oct 12 2008
Benoît Hamon dans Sud-Ouest: « Nous devons renverser la table »
Dans un contexte de crise du capitalisme, peut-on envisager un Benoît Hamon comme premier secrétaire du PS ?
Benoît Hamon. D’abord, je ne me réjouis pas de l’existence de cette crise, qui va avoir à court terme des conséquences sociales considérables : délocalisations, licenciements, chantage à la perte d’emploi ou à la baisse de salaire dans certaines entreprises, etc. Mais il est vrai que la crise actuelle vient valider ce que nous répétons depuis plusieurs mois. À savoir que nous arrivons à l’épuisement du système néolibéral et qu’il ne s’agit pas seulement d’un accident.
Mais attention ! On ne sait pas ce qui vient derrière. Il y a des réponses progressistes, mais celles-ci ne s’imposent pas automatiquement ; on peut même connaître au contraire un repli identitaire ou xénophobe. C’est pourquoi nous abordons ce congrès de Reims avec beaucoup de gravité : au moment où la crise valide les thèses de la gauche, celle-ci se trouve partout en très mauvais état avec 14 élections perdues sur les 16 qui se sont tenues en Europe depuis juin 2006 ! La crise de la social-démocratie est générale.
Cette crise n’est-elle pas au contraire une chance pour le capitalisme de se réformer ?
S’il s’agit seulement d’injecter des fonds publics pour que les banques puissent se prêter de l’argent entre elles et éponger leurs dettes de jeu, d’organiser une grande loi d’amnistie, elles recommenceront à spéculer comme avant. Il y aura toujours une économie de marché et des banques privées ; l’enjeu est de trouver de nouvelles règles.
Nous pensons qu’il faut créer un pôle financier public à côté d’un secteur bancaire privé. Ce qui passe par la nationalisation d’un certain nombre de banques, au service des investissements à long terme, du financement de la croissance verte et de la recherche.
Il faut aussi fixer des règles du jeu, par exemple taxer les flux financiers en provenance des paradis fiscaux. Il faut également en finir avec ce système qui privilégie depuis trente ans la rémunération des actionnaires à celle des salariés, par exemple en posant un certain nombre de restrictions au libre-échange pour éviter le dumping social ou environnemental de certains États.
Enfin, il faut réorienter la politique européenne. Une des grandes leçons de cette crise, c’est l’incapacité des autorités européennes à réagir et à apporter des solutions.
Ça n’aurait pas été plus facile si nous avions aujourd’hui une Constitution européenne ?
Cela n’aurait rien changé. On n’aurait pas eu davantage la possibilité de lever un emprunt européen. Ce qui serait nécessaire pour réamorcer la pompe de l’économie européenne. Il faut être pragmatique ! C’est pour cela que nous proposons de sortir des critères du pacte de stabilité. Et un copilotage de la politique monétaire par l’Eurogroupe et la Banque centrale européenne.
Existe-t-il de réelles divergences entre les principales motions à propos de cette crise économique ?
Oui, les divergences existent. Certains camarades pensent que notre rôle, aujourd’hui, consiste à aider la remise sur pied des marchés financiers, avec juste quelques corrections à la marge. Moi, je pense que cette crise doit nous permettre de renverser la table et de changer la nature du système. Les autres ne parlent pas de nationalisations et peu d’une réflexion sur le libre-échange. Parler de régulation ne suffit pas !
En fait, vous voulez refermer la « parenthèse » ouverte en 1983…
Elle se referme d’elle-même. La question est de savoir si l’on prend acte d’un nouveau cycle.
Face à cette crise, qu’aurait-il fallu faire que n’a pas fait Nicolas Sarkozy ?
Sarkozy, il ges-ti-cule, mais il n’obtient aucun résultat. Il ajoute la crise à la crise. D’une main, il annonce le retour de la puissance publique. De l’autre, il continue la privatisation de La Poste… et de La Banque postale. C’est le moins bien placé pour répondre à cette crise, car il est le produit de ce système et son objectif aujourd’hui est de sauver ce système.
Avec qui êtes-vous disposé à vous allier au congrès de Reims ? Quelle majorité souhaitez-vous pour le PS ?
Qui est prêt à reconnaître que nos thèses doivent vertébrer notre doctrine économique ? C’est à eux de le dire. Je serais ravi de me mettre autour d’une table pour discuter avec eux. Il n’y aura pas de majorité sans nous. Le monde change et la France aussi ; si seul le PS ne change pas… Même le PS n’est pas éternel !















D’accord avec BH sauf sur son jugement à propos de l’Europe. Il est vrai qu’il n’y a pas eu de réponse de l’Europe à la crise financière. Mais cela est dû au fait que la gestion du système bancaire ne relève pas de sa compétence mais de celle des Etats. Faut-il à l’occasion de cette crise, qui révèle les limites du libéralisme, renforcer les pouvoirs de l’Europe libérale ? Ce ne serait pas logique.
malheureusement je ne vois pas avec qui pourrait faire alliance benoit hamon, il ne reste plus que j-l melenchon et h emmanuelli qui peuvent s’appeler encore socialiste.
il faut s’imposer face à sego et martine aubry, sinon sarkozy repassera aux présidentielles de 2012
je suis tout à fait d’ accord avec toi cher benoit donnons un monde d’ avance au PS si non il n’ existera plus et donnons un monde d’ avance à notre pays.
Nous devons reformer le capitalisme si nous ne voulons pas que de telle crise se reprosduisent ou prennet de l’ ampleur
Je ne crois pas que les derniéres mesures que vous avez proposèes – auxquelles je souscris d’ailleurs- soient opérantes quand bien même elles seraient ,préalablement à celles de l’europe actuelle même si elles risquent plus tard d’influencer des Etats unis d’autant plus défaillants malgré leur plan de sauvegarde paulson-bernanke et tous renforts à cette opération contestée ,bâclée dans l’urgence (on en recrute encore l’ossature ) , qu’ils ont du mal àinterrompre l’aventure Irakienne qu’ils ne sont pas à la veille de solder : ce qui va rendre bientôt difficile le réequilibrage des dettes vis à vis de la chine qui va, paradoxalement ;retrouver une croissance non inflationiste par son seul développement propre . Ce qui rend un retour de crise ultérieur ,en supposant une issue à celle ci , possible ; ainsi , continuer à prôner une hypothétique régulation parait invraisemblable :s’en abstenir et amender par des déclarations conformes au nouvel ordre mondial , provisoire ,on peut l’espérer , corriger est ce inconcevable, le décalage bien difficile à suivre de l’information partisan,forcément , du congrès avec le truchement d’un modérateur .
Pour influencer éventuellement (croisons les doigts! l’opinion mondiale , la seule attitude possible Française et Européenne siele reste solidaire parait être,non pas de revoir chez nous un système bancaire à délivrer lde ses catéchismes et métiers / profits inadmissibles : de la base ausommet : à titre d’exemple expérimental à suivre ? et ,comme vous, une vigoureuse codamnation du capitalisme financier et du modèle économique unique .
.Sans ce préalable , à proposer ou donner en exemple (est ce possible ? ) , rien ne se réglerait . et encore faudra t’il d’autres approches convergentes socio-éco -utiles-durable du modéle de développement recherché.
Merci pour votre approche à la mutualité le 7 Octobre !
- Tenant de la motion A qui conditionnera néammoins chez nous un inévitable rapport de force avec les notoriété locales , l’avancée des grands centres urbains en matiére de plans climat et de pédagogie moderne de développement durable, qui se confirmera avec détermination lors de l’élaboration du projet en ligne avec la nouvelle dimension de sa carte d’identité adoptée avec la déclaration de principes ,
je m’efforce ,militant de base,de tenir en interne P.S. le même discours avec la perspective test gauche seule gagnant des points dès les élections proches.
Une nouvelle majoité politique européenne qui serait susceptible de donner enfin un éxemple de solidarité avec les nations pauvres de cultures et ressouces diverses pourrait suivre un découragement déjà patent et avoir pour objectif avec un monde conscient encouragé et un secours au continent maltraité de toutes façons ,bien que de grand avenir , que nul ne devrait quitter ou abandonner : l’Afrique et son Maghreb, à petite encablure de la France et de l’Europe :
Conduit posément ,même en l’absence de la regrettable info qiui devrait être chez nous celle de l’équivalent d’un indispensable « shadow cabinet « ; et motiver une modification transitoire parlementaire ou autre pour établir une vérité confisquée avec l’actuelle orientation de la presse . le travail collectif recommandé de plusieurs parts parait revêtir une priorité renforcée en raison de l’exemple de la crise financiére et de la nécessité de chiffrer le passif du développement débridé d’un centenaire ; pour la gestion tous azimuts du futur :
au prix d’un méritoire raval de susceptibilités et utilisation de toutes les compétences pour un projet, une plateforme dès les européennes, et la perspective d’échéances nationales gagnantes .
Si l’on ne fait pas attention collectivement les droites au pouvoir partout en Europe et leur amis capitalistes-financiers ou pas- vont réussir à imposer l’idée qu’il n’y a plus d’argent non seulement dans les caisses de l’Etat mais aussi dans les paradis ficaux, sur les marchés, etc.
Et là je crains qu’ils gagnent la bataille politique une fois de plus. Car notre camp social se résignera une fois de plus en se disant qu’être sérieux c’est de ne pas demander l’argent au capital puisqu’il a tant maigri…
Il est urgent de demander la suppression des paradis fiscaux, que les Etats récupèrent l’argent volé depuis 30 ans aux peuples une fois la crise canalisée et qu’enfin un bouclier social soit mis en oeuvre au profit de ceux qui n’ont pas de capital financier ni même immobilier.
Répéter sans cesse « Régulation, régulation » avec Sarkozy et Parisot n’a pas de sens aujourd’hui si l’on veut monter un vrai clivage gauche/droite. Parler de contrôle des flux financiers et de réappropriation publique et démocratique des richesses a sûrement plus de sens quand on veut, comme nous, « renverser la table » !
Tous mes espoirs en vous et votre motion C !!
Maastricht : » dépasser les 3 % » (Balladur).
Source : AFP.
12/10/2008 | Mise à jour : 18:22 |
L’ancien premier ministre Edouard Balladur (UMP) a estimé aujourd’hui que l’ »on peut dépasser la limite des 3 % à titre provisoire », en référence aux critères de Maastricht, qui prévoient notamment un déficit public contenu sous la barre des 3 % du PIB, aujourd’hui à « Dimanche soir politique » (Itélé / Le Monde / France Inter).
« On peut dépasser la limite des 3 % à titre provisoire, à condition d’être bien déterminé à revenir en dessous le plus rapidement possible », a déclaré M. Balladur, ajoutant aussitôt : « Je ne voudrais pas que l’on saisisse cette occasion pour un débat entre pro et anti-européens ».
Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, avait déclaré le 2 octobre que « temporairement », face à la crise financière, les critères de Maastricht n’étaient « pas la priorité des priorités », des propos qui avaient provoqué l’émoi au sein du gouvernement et des parlementaires UMP.
Fin de citation.
En clair : il faut respecter le traité de Maastricht, sauf quand la situation exige de ne pas le respecter. De toute façon, avec la récession qui arrive, quel pays européen pourra respecter les critères de Maastricht ?
Conclusion : le traité de Maastricht ne signifie plus rien du tout. Le traité de Maastricht est mort.
SURTOUT demontrer que le non a la constitution neoliberale europeene a ouvert la voie a:
La construction des regles sociales,
A la defense des interets collectifs,
A la mefiance de la supposee « main invisible » du marche et autres balivernes,
A combattre l’explotation exacerbee originee dans des secteurs especulatifs.
A limiter l’endettement des banques et pas de l’etat. L’endettement pour investir productivemente est positif , pour especuler es negatif.
Nationaliser les benefices es positif, les dettes es negatif.
Il faut Controller les cadeaux aux banquiers, si l’etat paye des dettes des banquiers, les banquiers perdent leurs actions, il n’a pas de raison de faire des cadeaux aux irresponsables.
Il faut que ces banquiers arretent de copiner avec les (ir)responsables politiques pour expolier le peuple
Voici un lien d’une chanson courageuse et combative de Pink:
http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE
Je suis d’accord avec cette analyse, et je réitère la proposition déjà faite à Vincent Peillon (mais que fait-il donc aux côtés de Ségolène Royal ?)
« Si vous attendez les élections de 2012, il sera trop tard. Il faut entreprendre dès maintenant une action contre le gouvernement français. Démontrez que les mensonges incessants de notre hyper-président ne peuvent rester impunis, et qu’un homme seul ne peux se maintenir au pouvoir contre la volonté du peuple. Pourquoi ne pas organiser un référendum populaire pour décider d’un « impeachment » présidentiel ? »
Osez le spectaculaire ! Je suis sur que les français suivront.
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Benoit n’écoute pas France Inter, écoute France Culture !
N’écoute pas Mermet, écoute les Pieds Sur Terre
N’écoute pas les potins, écoute le Rendez-Vous des Politiques
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Tout à fait d’accord avec cette analyse.
Le changement doit être profond, Sarkosy nous a enfoncé bien avant la crise, il n’a plus de légitimité, nous ne pouvons pas avoir confiance en lui.
Nous assistons à une explosion des milliards alors que depuis 1 an, Sarkosy nous dit qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses. L’immoralité est à son comble.
A BA
C’est le B à BA ? (jeu de mots)
Votre commentaire sur Maastricht, Balladur et Guano me plait bien.
Ma conclusion est pire que vous : non seulement le traité de Maastricht n’est pas mort, il perdure et continue à s’imposer … mais encore, …
A Patrice Lallement
C’est déjà démontré que NS nous a menti, tout le monde en a conscience, mais je ne crois pas que la procédure “impeachment” présidentiel ” existe en France ; il faudra donc faire l’union de la gauche avant le premier tour de 2012.
A Sylvie B
Les 320 milliards ne proviennent pas de la caisse vide : ils seront utilisés au cas par cas en garantie payante par les banques, et financés par la dette … c’est vrai que ça ne participe pas au renflouement de la caisse vide et que on voit bien que quand on veut on peut …
Toute ma longue carrière j’ai entendu cela, si c’était nous…
Un peu d’humilité, le parti socialiste est ringard c’est acquis
vous voulez créer une opposition, c’est souhaitable voire indispensable encore faut-il de la cohérence et du bon sens. Le système actuel a trouvé ses limites, une nouvelle
répartition des richesses s’impose sinon nous courons à
une explosion difficilement maitrisable.
En créant une opposition crédible vous pouvez orienter le débat vers une solution acceptée par le plus grand nombre. Rayez à tout jamais le mot socialisme de votre vocabulaire. Souvenez-vous, Hitler national socialisme, Staline républiques socialistes soviétiques Castro, Mao…
tous tenants du totalitarisme pur et dur…. 100 millions de
Morts par déportation, concentration, crémation, glaciation…. actuellement les exactions gagnent la gauche,
est ce un commencement? Appelez vous démocrates ou ce que vous voulez, votre crédibilité est à ce prix.
Chér Monsieur Hamon, je vous découvre au fur et à mesure de vos interventions, et c’est que du bonheur de vous entendre, j’ai déjà laissé un post précédemment ou je vous disait que j’étais un ancien socialiste. Entendre enfin une parole vraiment socialiste, et qui s’écoute, y avait longtemps que j’avais plus entendus cela dans ce partie.
Comment pourrez ton faire pour que vous deveniez le 1er secrétaire de ce partie, car malheureusement si ce sont les autres, ce sera la fin de ce partie qui ne seras plus qu’un partie d’élus et pas un partie d’opinion.
Bon courage à vous
J’apprends ds rue89 que le N°2 du PS (F.Rebsamen)est administrateur, ainsi que le maire(PS)de Caen, de la banque belge en faillite DEXIA(rachetée par les états belge et français).Ces administrateurs touchent 20.000euros par an d’indemnités!!! Ne pouvaient-ils pas se douter que la banque ferait faillite?
Comment reconduire des responsables politiques aussi impliqués ds le capitalisme boursiers à la direction du PS!!! Il y aura vraiment du ménage à faire…ce sera cela aussi »renverser la table » au PS… éliminer toutes les brebis galeuses…tous ces vieux profiteurs…bien installés ds leurs privilèges. Place au jeunes socialistes pour qui la morale politique n’est pas un vain mot.
Pour compléter mon commentaire du 18 pour une opposition crédible et digne, vous prétendez être l’homme
de la situation, le Clémenceau de notre époque? Avez vous
crée des emplois, des entreprises? La plupart des élus vivent bien de leurs indemnités, sur ce plan tous les partis sont d’accord, pouvoir d’achat garanti.
La vie se résume à un principe simple il y a ceux qui causent ( en général ceux qui vivent de promesses ) et ceux qui font c.a.d tous les autres; C’est une affaire de conscience est ce la votre? J’avais beaucoup cru en M. Moscovici il s’avére qu’il ne fait pas le poids prisonnier de son idéologie obsoléte.
Jo du 18 oct
Cela vous étonne, c’est le lot de la quasi totalité de la classe politique Francaise.
Place en effet à une nouvelle morale, quand?
Il ne faut pas rêver dans un pays où le moindre pouvoir obtenu d’un mandat apporte des privilèges et non des devoirs. Avez vous déja vu tous partis cofondus à l’assemblée nationale un député s’élever contre les nombreux privillèges des élus……….. pourtant ils sont censés donner l’exemple. ( faites ce que je dis mais pas ce que je fais )
Je doute fort qu’un rajeunissement des politiciens change la donne, c’est d’abord d’un changement de mentalité qu’il
s’agit. Dialogue avec sa conscience cela s’appelle la vertu.
Je suis totalement écoeuré par les discours des
mammouths du PS. Leur frilosité dans la réflexion, leurs
calculs insupportables et du coup envolé ce petit brin
d’utopie sans quoi rien n’est possible.
Et voilà que je vous découvre cher Benoit ! Que ça fait du bien. Continuez, il faut un gars comme vous pour sauver
la gauche !