jan 27 2010
janvier 2010
jan 26 2010
Sa méthode est épuisée
Le Parisien.
Comment avez-vous trouvé le président ?
Nicolas Sarkozy a été décousu. Sa méthode n’opère plus, elle est épuisée. L’échange avec le salarié de l’automobile a été frappant. Les tentatives de diversion de Nicolas Sarkozy, en rappelant notamment ce qu’avaient fait les socialistes, n’ont pas fonctionné. Plutôt que de parler du bilan des autres, les Français lui demandent de justifier le sien. Or, celui-ci apparaît clairement : il est plus mauvais que celui de ses prédécesseurs. Coïncidence cruelle pour lui, cette émission tombe au moment où Barack Obama a annoncé une réforme très audacieuse du secteur bancaire. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy, qui avait fait de grandes déclarations sur les rémunérations excessives des grands patrons, accepte que Henri Proglio (NDLR : président d’EDF et de Veolia) touche 13 millions d’euros de retraite chapeau. Le chef de l’État incarne un pouvoir politique démissionnaire devant les problèmes, là où d’autres prennent les problèmes à bras-le-corps.
jan 25 2010
Zoom sur le « plan Obama »
Le plan proposé par l’administration Obama a deux principaux objectifs :
- limiter la taille des banques commerciales en les empêchant de réaliser des transactions pour compte propre (pour leur propre bénéfice et non celui de leurs clients),
- réduire leurs activités à risque, en leur interdisant d’investir dans les hedge funds et les fonds de capital investissements.
La principale cible de ce plan est le trading pour compte propre, qui permet aux banques d’afficher des taux de rentabilité de près de 30%. L’ensemble des activités de trading et de gestion de portefeuilles en compte propre a représenté 90% des résultats avant impôts l’an dernier. Le modèle américain est principalement un modèle de banques mixte, mêlant activités d’investissement et de dépôts.
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jan 21 2010
L’entretien d’Anita Hausser
FRANCE-SOIR. En évoquant un départ à la retraite à 61 ou 62 ans, Martine Aubry n’a-t-elle pas fait sauter un verrou ?
BENOÎT HAMON. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, qui reste la position officielle du PS. Nous sommes prêts au débat, mais la seule mesure pour sauver le régime des retraites par répartition, ça ne peut pas être : il faut que les gens partent plus tard. On oublie que l’âge de départ moyen, c’est déjà 61 ans et demi pour ceux qui veulent réunir le nombre d’annuités nécessaire, et que 60 % de ceux qui liquident leur retraite à 60 ans sont déjà inactifs. Aujourd’hui seulement 38 % des 55-64 ans travaillent, parce qu’ils sont évincés du marché du travail. La France a le taux d’occupation des seniors le plus faible d’Europe ! Si on doit lever un tabou dans le débat sur les retraites, c’est celui des recettes : les revenus financiers sont exclus du financement de la Sécurité sociale. Il faut les mettre à contribution, élargir l’assiette patronale à la valeur ajoutée, taxer les stock-options, comme le prônait d’ailleurs Philippe Séguin. J’ajoute que le patronat et le gouvernement n’ont pas tenu leurs engagements après la réforme Fillon : la négociation sur la pénibilité n’a pas été engagée. Ceux qui font des métiers pénibles une partie de leur vie ont une espérance de vie plus faible que ceux qui ont cotisé quarante annuités dans des métiers non pénibles !














