oct 30 2008
Benoît Hamon pour un moratoire sur les délocalisations et les licenciements
VILLEMUR-SUR-TARN, 29 octobre 2008 (AFP) – Le député européen Benoît Hamon, candidat à la direction du PS, s’est prononcé mercredi à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) pour « un moratoire sur les licenciements et les délocalisations » d’entreprises faisant des bénéfices.
M. Hamon s’exprimait devant le site de production de connecteurs électriques pour automobiles du groupe américain Molex qui a récemment annoncé sa fermeture en juin 2009, devant entraîner 300 suppressions d’emplois.
« Le gouvernement devra prendre en compte ce qui se passe ici s’il veut éviter une catastrophe sociale dans ce pays, et qui est emblématique d’une situation parfaitement inacceptable : une entreprise qui fait des bénéfices et qui pour autant va mettre sur le carreau 300 salariés, 300 familles », a expliqué l’élu européen.
M. Hamon a dénoncé « une fonction prédatrice, rendant impossible toute politique industrielle, une stratégie financière qui prend prétexte de l’existence de la crise pour mettre à exécution un plan visant à fermer un site pour aller faire des profits ailleurs », et a parlé d’ »entreprises-voyous ».
Il avait auparavant participé à la mairie de cette commune de quelque 6.000 habitants à une table ronde avec les représentants CGT, FO, CGC, CFTC et CFDT de Molex.
Ali Oudrhiri, élu CGC, lui a notamment expliqué que le site avait fait 1,2 MEUR de bénéfice pendant l’exercice clos en juin dernier, et a dénoncé « une vampirisation planifiée » du groupe américain qui avait racheté l’usine en 2004 « pour pénétrer le marché de la connectique », avant de « délocaliser en Slovaquie et en Chine ».
Une journée « Villemur ville morte » est prévue le 6 novembre, jour de la tenue d’un comité d’entreprise extraordinaire de Molex.
« Dans un marché automobile mondial de plus en plus concurrentiel, la hausse constante du prix des matières premières et l’érosion des prix de vente des produits ne permet plus à l’usine de Villemur-sur-Tarn de gagner de nouveaux contrats », avait indiqué jeudi la direction de l’équipementier, précisant qu’elle engageait le dialogue avec les partenaires sociaux en vue d’ »une solution de reclassement » pour chaque salarié.














