de notre pays. S’il ne faut pas bannir les projections, il convient de les manier avec prudence et surtout de ne pas occulter un facteur essentiel à tout débat sur les retraites : les ressources. Or certaines d’entre elles sont soigneusement écartées des discussions. Ainsi de l’augmentation des salaires et du chômage qui pèse lourdement sur le financement des régimes de retraite : un point de masse salariale globale correspond à 2 milliards de recettes supplémentaires pour le régime général. L’amélioration de l’emploi et l’augmentation des salaires, adossés à une politique économique qui relance le pouvoir d’achat et impulse les investissements porteurs d’avenir, seraient d’importants générateurs de ressources.</p>
<p>De la même façon, il faut prioritairement élargir l’assiette des prélèvements et taxer les revenus financiers.</p>
<p>Enfin, une autre piste nous semble intéressante à explorer. Selon les prévisions les plus pessimistes du COR (celles de 2003), une augmentation de 0,37% par an des cotisations sociales (à répartir entre cotisations salariales et patronales) à l’horizon 2040, permettrait d’équilibrer le système sans réduire le taux de remplacement ni allonger la durée de cotisation. D’après un sondage IPSOS, les Français sont prêts à cotiser plus, plutôt que de travailler plus longtemps. Aux opposants à cette piste qui ressassent que cela induirait une augmentation du coût du travail préjudiciable à l’emploi, on peut aisément rétorquer qu’il n’existe aucun lien macroéconomique avéré entre le coût du travail et l’emploi.</p>
<p>Si toutefois la hausse des cotisations retraites était de nature à peser sur la santé des PME, il est possible d’en atténuer les effets. D’une part à travers une réforme des cotisations patronales, assise sur la valeur ajoutée, afin de favoriser l’emploi dans les PME riches en main d’œuvre. D’autre part à travers une réforme de l’impôt sur les sociétés modulée pour alléger l’impôt des PME — en fixant un taux majoré applicable aux bénéfices distribués aux actionnaires, et un taux minoré pour les bénéfices réinvestis.</p>
<p>Seule une véritable volonté politique qui ose lever le tabou de la répartition des richesses peut prétendre pérenniser le système par répartition. Le débat sur les retraites est un débat entre deux modèles de société. Celui de la droite et du Medef face à celui du camp du progrès. La gauche ne doit jamais l’oublier.</p>
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		<title>Retraites complémentaires : deux poids, deux mesures</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 14:46:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>

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		<description><![CDATA[Les coïncidences du calendrier mettent parfois en lumière de manière brutale le projet politique porté par la droite.
Dans la même semaine, ou presque, on a appris qu’Henri Proglio allait bénéficier d’une retraite équivalente à 1 millions d’euros par an et que la droite retoquait une proposition de loi socialiste sur la retraite complémentaire des conjoints [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les coïncidences du calendrier mettent parfois en lumière de manière brutale le projet politique porté par la droite.</p>
<p>Dans la même semaine, ou presque, on a appris qu’Henri Proglio allait bénéficier d’une retraite équivalente à 1 millions d’euros par an et que la droite retoquait une proposition de loi socialiste sur la retraite complémentaire des conjoints d’agriculteurs.</p>
<p>L’objectif de cette proposition de loi était d&#8217;étendre à 363 000 conjoints le bénéfice de la retraite complémentaire. Elle concerne le plus souvent des femmes, qui pour la plupart ont passé leur vie à travailler sur les exploitations agricoles. La conséquence ? Leur niveau de retraite serait passé de 75% à 85 % du SMIC, soit une revalorisation de 80 euros de la pension mensuelle. 85% du SMIC, c’est 92 fois moins que la retraite accordée à Henri Proglio. La réponse du gouvernement et de la majorité UMP fut un non sans appel. Cynique et insupportable « deux poids, deux mesures » .</p>
<p>Plus inquiétant, si la réforme du financement des retraites est conçue à l’aune de ce genre de décisions, celle ci s’annonce sous les pires auspices pour les salariés, au moins pour les 99,9% dont les revenus n’égalent pas ceux de Monsieur Proglio. Le grand plan d&#8217;austérité programmé pour l&#8217;après régionales s&#8217;annonce brutal.</p>
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		<title>J’ai signé la pétition pour défendre l’hôpital public</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/02/03/j%e2%80%99ai-signe-la-petition-pour-defendre-l%e2%80%99hopital-public/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 12:09:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bhamon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu]]></category>

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		<description><![CDATA[La frénésie budgétaire du gouvernement est manifestement à géométrie variable. Il fait faire des économies aux catégories les plus aisées pour faire des économies sur le dos de celles et ceux qui subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise.
Les dernières nouvelles autour de l’hôpital public confirment la tendance. Pourtant, tous les médecins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La frénésie budgétaire du gouvernement est manifestement à géométrie variable. Il fait faire des économies aux catégories les plus aisées pour faire des économies sur le dos de celles et ceux qui subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise.</p>
<p>Les dernières nouvelles autour de l’hôpital public confirment la tendance. Pourtant, tous les médecins le disent : vouloir maintenir les dépenses de santé du pays à un niveau constant est une absurdité. Depuis des dizaines d’années, les besoins et des demandes de soins de la population à tous les âges de la vie s’accroissent. Les dépenses de santé suivent, en toute logique, la même courbe.</p>
<p>Comme toutes les suppressions de postes de fonctionnaires (éducation, service postal, police), le plan social annoncé dans les hôpitaux d’Ile de France aura des conséquences immédiates sur la qualité du service rendu aux patients. Même en période de crise, le gouvernement ne recule manifestement devant rien pour financer ses choix politiques budgétaires. Même pas devant l’impératif de protéger la santé des français.</p>
<p><em><strong>Pour signer la pétition</strong> : http://petition-mdhp.fr/index.html</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Invité de Jean Jacques Bourdin</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 11:06:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<title>L&#8217;amphi de France Info</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/01/27/lamphi-de-france-info/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 14:35:03 +0000</pubDate>
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		<title>Emission de N. Sarkozy : réaction sur Europe 1</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/01/26/emission-de-n-sarkozy-reaction-sur-europe-1/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 13:41:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<title>Sa méthode est épuisée</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/01/26/sa-methode-est-epuisee/</link>
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		<pubDate>Tue, 26 Jan 2010 11:39:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans la presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Parisien.
Comment avez-vous trouvé le  président ?
Nicolas Sarkozy a été décousu. Sa méthode n’opère plus, elle est  épuisée. L’échange avec le salarié de l’automobile a été frappant. Les  tentatives de diversion de Nicolas Sarkozy, en rappelant notamment ce  qu’avaient fait les socialistes, n’ont pas fonctionné. Plutôt que de  parler du bilan [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parisien.</p>
<p><strong>Comment avez-vous trouvé le  président ?</strong></p>
<p>Nicolas Sarkozy a été décousu. Sa méthode n’opère plus, elle est  épuisée. L’échange avec le salarié de l’automobile a été frappant. Les  tentatives de diversion de Nicolas Sarkozy, en rappelant notamment ce  qu’avaient fait les socialistes, n’ont pas fonctionné. Plutôt que de  parler du bilan des autres, les Français lui demandent de justifier le  sien. Or, celui-ci apparaît clairement  : il est plus mauvais que celui de ses prédécesseurs. Coïncidence  cruelle pour lui, cette émission tombe au moment où Barack Obama a annoncé une réforme très audacieuse du  secteur bancaire. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy, qui avait fait de grandes  déclarations sur les rémunérations excessives des grands patrons,  accepte que Henri Proglio (NDLR : président d’EDF et de Veolia) touche 13 millions d’euros de retraite chapeau. Le chef de  l’État incarne un pouvoir politique démissionnaire devant les problèmes,  là où d’autres prennent les problèmes à bras-le-corps.</p>
<p><span id="more-1358"></span></p>
<p><strong>Sur l’emploi, il a assuré que le chômage allait baisser  prochainement. Vous y croyez ?</strong></p>
<p>Mais qu’est-ce qui va baisser ? Les chômeurs d’une catégorie (NDLR :  Pôle emploi distingue 5 catégories) et toutes les autres vont  augmenter&#8230; C’est toujours pareil avec Nicolas Sarkozy, ce qu’il dit  infirme ce que chacun voit de ses propres yeux.</p>
<p><strong>Il a quand même souligné que dans les autres pays européens,  sauf en Allemagne, le chômage avait augmenté plus vite&#8230;</strong></p>
<p>Mais enfin, qu’il compare des choses comparables. On peut dire que le  chômage augmente plus en Grèce ou en Irlande, mais sans vouloir vexer  les Grecs, c’est facile. Je préfère qu’on se compare à l’Allemagne.</p>
<p><strong>Sur les retraites, il a avancé certaines pistes comme  l’allongement de la durée de cotisation et la prise en compte de la  question de la pénibilité. Cela vous va ?</strong></p>
<p>La pénibilité est un dû de la réforme de 2003. Allonger la durée de  cotisation ne sert à rien tant qu’on n’aura pas réglé le problème de  l’emploi des seniors. Quels que soient les engagements de Nicolas Sarkozy, allonger la durée de cotisation baissera le niveau  des retraites.</p>
<p><strong>Il s’est engagé à consulter notamment Martine Aubry sur la  question. Y a-t-il un consensus possible ?</strong></p>
<p>Il n’y aura pas de compromis avec le PS sur une réforme qui ferait  supporter le fardeau des efforts aux salariés. Martine Aubry n’a jamais  évoqué une remise en cause de l’âge légal de la retraite.</p>
<p><strong>Le président a assuré qu’il ne s’engagerait pas dans la  campagne des régionales&#8230;</strong></p>
<p>C’est pourtant ce qu’il a fait sur TF1 hier soir &#8230;</p>
<p><em>Propos recueillis par Rosalie Lucas.</em></p>
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		<title>Zoom sur le &#171;&#160;plan Obama&#160;&#187;</title>
		<link>http://benoithamon.fr/2010/01/25/zoom-sur-le-plan-obama/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 17:25:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>administrateur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>

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		<description><![CDATA[Le plan proposé par l’administration Obama a deux principaux objectifs :
- limiter la taille des banques commerciales en les empêchant de réaliser des transactions pour compte propre (pour leur propre bénéfice et non celui de leurs clients),
- réduire leurs activités à risque, en leur interdisant d’investir dans les hedge funds et les fonds de capital investissements.
La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le plan proposé par l’administration Obama a deux principaux objectifs :</p>
<p>- limiter la taille des banques commerciales en les empêchant de réaliser des transactions pour compte propre (pour leur propre bénéfice et non celui de leurs clients),<br />
- réduire leurs activités à risque, en leur interdisant d’investir dans les hedge funds et les fonds de capital investissements.</p>
<p>La principale cible de ce plan est le trading pour compte propre, qui permet aux banques d’afficher des taux de rentabilité de près de 30%. L’ensemble des activités de trading et de gestion de portefeuilles en compte propre a représenté 90% des résultats avant impôts l’an dernier. Le modèle américain est principalement un modèle de banques mixte, mêlant activités d’investissement et de dépôts.<br />
<span id="more-1354"></span></p>
<p>Les principales banques visées par ce plan sont JP Morgan Chase, Citigroup, Bank of America et Wells Fargo.</p>
<p>Plusieurs mesures sont avancées, qui pourraient changer la nature des banques américaines :<br />
l’instauration de nouveaux plafonds en termes d’engagements aux institutions « too big to fail » afin de limiter leur taille, en complétant les plafonds limitant la part de marchés des dépôts<br />
l’interdiction pour les banques de dépôts de posséder des fonds d’investissement spéculatifs, ou de les financer,<br />
l’interdiction pour les banques de dépôts qui réalisent de la spéculation pour compte propre  d’accéder au guichet d’escompte de la Fed (facilités de caisse que la Fed réserve aux banques commerciales), et les priver de la garantie fédérale sur les dépôts de leurs clients.</p>
<p>Un plan dans l’esprit du Glass-Steagall act :<br />
La série de mesures annoncée ne va pas jusqu’au rétablissement du Glass-Steagall act de 1933, loi bancaire qui avait instauré une stricte séparation entre les banques de dépôts et les banques d’investissement pour réduire les risques, mais elle s’en inspire fortement.</p>
<p>Si elles sont appliquées, ces mesures limiteront la spéculation dans les établissements qui bénéficient de la garantie publique de l’Etat fédéral et donc les risques d’instabilité financière.</p>
<p>Les banques de dépôts ne pourront plus utiliser de façon trop risquée le capital dont elles disposent. Par ailleurs, ce plan réduit également les moyens des fonds spéculatifs adossés aux banques ou financés par elles. Il réduirait donc les possibilités de profits financiers à court terme et démesurés en faveur des actionnaires.</p>
<p>Ces mesures pourraient ainsi conduire à une plus forte distinction entre banques de dépôts et banques d’investissement. Seule une telle séparation peut permettre de réorienter les activités des banques vers le financement de l’activité économique et limiter l’impact des crises financières sur le financement de l’économie.</p>
<p>Avec une telle réforme, les Etats-Unis s’avancent dans la voie de la régulation financière. Loin des grands discours du Président de la République, la France et l’Europe restent pour le moment à la traîne.</p>
<p>On voit bien alors la différence entre un pouvoir qui démissionne face à la crise et un pouvoir qui tord et transforme les règles du jeu Il est temps maintenant de passer aux actes.</p>
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