oct 09 2008
Le XV de la rose
Mardi 7 octobre, Benoît Hamon a présenté l’équipe des porte-paroles de la motion, intitulée « le XV de la Rose ».
Retrouvez également la vidéo de la conférence de presse de présentation
Charlotte BRUN :
31 ans, A été présidente du MJS de 2001 à 2003. Elle est adjointe au maire d’Ecouen et conseillère régionale d’Ile de France. Elle est membre du Conseil National du PS
Naima CHARAI
35 ans, Conseillére Régionale d’Aquitaine, déléguée à la politique de la ville. Députée suppléante de Noel Mamére et déléguée nationale du PS à l’égalité des chances
Olivier DUSSOPT
30 ans, Olivier est le benjamin de l’Assemblée Nationale depuis juin 2007 lorsqu’il a été élu député de l’Ardèche. Premier député socialiste de sa circonscription, il est aussi maire d’Annonay
Léa FILOCHE
30 ans, Depuis 2005 élue au Conseil Fédéral de Paris et depuis 2008 élue conseillère de Paris, déléguée dans le 19ème aux droits de l’Homme, à la citoyenneté, et à la lutte contre les discriminations.
Marc GRICOURT
47 ans,est conseiller fédéral de Loir et Cher depuis 2006. Suppléant aux législatives de 2002, il est élu conseiller général sur le canton de Blois 4 en 2004. En mars 2008, il devient Maire de Blois.
Jerôme GUEDJ
36 ans, Inspecteur des affaires sociales Conseiller général de l’Essonne, président du groupe socialiste du conseil général 2eme vice-président chargé des solidarités, délégué national du PS
Razzy HAMMADI
29 ans, consultant dans le domaine de l’habitat et du logement social. A été Président du MJS de 2005 à 2007 et s’est illustré notamment à travers la mobilisation contre le CPE. Il est Membre du secrétariat national du PS.
Liêm HOANG-NGOC
43 ans, Maître de conférence à l’université de Paris 1 Panthéon- Sorbonne, chercheur au centre d’économie de la Sorbonne, membre du conseil national du PS et délégué national à l’économie
Régis JUANICO
36 ans, a été Président du MJS de 1995 à 1997, élu pour la première fois Conseiller Général de la Loire en mars 2004 sur le canton Nord-Est 1 de la ville de Saint-Etienne, élu député de la Loire le 17 juin 2007 dans la 1ère circonscription.
Bruno JULLIARD
27 ans, Il fut président de l’UNEF de 2005 à 2008. Il est membre du conseil de Paris et adjoint au maire de Paris, chargé de la jeunesse, élu sur la liste du PS dans le XIII arrondissement depuis mars 2008.
Pierre LARROUTUROU
43 ans, Ingénieur agronome . Il a été pendant 11 ans consultant en organisation chez Arthur Andersen (devenu Accenture). Depuis deux ans, il est délégué national Europe du PS
Claire LE FLECHER
34 ans, Cadre au Ministére de l’économie, adjointe au maire de Soissons, Vice-Présidente de la communauté d’agglomération du Soissonnais, membre du CN du PS, a été candidate aux législatives en 2007.
Pascale LE NEOUANNIC
43 ans, Conseillère régionale, présidente de la commission de l’offre de transport et du PDU du STIF et secrétaire nationale aux transports du parti socialiste
Marianne LOUIS
36 ans, conseillère technique en développement urbain. Depuis 2003 elle est la première secrétaire fédérale de la fédération de l’Essonne. Conseillère régionale d’Ile de France et adjointe au maire d’Evry.
Emmanuel MAUREL
35 ans, Conseiller régional d’Ile de France, Conseiller municipal de Persan, délégué national aux études
Salomé MEIERS
41 ans, Conseillére d’arrondissement dans le X eme arrondissement de Paris depuis 2008 chargée du developpement économique, de l’emploi et du tourisme. Directrice générale du cabinet de conseil Bernard Krief Consulting depuis 2005















Belle photo de famille, il faudra maintenant transformer l’essai par une victoire au congrés de Reims. Bon courage pour porter loin vos idées et convaincre.
XH
Ci-gît le libéralisme, 1979 – 2008.
Des banques nationalisées, en Europe et aux Etats-Unis. Des dirigeants européens qui réhabilitent l’intervention publique et suspendent les règles communes qui proscrivent les aides d’Etat, tout comme celles qui promeuvent la concurrence. Les salaires des patrons encadrés, la finance stigmatisée, l’économie de marché critiquée : la crise a provoqué un gigantesque tête-à-queue idéologique. Comme si, avec les craquements du système bancaire mondial, se terminait un grand cycle libéral. Un cycle comme le capitalisme en a connu plusieurs, qui s’interrompent toujours de la même façon, avec un krach financier retentissant.
Voilà près de trente ans que l’économie de marché sans limites était célébrée sur tous les continents, et qu’on lui attribuait non sans raison l’extraordinaire emballement de la croissance économique des dernières années, qui a vu le PIB américain progresser de moitié entre 1994 et 2006 et la Chine sortir du Moyen Age. C’est au nom de cette efficacité que nous avons organisé le retrait de la puissance publique dans la plupart des pays du monde. Qu’on a déréglementé les secteurs de l’énergie, des télécommunications, des transports, en exaltant les vertus de la concurrence.
Cette grande vague libérale naît durant les années 1970, dans le monde anglo-saxon. En 1979, Margaret Thatcher conquiert le pouvoir au Royaume-Uni. En quelques années, elle remet sur pied ce grand pays épuisé, en ouvrant les frontières, en taillant dans la dépense publique, en baissant les impôts et en cassant les syndicats. Quinze mois plus tard, l’Amérique élit à la présidence un vieil acteur au rencart reconverti dans la politique, Ronald Reagan. Ce républicain fera lui aussi merveille, en rétablissant une Amérique qui avait été considérablement affaiblie. Il réussira avec les mêmes recettes que son homologue britannique : moins d’impôts, moins de règles, moins d’État.
En 1989, la chute du mur de Berlin décuple la vague libérale, parce qu’elle ouvre au commerce et à l’économie de marché un continent qui aspire à la liberté politique et économique. Russie, Pologne, Tchécoslovaquie, nouveaux Länder allemands, tous se précipitent pour renier le plan et adorer le marché, avec le zèle du converti. La Communauté économique européenne accueille ces nouveaux catéchumènes avec enthousiasme. L’Europe est elle-même engagée dans une entreprise de vaste envergure, le marché unique. Le projet est inspiré, là encore, par la grande vague libérale qui balaye la planète : ouverture des frontières, démantèlement des politiques industrielles nationales au profit de la concurrence, contention de la sphère publique.
La ferveur libérale est à son comble au début des années 1990, grâce à l’irruption des nouveaux pays industrialisés, celle de la Chine en particulier, qui adoptent eux aussi l’économie de marché. Les entreprises occidentales profitent des nouvelles libertés d’investissement et des bas coûts de transport pour étendre leur terrain d’action. Le commerce mondial change subrepticement de nature : les échanges intrafirmes deviennent prépondérants, l’organisation des entreprises se love dans la nouvelle géographie de la croissance, profitant des considérables différences de salaires dans un monde où les règles du jeu économiques s’universalisent.
La première rupture intervient en 1997-1998, avec la crise asiatique, qui infléchit la trajectoire folle des «dragons» d’Asie du Sud-Est. Trois ans plus tard, c’est l’éclatement de la bulle Internet, puis le scandale Enron. Celui-ci jette une ombre sur la sincérité des comptes publiés par les entreprises. La croissance mondiale reprend pourtant à vive allure, grâce aux médications d’Alan Greenspan, qui soutient la croissance américaine en baissant ses taux d’intérêt.
Il s’ensuivra la plus grosse bulle spéculative de l’histoire, avec l’explosion des prix de l’immobilier dans le monde entier, et la progression inouïe de l’endettement – la liberté économique stimule les « instincts animaux », pour reprendre les termes de l’économiste John Maynard Keynes.
La dette totale des Américains (tous agents confondus) atteint 350 % du PIB en 2007 — même en 1929, elle n’avait fait que frôler les 300 %. La crise des subprimes intervient en juillet 2007, et s’amplifie au cours de l’année 2008.
On connaît la suite. Le marché a produit une catastrophe qu’il est incapable de régler tout seul. D’où l’incroyable succession de nationalisations d’établissements financiers depuis quelques mois. Comme toujours, les autres nations suivent, et se mettent à prêcher aussi pour le retour de l’Etat, le contrôle des rémunérations, le retour à la réglementation…
Et les conversions idéologiques se multiplient. Celle de Paul Krugman, par exemple, économiste réputé et naguère défenseur de la mondialisation heureuse, et aujourd’hui bien plus circonspect.
Ou celle de Giulio Tremonti, lieutenant de Silvio Berlusconi, qui a publié, début 2008, un livre qui fait un tabac, la Paura e la Speranza ( »La Peur et l’Espoir »). Naguère maître à penser de la droite libérale, il conteste aujourd’hui le marché, «idéologie totalitaire», et appelle à la construction d’une Europe « avec des portes, à condition qu’elles ne soient pas toujours ouvertes ». Autant de signes du gigantesque retournement idéologique qui est à l’œuvre sous nos yeux, dans le monde entier.
Nicolas Sarkozy lui-même a d’ailleurs fait l’apologie du rôle de l’Etat dans l’économie, lors de son discours de Toulon, fin septembre 2008.
Jusqu’où peut aller cette inclination régressive ? Rien n’est désormais impossible. La mondialisation entre très probablement dans une phase d’éclipse. Car sa cause première n’est ni la technologie, ni la baisse des coûts de transport, ni même l’organisation des entreprises, mais le degré de tolérance des sociétés à l’ouverture internationale et leur aspiration à la liberté. Sentiment qui varie sensiblement d’une époque à l’autre, en fonction de la conjoncture et de la confiance dans l’avenir. En temps de crise, les citoyens ne demandent pas plus de liberté, mais plus de protection.
Dans les mois qui viennent, nos sociétés vont donc rétablir les frontières nationales. En Europe, nous avons commencé, avec la multiplication des mesures dispersées et contradictoires que les gouvernements ont prises pour lutter contre la crise. Et, dans peu de temps, le libéralisme nous semblera ce qu’il est : une belle idée de beau temps, complètement inadaptée lorsque l’âme collective s’inquiète d’une tempête inhabituelle.
Une consolation, toutefois. Durant ce cycle qui s’ouvre, la France, viscéralement antilibérale, sera en accord avec son temps, en vertu d’une loi éternelle : une pendule arrêtée donne l’heure deux fois par jour.
Auguste Detoeuf, le 1er mai 1936 : « le libéralisme est mort ! »
Dans les années 1930 aussi, on s’interroge sur les moyens de sortir de la crise, et sur la nécessité de revenir à l’intervention économique au détriment de l’économie de marché. En France, un petit groupe d’esprits éclairés, polytechniciens, crée alors un groupe de réflexion, «X-Crise». Le 1er mai 1936, X-Crise reçoit un grand dirigeant d’entreprise, Auguste Detœuf, patron de Thomson-Houston, qui prononce une conférence intitulée « La fin du libéralisme ». Extraits : « Le libéralisme est mort ; il a été tué, non pas par la volonté des hommes ou à cause d’une libre action des gouvernements, mais par une inéluctable évolution interne. Je crois que la fausse mystique libérale, les déclarations libérales sans sincérité, toute cette démagogie à l’intention des classes dirigeantes et d’un peuple qui confond la liberté économique avec la liberté tout court, sont des dangers publics. »
François Lenglet, rédacteur en chef Economie, politique, international à La Tribune.
http://www.latribune.fr/opinions/20081009trib000181654/ci-git-le-liberalisme-1979-2008.html
Ce sera donc un XV de la Rose à 16 avec 3/4 de militants franciliens…
On aurait pu espérer mieux surtout quand il parait que le NPS fait 40% à Lyon mais n’a pas d’élus…
A red2 et à tous les jeunes chercheurs et doctorants UNEF qui eux se prennent encore pour des étudiants,
Dont j’attend toujours des nouvelles por participer au groupe des jeunes chercheurs (doctorants ou déjà docteurs).
L’Union des Jeunes Chercheurs va naître bientôt et j’arrive à faire bougee du coup de Strasbourg chez les DURS (asso. de doctorants) et du côté de Toulouse à l’asso. ANCMSP ainsi que chez nous à Rennes.
Cette nouvelle asso. concernera tous les doctorants qui se reconnaissent comme progressistes et qui ne supportent pas la politique de Pécresse (suppressin de 225 allocations de recherche au lieu de les filer aux doctorants non financés).
On va vraissemblablement la monter à partir de Rennes et établir un partenariat avec l’UNEF.
Cette asso. fera aussi office de Think Thank pour la gauche.
Donc red2, j’attend toujours que tu te manifestes.
Visiblement la motion C dérange. je suis un peu surpris des attaques qui commencent à viser Benoît Hamon venant d’autres camarades :
http://www.lepost.fr/article/2008/10/11/1286094_quelques-verites-sur-benoit-hamon.html
et j’avoue ne pas trop savoir de quoi il s’agit et comment réagir : faut il répondre, débattre ? laisser écrire ce genre de provocations ?
A Ericc,
Ce que tu vois là, c’est l’équipe de Ségolène Royal !
C’est du grand n’importe quoi et de l’imbicilité !
Benoît Hamon ne doit absolumeent pas répondre car c’est ce que les médias attendent et la droite également, on en a vu les dégâts !
Ce sont les coups habituels d’un parti ! Hélas…
Donc cela signifie qu’il commence à faire peur !
L’équipe de ségolène et les fans continuent à vouloir faire sans le PS et à le diviser !
Qu’ils regardent les positions de ségolène avant d’être amnésique car on ne peut pas dire qu’elle est clairement à gauche quand elle parle !
@ valérie
J’ai parcouru effectivement beaucoup d’articles de ce site où les partisans de Ségolène (ou se prétendant tels) semblent très actifs et s’en donnent à coeur joie et j’avoue être sidéré (peut être trop naïf, en fait). Je ne suis pas sûr que devant les calomnies qui se multiplient depuis quelques jours et de telles provocations (Hamon communiste et collectiviste !), les jeunes camarades blogueurs qui soutiennent Benoît ne se laissent emporter à leur tour et demeurent inertes sans répondre car vraiment les limites du tolérable semblent dépassées…
Si Benoît a estimé devoir ouvrir son propre compte sur Lepost.fr c’est que l’équipe pense nécessaire une présence de ses soutiens sur le web, non ? Ca serait bien que l’équipe de la motion C donne son avis car calomnier, il en reste toujours quelque chose…
Il ne faut surtout pas répondre aux provocations.
Il faut au contraire présenter nos idées, notre projet. Bref donner envie aux militants de voter pour la motion C sur son contenu.
Faisons une campagne interne positive, c’est de cette façon que nous rassemblerons même si c’est tentant parfois de critiquer les autres motions.
A Ericc,
Non il ne faut pas avoir une attitude symétrique car cela va être l’escalade ! Il faut avoir une attitude digne entre nou socialistes un peu comme le maître d’école qui reprend sans reproduire: « Pensez-vous être très malins à dire de telles choses ! » ou apasante du genre « On se calme, on se calme !!! » et ne rien ajouter d’autre !
Passage modéré, merci de ne pas procéder à des attaques personnelles
Ne nous trompons pas d’ennemis, ils ne sont ni chez nous ni à gauche mais à droite !