fév
23
2010
« Précarité énergétique »… encore une expression technocrate à souhait, qui édulcore une réalité sinistre et peu nouvelle pour celles et ceux qui la subissent.
De quoi s’agit-il ? Sont considérées en situation de précarité énergétique les personnes à faibles revenus, qui occupent des logements mal isolés et ont du mal à s’acquitter de leurs factures d’énergie. Soit aujourd’hui, quelque 3,4 millions de Français. Parmi eux, 300 000 ménages se chauffent peu ou ne se chauffent plus. 87% vivent dans le parc privé et 70% font partie de la population qui perçoit les plus faibles revenus.
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fév
08
2010
Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli parue ce jour sur Médiapart.
En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre chez les salariés, notamment chez les plus jeunes, un manque de confiance grandissant envers notre système de retraite par répartition. Un système auquel les mêmes salariés se déclarent pourtant fortement attachés, comme d’ailleurs à toutes les autres formes de solidarité. Lire la suite »
fév
05
2010
Les coïncidences du calendrier mettent parfois en lumière de manière brutale le projet politique porté par la droite.
Dans la même semaine, ou presque, on a appris qu’Henri Proglio allait bénéficier d’une retraite équivalente à 1 millions d’euros par an et que la droite retoquait une proposition de loi socialiste sur la retraite complémentaire des conjoints d’agriculteurs.
L’objectif de cette proposition de loi était d’étendre à 363 000 conjoints le bénéfice de la retraite complémentaire. Elle concerne le plus souvent des femmes, qui pour la plupart ont passé leur vie à travailler sur les exploitations agricoles. La conséquence ? Leur niveau de retraite serait passé de 75% à 85 % du SMIC, soit une revalorisation de 80 euros de la pension mensuelle. 85% du SMIC, c’est 92 fois moins que la retraite accordée à Henri Proglio. La réponse du gouvernement et de la majorité UMP fut un non sans appel. Cynique et insupportable « deux poids, deux mesures » .
Plus inquiétant, si la réforme du financement des retraites est conçue à l’aune de ce genre de décisions, celle ci s’annonce sous les pires auspices pour les salariés, au moins pour les 99,9% dont les revenus n’égalent pas ceux de Monsieur Proglio. Le grand plan d’austérité programmé pour l’après régionales s’annonce brutal.
fév
03
2010
La frénésie budgétaire du gouvernement est manifestement à géométrie variable. Il fait faire des économies aux catégories les plus aisées pour faire des économies sur le dos de celles et ceux qui subissent déjà de plein fouet les conséquences de la crise.
Les dernières nouvelles autour de l’hôpital public confirment la tendance. Pourtant, tous les médecins le disent : vouloir maintenir les dépenses de santé du pays à un niveau constant est une absurdité. Depuis des dizaines d’années, les besoins et des demandes de soins de la population à tous les âges de la vie s’accroissent. Les dépenses de santé suivent, en toute logique, la même courbe.
Comme toutes les suppressions de postes de fonctionnaires (éducation, service postal, police), le plan social annoncé dans les hôpitaux d’Ile de France aura des conséquences immédiates sur la qualité du service rendu aux patients. Même en période de crise, le gouvernement ne recule manifestement devant rien pour financer ses choix politiques budgétaires. Même pas devant l’impératif de protéger la santé des français.
Pour signer la pétition : http://petition-mdhp.fr/index.html