sept 26 2008
Qui sont les fous ?
Nicolas Sarkozy a déclaré dans son discours de Toulon : « L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. »
Qui sont donc ces fous qui baissent de 13 milliards les impôts des plus riches ?
Qui sont donc ces fous qui privatisent la Poste ?
Qui sont donc ces fous qui libéralisent la santé ?
Qui sont donc ces fous qui démantèlent le droit du travail ?
Qui sont donc ces fous qui organisent dans tous les domaines les reculs de l’Etat (education, recherche, service public, santé) ?
Nicolas Sarkozy veut dire la vérité aux Français. Sa vérité la voici : il veut faire croire que tous les malheurs d’aujourd’hui et de demain n’ont rien à voir avec sa politique mais sont dûs à la crise internationale.
Nicolas Sarkozy vient de se livrer, dans un mélange d’approximations économiques et de bégaiements idéologiques à un réquisitoire en règle contre un système qu’il défend et promeut depuis le début de sa carrière politique.
Il déclare la mort du capitalisme pour s’empresser d’appeler les français à l’aider à « refonder le capitalisme ». Il découvre opportunément la nécessité d’un nouveau « Bretton Woods », proposé par le PS depuis plusieurs années pour mieux réguler les marchés financiers et améliorer leur transparence. Il évoque les paradis fiscaux mais refuse toute initiative en tant que président de l’Union Européenne pour favoriser une harmonisation fiscale et lutter contre la fraude fiscale (200 milliards d’euros) en s’attaquant notamment au secret bancaire qui assure la fortune de quelques états en Europe.
Il propose une augmentation des minimas sociaux qui ne compensera pas les effets des politiques de rigueur imposées par son gouvernement aux ménages les plus modestes.
Cela ne l’empêche pas non plus de maintenir le financement immoral du RSA qui concerne tous les petits épargnants mais pas les grandes fortunes qui bénéficient du bouclier fiscal.
Enfin, il exalte la croissance durable, au moment même où il rabote la fiscalité écologique.
En dépit de cette nouvelle imposture politique, il apparaît comme l’un des dirigeants occidentaux les moins qualifiés pour aider l’Europe et la France à s’extraire de cette crise.















Petit rappel d’un extrait d’un des discours de N. Sarkozy pendant la campagne présidentielle :
« Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le cré¬dit hypothécaire pour les ménages (…).
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants. »
Je crois que ça se passe de commentaire…
énorme
Et si l’on met en parallèle qu’il vient d’être élu homme politique de l’année (au niveau mondiale), ca fait encore plus peur, non ?
:-))
Moins peur qu’en 2002, mais avec aussi moins de gens qui réagissent physiquement et donc concrètement.
Lol ! « L’homme politique de l’année » ! Qui a voté ! Uniquement les américains, ceux qui sont les tenants du néolibéralisme ?
Ah, ouais, ça j’aime bien, « l’homme politique de l’année », l’année où tout va mal, finalement Sarko c’est le symptôme ou la partie émergente de l’Iceberg qu’est le néolibéralisme !
Moi, socialiste je suis pour des mécnismes de régulation mieux règlés au sein des facultés au lieu d’être ultra-libérale comme peuvent l’être certains syndicats de la gauche.Quand on sait qu’il y a des quotas en Master 2 (ex DESS ou DEA) en fonction des emplois possibles sur le marché de l’emploi, il n’est pas normal d’envoyer chaque année au casse-pipe des milliers d’étudiants lorsqu’ils s’engagent en master 1 (ex maîtrise) et ce, selon les filières mais très fréquemment tout de même pour toutes sur 2 ou 3 ans en maîtrise. Quel déchantement après pour eux, années perdues, gâchées, argent et énergie perdus. Les quotas et donc sélection devraient se faire entre licence et maîtrise (mastr 1) pour le bien de tout le monde car meilleur encadrement en master 1 du coup, on empêche le déchantement des étudiants après leurs années de master 1 et argent public mieux utilisé.
Les étudiants UNEF ne peuvent se comporter et penser leur futur comme des néolibéraux. C’est pas logique ni cohérent avec eux-mêmes.
Après, il faut réfléchir sur les nouvelles formations et nouveaux emplois avec licence, licence pro, année de formation après la licence, etc.
cette crise des Subprimes et les conséquences qui vont avec sont du pain béni pour Sarko et l’UMp …
y a pas si longtemps un gars qui s’occupait des finances voulait qu’on adopte un système de crédit avec de taux d’intérêts très bas comme ceux des Subprime.
http://www.marianne2.fr/Quand-Sarkozy-revait-de-subprime-a-la-francaise_a91326.html
Les guignols de l’Info sur canal + ont trouvé le bon angle pour décrire « notre » président : Animateur d’une émission à la julien courbet intulée « Service maximum » où en fait il en fait moins que le minimum pour répondre aux préoccupations des français sauf pour carla ! Hilarant et dramatique à la fois pour les français hélas. La gestion sarkozienne du pays est létale.
Je n’ai pas entendu pour l’instant à la radio ou ailleurs des socialistes rappeller que durant la campagne Sarkozy parlait des chômeurs comme des gens ne voulant pas travailler alors qu’aujourd’hui le gouvernement parlait d’augmentation du chômage compte tenu de la conjoncture ! C’est bien la preuve que la droite dit n’importe quoi et se contredit dans les approches qu’elle a par rapport au chômage. Comme sur tout d’ailleurs !
Les gens de droite sont de véritables idiots !
Et si Sarko n’allait pas jusqu’en 2012 !
Proposition de Sarko face à la crise: supprimer des postes de fonctionnaires, ben oui fabriquer encore du surnéméraire pour faire plus de chômeurs, c’est une solution, ça !
La droite française ne sait pas ce qu’est un plan de relance ni la droite américaine d’ailleurs et si le congrès américain n’a pas trouvé de solution d’ici le 30 septembre, apparemment on rentrera dans une récession mondiale.
Je me souviens de Jacques Généreux le jour de présentation de l’établissement du budget du programme présidentiel (mai ou juin 2007 je crois) dire que baril de pétrole sous évalué et qu’on n’en avait pas fini avec la crise des subprimes.
Face à lui, un économiste de droite dire que si, si la crise des subprimes était passée.
Ces gens de droite sont vraiment des idiots et par conséquent des irresponsables.
Le pire est encore à venir !!
On ne demande rien aux plus riches et lorsque la croissance revienda, devinez qui s’en mettrele plus dans les poches donc eux à tous les coups ils gagnent (bouclier fiscal durant la croissance inexistente et plein les fouilles durant la croissance).
C’est génial d’être né riche !
19 octobre: manifestation de l’Education Nationale à laquelle se joint le collectif Sauvons la Recherche apparemment.
Manif pour le pouvoir d’achat: quand ??? Bientôt mais je n’ai pas retenu la date !
Début de médiatisation sur les chaînes à grande audience.
Bon, le thème de l’émission n’était pas celui où on s’éclate le plus quand on fait de la politique.
http://mots-croises.france2.fr/46636063-fr.php
Entièrement d’accord avec Duhamel: le temps que les français ont pour s’intéresser à la vie politique de leur payas est un temps restreint donc ce temps ne doit pas être pollué par la vie privée de ceux qui mettent en place les actions politiques décisives sur la vie des français.
Je me souviens aussi que Sarkozy, ça devait lorsqu’il était aux finances, s’était déclaré favorable aux prêts revolving.
Les Têtes Vides
Les Socialistes ont évidé le mot « socialiste » ne laissant qua la terminaison « liste » par rapport à un Social dont ils ne parlent plus !
Leur social est devenu une liste de lieux communs hérités des grandes luttes. Mais ils n’ont plus la matrice de la pensée sociale qui leur permettrait de mettre le doigt sur la réalité sociale de la société d’aujourd’hui.
Leur tête est désaffectée ! Le Social n’occupe plus les lieux de leurs têtes. La tête, en tant que forme, est toujours là pour se montrer naïvement comme une représentation sociale, une chasse gardée de la souffrance humaine, un monopole du cœur.
L’illusion naïve d’être ce cœur se permet le raccourci de se prévaloir d’être Le Peuple, avec la paresse de ne pas faire le travail de compréhension des problèmes du peuple.
La soi-disante mission sociale court-circuite le débat et le travail au détriment du regard, de l’analyse, du diagnostic, de la réparation, de l’entreprise pour que l’humanité marche mieux. Au contraire, la mission sociale se réfugie rapidement dans un leurre de bloc qui souffre qu’il suffit d’opposer à un bloc qui ne souffrirait pas. Lutte des classes, tellement facile !
Le socialisme en tant que mouvement qui se donne de la parure sociale pour se constituer en liste, liste socialiste, n’arrive pas à renouveler l’inventaire de ses buts de société, des points sociaux qu’elle pourrait se proposer de résoudre dans la société. Les socialistes se parent de vieux habits de lutte, de héros, de causes vénérables en termes de mémoire , mais hors de cause et d’efficacité dans la matérialité d’aujourd’hui.
L’idéal social s’est forgé au cours des siècles par l’expérience concrète d’acteurs de terrain et de penseurs qui s’en faisaient les porte-paroles. Chaque idée sociale, chaque trait de l’humanisme vient d’un fait réel concrètement enduré puis surmonté, à l’issue d’une lutte et par une solution sociale. La solution était la clef, qui ouvrait une porte, une seule, adaptée à l’instant.
Aujourd’hui les socialistes se trimbalent comme des concierges fantômes et égarés, avec un trousseau de clefs obsolètes. L’évolution déroule des nouveaux paysages sociaux nés de l’extension de l’éducation, de la mondialisation, de la financiarisation de presque toutes les activités humaines. Dans ce vaste champ ce ne sont pas les obstacles donc les portes à franchir qui manquent, avec autant de clefs qui seraient nécessaires pour les ouvrir.
Il n’y a jamais eu autant de travail social à faire devant nous. Au contraire d’avant où l’urgence de survie immédiate et les cloisonnements ne permettaient pas d’aller du travail au loisir en passant par la vie familiale : aujourd’hui tout se mélange et réclame, pour que l’humain puisse tenir debout, une posture sociale globale.
Il faut aujourd’hui se penser comme un Etre Social total si l’on veut tenir le coup. Nous savons tout ou presque des origines et des conséquences de nos actes sociaux. Tout acte en opposition avec la prévention de nos vies est, à la lettre, contre nature.
C’est dire que le besoin d’une grande liste de remèdes sociaux est immense et bien plus longue que la liste des candidats au poste de premier secrétaire ou de candidats présidentiables en 2012.
A Patrick Lener,
Sévère comme jugement tout de même !
Ils ne tiennent pas hyper bien le cap par rapport aux choix nationaux mais sur les mesures sociales au niveau inférieur (municipalités, régions, conseils généraux), ils assurent tout de même.
Le véritable débat actuel du P.S. finalement qui dure depuis un certain temps, c’est l’adaptation sans cesse ou la résistance dans un contexte européen et mondial sur le libre échange. En fait, c’est où place-t-on le curseur !
Economie de marché: le problème est règlé, après c’est où s’arrête le curseur par rapport à l’ultra-libéralisme et néolbéralisme. Voilà pour résumer le fond du problème de ce parti.
« Economie de marché: le problème est règlé ». Ah bon! Valérie, il faut que vous nous expliquiez, car il me semble au contraire que le périmètre du marché reste encore à définir. Qu’est-ce qui est une marchandise, qu’est-ce qui n’en est pas une et y a-t-il des secteurs de l’économie qui doivent selon vous échapper aux lois du marché?
A Patrick lener : ton message est une suite de critiques sans proposition concrète aucune. De la pure philosophie en somme. Et l’accusation est classique : celle de la déconnection des réalités. Si tu as des expériences de terrain, vas y propose. Si tu n’as pour ambition que de faire du BHL pour le plaisir de jouer les grands esprits, on se satisfera effectivement de ce commentaire. le problème c’est que tu sembles oublier une réalité : dans leur action quotidienne, l’ensemble des élus socialistes, parlementaires, maires, conseillers généraux ou régionaux, ne cessent de rencontrer nos concitoyens venus leur exposer leurs problèmes : qu’ils soient en attente d’un emploi, chefs d’entreprise, en situation de détresse. Et leur action d’élus se nourrit de ces rencontres. bien ou mal, ça c’est un autre débat. Ils doivent alors agir, faire des choix, en fonction de leurs attributions, de leurs ompétences, de leurs moyens. C’est une différence essentielle avec les amis de Besancenot : il est toujours facile de jouer les éternels donneurs de leçons quand on philosophe et que l’on se déconnecte du terrain et de l’action, que l’on refuse de prendre ses responsabilités.
A Chatel,
Eh ! Mais t’es un gentil d’habitude !
Je suis sûre que j’ai à faire à un prof ! Non ?
Bon, les questions sont effectivement bien posées mais quand je parle de curseur, il me semble que je pose bien le problème aussi.
Sérieusement, l’économie de marché, ça fait belle lurette qu’on y ait et la question des périmètres et des secteurs est bonne, je ferai les réponses habituelles de tous les socialistes pour ce qui doit échapper aux lois du marché(santé, éducation, action sociale, ensembles sportifs et culturels, les moyens de communication et infrastructures tels que SNCF, métro et bus + poste) mais moi j’ajouterai entre autres l’eau et la Recherche par exemple.
Voilà.
Est-ce que la réponse convient ?
Valérie,
OK et merci. Je n’avais pas bien compris votre post et j’ai parfois l’impression que la question de l’économie de marché est devenu un sujet tabou chez certains au PS. D’où mes questions.
Quand Vincent Peillon invite les socialistes à voter pour la motion de Benoit Hamon…
http://sarkononmerci.fr/files/Peillon-Hamon.html
[...] de vouloir dompter le capitalisme pour le mettre au service de la justice sociale. Les socialistes ont aujourd’hui un boulevard devant eux pour mettre en action des propositions radicales pour résoudre la crise. Au boulot [...]
La fin de leur monde:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/clip%2Bfin%2Bdu%2Bcapitalisme/video/x1pc11_iam-la-fin-de-leur-monde_events
A l’envers, à l’endroit, crack boursier:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/clip%2Bcrack%2Bboursier/video/x1cx8r_noir-desir-a-lenvers-a-lendroit_creation
Ce commentaire pour faire savoir que outre la manifestation du 19 Octobre pour l’éducation, les organisations syndicales du CNRS et Sauvons la Recherche appellent à se rassembler au siège du CNRS le 20 octobre à 13h00. La direction du CNRS va en effet demander ce jour-là au Conseil Scientifique d’entériner le désengagement du CNRS dans les premières Unités Mixtes de Recherche visées, premier pas vers le désengagement massif qui est prévu d’ici 2013. De plus, la direction du CNRS vient d’annoncer la création de 130 « chaires-juniors » pour des maîtres de conférences déchargés de leur enseignement pendant quelques années. Ceci est le prélude à la suppression de postes de chargés de recherche annoncée…
Cette réforme est en marche, il faut l’arrêter.
Plus de détails sur le site de Sauvons La Recherche:http://www.sauvonslarecherche.fr/
A noter qu’un collectif de précaires de la recherche et de l’enseignement supérieur vient de se créer, pour dénoncer les conditions de travail et de recrutement dans ce milieu méconnu, dans lequel longues études et travail acharné dans l’ombre sont récompensés par chômage et précarité. Voir le site de PAPERA (en pleine évolution): http://www.collectif-papera.org
La direction du CNRS amorce une politique de désassociation massive des UMR.
En effet, elle annonce un objectif de délabellisation de plus de 50% des UMR
d?ici 2013 ! Elle commence dès cette année avec quelques UMR de la vague C
(Est de la France et une partie de la région parisienne). Elle va, de fait,
demander au Conseil Scientifique du CNRS les 20 et 21 octobre d?entériner ces
premières désassociations pour des raisons stratégiques plutôt que
scientifiques.
En même temps, la direction du CNRS annonce la création de chaires juniors
pour des maîtres de Conférences des Universités qui seront déchargés de
2/3 de leurs services d?enseignement. En fait, les 130 postes prévus à cet
effet pour les EPST (chiffre annoncé par la ministre V Pécresse) vont
réduire le recrutement des Chargés de Recherche. C?est aussi la mise en place
d?un système à double vitesse pour les Maîtres de Conférences puisqu?il
bénéficiera seulement à quelques-uns. Pour initier ce processus, la
direction annoncera le 20 octobre au Conseil Scientifique la diminution du
nombre de postes mis au concours 2009.
Les organisations syndicales du CNRS refusent le désengagement de la tutelle
scientifique du CNRS sur les UMR et la réduction des recrutements de Chargés
de recherche.
C’est la mise en oeuvre par la direction du CNRS du démantèlement souhaité
par le gouvernement. Les organisations syndicales appellent les personnels à
se mobiliser pour soutenir leurs élus au Conseil Scientifique dans leur action
contre la mise en oeuvre de la politique gouvernementale.
*A Paris, les organisations syndicales appellent les personnels à se
rassembler au siège du CNRS le 20 octobre à 13h00.
En province, les organisations syndicales appellent les personnels à bloquer
les délégations du CNRS.*
Villejuif, le 14 octobre 2008