sept 13 2008
Benoît Hamon au « Talk »
L’intégralité de l’émission est également disponible en format texte.
Guillaume Tabard – Benoît Hamon, Bonsoir. En plein débat interne au PS, l’avis du représentant de la gauche du PS nous intéresse. Mais l’actualité, aujourd’hui, est l’arrivée à Paris du pape Benoît XVI et c’était tout à l’heure à l’Élysée Nicolas Sarkozy qui l’accueillait. On l’écoute (passage vidéo). « Une folie de s’en priver », il voulait parler bien sûr des religions dans la société. Ces propos de Nicolas Sarkozy cela vous choque-t-il ou pas ?
Benoît Hamon – C’est dans la continuité de ce qu’est la conviction du président de la République. Elle se résume en une phrase qu’il avait prononcée, c’était qu’à ses yeux pour l’apprentissage des valeurs, l’instituteur ne remplacerait jamais le curé ou le pasteur. Ce qui montre deux choses, c’est qu’à ses yeux il y a une forme de hiérarchie entre l’héritage religieux chrétien de la France et l’héritage des Lumières et je pense que c’est une rupture nouvelle. Par ailleurs, s’il avait été au bout il aurait dû dire : le curé, le pasteur, l’imam et le rabbin. Il ne dit pas l’imam et le rabbin, c’est que je pense qu’il considère aussi qu’il y a une hiérarchie entre les religions monothéistes, plaçant au sommet de celle-ci la religion chrétienne. Je trouve que le président de la République ait une foi personnelle, c’est une chose mais en tant qu’arbitre des institutions, représentant de tous les Français, qu’il réaffirme si souvent par le signe de croix, par l’affection qu’il démontre ou montre au pape, sa foi religieuse est un problème aujourd’hui.
Mais, selon vous, quelle place faut-il réserver aux religions. Est-il naturel que les religions, en l’occurrence la religion catholique, s’expriment et soient présentes dans…
Mais elles s’expriment. On n’empêche pas le pape de parler. On ne l’empêche même pas de venir sur le territoire français, mais la religion relève de la sphère privée dès lors qu’elle tente, comme c’est le cas un peu en Espagne, comme c’est le cas aussi à travers l’exercice de l’influence du Vatican dans plusieurs pays, qu’elle tente d’influencer ce qui doit relever du choix démocratique souverain des peuples. On a là une irruption de la religion dans le champ politique qui ne me paraît pas souhaitable. Je trouve qu’aujourd’hui, à bien des égards, le président Sarkozy se fait le relais des choix du Vatican. Pour ma part, j’attends autre chose d’un président élu par le peuple français, que d’être le relais de choix spirituels et religieux qui sont décidés et inspirés ailleurs.
C’était dans Le Figaro, hier, un sondage Opinion Way qui disait que les meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy c’étaient dans l’ordre : en un, Olivier Besancenot, en deux, François Bayrou, et puis très loin derrière le premier socialiste, Bertrand Delanoë. C’est un petit peu dur pour le PS d’être disqualifié de cette course aux meilleurs opposants. ?
« Disqualifiés », en l’occurrence, je sais que c’est la petite musique qui tourne : le PS est divisé, il est incapable de s’opposer. J’entends souvent les leaders d’UMP répéter cela. Je voudrais juste leur dire que pour un parti divisé et disqualifié, c’est ce même parti qui a mis une des raclées les plus historiques aux municipales à l’UMP en place. Qu’ils redoutent le jour où on sera en forme, parce que si dans cet état-là on leur met la raclée qu’ils viennent de connaître, quand on commencera à être en forme, à bien s’opposer, ça risque d’être sévère en termes de résultat. Après Olivier Besancenot fait bien son travail et il est présent sur tous les fronts là où les Français souffrent : sur l’hôpital, l’éducation, les délocalisations, les licenciements, les pertes de pouvoir d’achat. A partir du moment où il fait bien ce travail-là, il en retire les dividendes. François Bayrou, lui, est dans un jeu ni droite ni gauche qui l’amène souvent à s’affronter aujourd’hui au bilan de Sarkozy dans un registre, à mon avis, encore assez ambigu quand on lit les écrits du MoDem. Mais il remplit cette fonction-là. Le PS, lui, est concentré sur son nombril, parle très peu aux Français, et, en conséquence, ne fait pas bien son travail d’opposant. Ce n’est pas très étonnant.
Il n’y a pas que l’UMP qui vous jette Olivier Besancenot à la figure, beaucoup d’internautes posent des questions justement sur la menace d’Olivier Besancenot pour le PS. L’un d’entre eux, Florence, se demande s’il ne serait pas plus simple de scinder le PS en deux et de constituer un vrai pôle contestataire à gauche regroupant Besancenot, et j’imagine des gens comme vous-même et la gauche du PS.
Qu’est-ce un pôle contestataire ? Moi, je conteste ce qui me paraît injuste. Ce n’est pas pour autant que je considère que demain gouverner ne doit pas être… c’est sale ou c’est trahir. Aujourd’hui, le problème qu’on a à l’extrême gauche c’est qu’on a une extrême gauche qui capte la protestation de la société mais juge qu’il est inacceptable et inadmissible de construire un rassemblement de la gauche avec le Parti socialiste. C’est ça la difficulté que j’ai avec Olivier Besancenot. Mais aujourd’hui regardez la situation telle qu’elle est : mesurer que la France est plus violente aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a un an, qu’elle est plus inégale aujourd’hui qu’il y a un an, qu’elle est plus injuste aujourd’hui qu’elle n’était il y a six ans. Constater tout ça, vous et moi, on sort dans la rue on voit bien que ça ne va pas bien. C’est cette réalité qui doit inspirer le discours politique, pas simplement en négatif en disant : « Forcément tout ce que Sarkozy fait, ce n’est pas bien ». Considérer aujourd’hui que ses politiques ont des conséquences sociales, que ces conséquences sociales s’expriment dans davantage de violence de la société française et qu’il faut au moins essayer d’être l’interprète de cette protestation de la société pour ensuite faire des propositions d’une politique alternative. Il n’y a pas de logique à ce que pour diviser la gauche il y ait François Bayrou demain. Je n’aspire pas à davantage de divisions à gauche.
L’autre opposant cité est François Bayrou et l’un des vôtres au PS, Vincent Peillon, a été jusqu’à évoquer un contrat de gouvernement avec le MoDem. Il y a beaucoup de questions d’internautes, l’un deux, Maxime demande si vous resteriez un PS qui ferait une synthèse social-démocrate et qui ferait des alliances avec le MoDem ?
Ce n’est pas un débat d’actualité. Je vous le dis, on va agiter encore le spectre d’une alliance avec le MoDem pendant longtemps, ça a un intérêt : ça divise le PS. C’est exactement l’objectif de François Bayrou. Il veut que le PS soit faible pour être en situation de nous passer devant aux prochaines élections présidentielles. Vincent Peillon a fait des déclarations pour envisager une alliance avec le MoDem. Il dit ce qu’il veut. Je pense qu’il est très isolé sur cette position au Parti socialiste. Même Ségolène Royal qui est son leader l’a contredit. La totalité des socialistes dit la chose suivante : « Nous voulons le rassemblement de la gauche. » Si demain François Bayrou abandonne un certain nombre de ses thèses, notamment dans le domaine économique, puisque le chef économiste du MoDem est M. Peyrelevade dont le dernier bouquin proposait, lui, qu’on fasse une vraie politique de rigueur et qu’on rapatrie cinq points aujourd’hui des ménages vers les entreprises pour justement être en situation d’être plus compétitif. Qu’il assume cette ligne-là auprès de la gauche, on verra ce que sera le résultat. Si demain, par miracle, puisque le pape est aujourd’hui en France, François Bayrou décidait de passer à gauche, nous discuterions avec un parti qui se revendique de la gauche. Aujourd’hui le rassemblement de la gauche s’arrête aux radicaux de gauche, il n’inclut pas le MoDem.
Quelle majorité au sein du PS est la première question et c’est l’enjeu du congrès de Reims. Quelle majorité a vos faveurs ? Spontanément on a envie de vous situer du côté de Martine Aubry mais est-ce que tous ceux qu’elle soutient vous conviennent.
Ce n’est pas comme ça que je me poserais les questions. Je ne suis pas là avec les gens que je représente pour améliorer ou l’arithmétique d’Untel ou la photo d’un autre.
A l’arrivée, il faudra bien.
Peut-être à l’arrivée. Aujourd’hui nous allons nous positionner sur l’orientation. Que se passe-t-il dans ce pays ? Ça fait trois élections présidentielles qu’on perd sur une offre politique identique de centre gauche. On nous explique qu’il faudrait être encore plus de centre gauche pour gagner les élections. Je me retourne et regarde ailleurs en Europe et je vois que depuis juin 2006, sur quinze élections nationales, nous en avons perdu treize les sociodémocrates, toujours sur une offre politique de centre gauche. En fait, nous avons une droite si décomplexée qu’elle emprunte aujourd’hui dans ses politiques au Front national…
Ou à la gauche, avec le RAS aussi, on voit que c’est plus large que ça.
Oui et non. Le RSA, je considère que quand on fait un prélèvement de 1 % sur les petits épargnants mais qu’on exclut les grands épargnants de ce prélèvement-là, ce n’est pas une mesure de justice fiscale ni sociale. Je ne pense pas que ce soit dans ce financement une mesure de gauche. Mais on a une droite qui est une droite qui fait une politique sur les questions de politique judiciaire, carcérale, sociale, économique, fiscale, en matière de politique étrangère, on est désormais totalement allié sur les États-Unis ; en matière de rupture avec le contrat laïque, on préfère la communauté à la République. On n’a jamais eu une politique aussi marqué et idéologiquement marqué à droite. Donc des mauvais résultats qu’on connaît en termes de croissance. Moi je dis que ça n’a jamais été aussi facile d’être de gauche, c’est quand même bizarre qu’on n’arrive pas à se rassembler sur une orientation qui ne soit ni de la gauche radicale, ni de la gauche molle, juste une orientation de gauche.
Cela ne nous dit pas avec qui vous êtes prêt à travailler ou à ne pas travailler au sein du PS ?
Moi, je suis prêt à travailler avec tous les socialistes.
Avec Ségolène Royal ?
Tous les socialistes, ensuite les majorités se font sur des orientations et des éléments stratégiques, qui est par priorité pour le rassemblement de la gauche, qui considère aujourd’hui qu’il faut infléchir l’orientation du PS et rompre avec cette orientation qui jusqu’ici de centre gauche nous a amenés à perdre les élections. Nous discuterons. Aujourd’hui, j’ai plutôt le sentiment que ces thèses-là quand nous les défendons avec la volonté aussi de régénérer, de renouveler le personnel politique à gauche, rencontre une grande audience auprès des militants socialistes. Les militants socialistes en ont marre. Ils en ont marre de se faire plier par Sarkozy aujourd’hui, tous les jours, quand ils voient les politiques qui sont mises en oeuvre. Je pense qu’ils soutiendront…
Aujourd’hui votre motion, elle pèse combien au sein du PS ?
Je n’en sais rien du tout.
15 % ou 20 % ?
Je ne peux pas vous dire. On verra bien ce qu’elle fera. Je pense qu’elle fera un score lié à notre capacité à incarner le renouvellement et l’avenir du PS. Je pense que ceux qui nous diraient que dorénavant, c’est comme avant, ils perpétuent les majorités d’hier, les lignes d’hier, les orientations d’hier. On fait vivre le débat autour de divisions factices entre des gens qui pensent la même chose. Tous ceux-là parce qu’ils emmenent le Parti socialiste dans un mur, tous ceux-là risquent d’être défaits à l’occasion de ce congrès. Je souhaite avec d’autres incarner ce renouvellement et cette régénération de la gauche dans le Parti socialiste.
Puisque Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et même d’une certaine manière Martine Aubry sont sur une ligne social-démocrate, le plus simple ne serait-il pas de vous présenter vous-même au poste de premier secrétaire ?
Si nous on dépose une motion demain, on se posera cette question-là de savoir si on a un candidat au poste de premier secrétaire. Je n’ai pas l’impression que ceux qui ont commencé par dire qu’ils étaient candidats aient rencontré un si grand écho au Parti socialiste. On leur demande aujourd’hui : « Qu’est-ce que vous racontez ? Qu’est-ce que vous proposez aux socialistes et aux Français pour demain être en situation de gagner les élections en 2012 ? » Ce qui joue à ce congrès, ce sont les conditions dans lesquelles on reviendra au pouvoir et on changera réellement le visage de la France. Pour l’instant on a les candidats, savoir ce qu’ils disent et ce qu’ils pensent, personne ne sait exactement. Nous, nous faisons le contraire, nous disons : « Voilà l’orientation que nous proposons sur la stratégie de conquête du pouvoir, quelles alliances, sur le type d’orientation en matière fiscale, économique, de politique étrangère. Y a-t-il une politique étrangère de gauche ou pas possible ? Je pense que les militants sont plus attentifs à cela qu’au reste.
Donc verdict au congrès de Reims.
Absolument.
Benoît Hamon, merci et rendez-vous lundi pour une réédition du Talk Orange-Le Figao.















Du grand benoît Hamon sur les liens suivants:
http://www.dailymotion.com/relevance/search/benoit%2Bhamon/video/x4ltae_benoit-hamon-val-de-reuil_politics
http://www.dailymotion.com/relevance/search/benoit%2Bhamon/video/x38eed_intervention-de-benoit-hamon-2_politics
Benoît Hamon en deuxième position sur le podium des signatures des militantspour sa contribution, juste derrière ségolène !
C’est en gardant une ligne claire (sans jeu de mots sur une autre contrib) que nous arriverons à faire passer les messages. Bravo pour cette constance, c’est ce qui me motive quad je présente Reconquêtes en sections. Au moins nous ne nous éparpillons pas dans tous les sens et j’ai pu constater que nos messages sont audibles.
Olivier
Il est temps que les socialistes qui ont été tentés de s’inscrire dans la ligne social-démocrate écoutent l’aile gauche en refusant la spirale héritée du néolibéralisme (qu’est la social-démocratie) qui mène à l’obscurantisme.
Il est temps que le Parti Socialiste repasse au socle idéologique du siècle des Lumières.
Il sufit de se rendre compte des conséquences qu’a la précarité, par la voix du « toujours s’adapter », sur la vie des français pour observer aussi les décrochages successifs au sein du tissu social français.
Les riches qui cumulent les maisons, les classes moyennes qui n’ont plus les moyens de boucler les fins de mois et les précaires qui ne trouvent plus à se loger par manque de garantie d’après l’appréciation des propriétaires.
Que fait le gouvernement ?
Il continue dans la voix programmatique de la casse sociale !
Bayrou a bien compris les peurs des français attaqués dans leur intégrité d’abord de manière instinctive puis de manière calculatrice.
Ainsi, en 2002, le fait d’avoir donné une claque à un gamin qui lui faisait les poches l’a fait monter dans les sondages et en 2007 il a touché les français en parlant de ceux qui devaient compter leur argent pour boucler les fins de mois.
Mais Bayrou est l’ami des membres de l’U.M.P.
Et comme Raffarin a dit ce jour: « Il ne faut pas que l’U.M.P. isole Bayrou avec son idée de social-démocratie ».
Conclusion: adhérer à l’idée de social-démocratie (dont le programme est de toujours plus s’adapter »), c’est faire le jeu de Bayrou.
Un lien intéressant:
http://piratages.wordpress.com/2008/06/23/benoit-hamon-face-aux-bloggeurs-a-lassemblee-nationale/
Allez ! un autre lien:
http://guillaumebalas.canalblog.com/archives/2008/02/19/8042828.html
Pour expliquer aux partisans de la social-démocratie, ce qu’est la gauche et à quel point ils ne sont plus en phase avec la population française :
Je me souviens lors de l’émission »On n’est pas couché » dans laquelle Manuel Valls était invité qu’eric Nolaud essayait de lui expliquer que si, il y avait bien un peuple de gauche car Valls en doutait. Et dans cette même émission, christophe Alévèque était bien plus performant pour défendre la gauche et se révolter contre les réformes de Sarkozy que Valls !!
C’est fou !
J’espère que c’est l’aile gauche qui l’emportera pour la prochaine majorité et redonner ainsi du punch au PS et de l’espoir aux classes populaires et moyennes de la société!
Sinon qu’ils disent clairement, quels sont les pans de la société qu’ils comptent laisser tomber !
Le non des français à cette Europe là n’a pas suffi a leur faire comprendre qu’il était temps qu’ils réagissent !
Darcos veut créer un code de la paix pour les élèves.
Eh ben, j’ai bossé 7 ans ans l’Educaton Nationale et j’ignorais qu’il y avait un état d’urgene nécessitant un code de la paix !
On peut compter sur Darcos pour trouver les bonnes solutions.
Encore un texte de plus que les élèves signeront sans le lire ! Ah la moralisation !
A benoît Hamon et martine Aubry,
Et pourquoi pas un duo paritaire à la tête du secrétariat national du PS ?
Cela changerait et brouillerait un peu les pistes pour l’U.M.P.
Bon Darcos serait en train de rédiger un code de bonnes conduites pour les élèves, j’ai entendu les mesures. Non, mais il croit inventer des mesures ! Alors qu’elles existent déjà dans tous les établissements !
à Gauche, simplement et réellement à Gauche !
Pour retrouver la victoire présidentielle et redonner à la France une République digne d’elle…
La position de Benoît Hamon n’est pas claire, il fait des réponses de Normand et ne nous dit pas en définitive avec qui il va rédiger une motion.
Sans doute avec Henri Emmanuelli, Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès et Gérard Filoche?
Quelle est sa position par rapport aux contributions des amis de Laurent Fabius, de JL Mélenchon ou de Marc Dolez?
A jpp,
Si tu avais mieux suivi, tu te serais rendu compte que sa contribution est co-écrite avec Henri Emmanuelli et tu trouveras sur ce blog la lettre écrite en commun avec M.-N. Lienneman.
Darcos ou le gaspillage d’argent !
La remise de médailles pour les meilleurs bacheliers coûterait entre 1 et 1,5 millions d’euros !
Mais je croyais qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses!
Quant aux T.I.G. (travaux d’intérêt général), ils existent déjà ! Oui, oui les surveillants et les CPE n’ont pas attendu Darcos pour mettre cela en place !
Oh la la, c’est quoi ce ministre !!!
Un fainéant ! Connaît-il le ministère dans lequel il bosse ?
J’adorerais avoir le pouvoir d’achat de Darcos sans rien foutre comme lui ! C’est génial ministre en fait !
Et nous pauvres jeunes chercheurs qui payons la recherche avec notre argent personnel tout ça pour avoir la grade de docteur. Il y a vraiment des porcs d’un côté et les exploités de l’autre côté soumis à toujours plus d’exigence sans contre-partie par les dirigeants et les croyants du néolibéralisme !
C’est quoi ce pays et ces pays soumis à la dérive et à la loi des partisans nés riches du néolibéralisme !
Je connais des gens qui ont plusieurs maisons sans jamais avoir travaillé et qui ne sont pas dotés d’une intelligence.
Les sociétés occidentales sont nauséabondes !
Il manquerait plus que McCain et Sarah Pallin soient mis à la tête des USA !
Actuellement, dans plusieurs pays occidentaux (et pas seulement d’ailleurs) et en France aussi bien entendu, on a la droite la plus bête du monde !!
Je crois que je vais ouvrir un blog qui s’appellera ainsi !
La priorité me semble être l’union de toute la gauche du PS, laquelle doit nécessairement inclure JL Mélenchon. L’alliance de circonstance avec M. Aubry qui a approuvé toutes les étapes de la construction de l’Europe libérale doit passer après.
Mouais… moi je suis en plein doute…
Je suis à la fois toujours sur la même ligne que BH dans ses interventions: il dit exactement ce que je pense, j’apprécie sa retenue, son argumentation construite.
MAIS le problème, c’est sur le terrain… la plupart des militants qui soutiennent Reconquêtes me semblent obtus, revanchards, hargneux, puérils, un brin paranoïaques et, le fin du fin, certains se sont même alliés à des notables de droite pour une liste aux municipales… en dehors de la liste PS!!!!!
Ils n’ont aucune discipline et aucun sérieux dans la construction: dépôt de candidatures internes hors délais, aucune anticipation des résultats même lorsqu’ils sont favorables, pas de défenseur de la contribution dans ma section…
On a tout à perdre en crédibilité et en sérieux à s’allier à Mélenchon qui n’hésite pas à vociférer et même insulter y compris la gente féminine.
Bref, je préfère encore discuter avec des gens qui sont efficaces même s’ils sont moins à gauche dans le Parti plutôt que de fricoter avec des gens médiocres qui confondent politique et vociférations personnelles.
J’ai signé Reconquêtes mais je commence à regretter: ce n’est pas avec ces militants de mon département qu’on peut espérer gagner contre la droite libérale et inhumaine.
A nicolas,
C’est intéressant les adjectifs qualificatifs que tu utilises à propos de certains militants d’en bas de cette ligne car c’est exactement les termes que j’aurai employé. J’aurai rajouté fermés et c’est bien pour cela que NPS dans certains endroits locaux ne fait pas de meilleurs scores car ils sont sectaires alors qu’ils y aurait tout à y gagner à être plus ouvert, ne serait-ce que pour le poids dans le parti et plus d’élus en poste. Il faut plus d’adultes et des gens matures dans ce mouvement car quand on est un jeune qui s’est intégré à un groupe syndical et au M.J.S. on est très dépendant à certains âges de l’image que ses camarades vont avoir de soi donc ils cultivent les entre-soi.
Il y a le dedans et le dehors et l’autre pouvant être vu comme l’étranger, le socialiste qui serait limite de droite.
Mais bon, ils ne sont pas tous ainsi ceux qui soutiennent benoit Hamon mais il y en a quelques uns qui ont les comportements ridicules que tu viens de nommer et ils jouent contre eux au final.
A nicolas,
Quelle ville et quel département la situation que tu décris ?
A nicolas,
Mais bon en se rapprochant du moins à gauche, ce n’est pas comme ça que l’on gagnera les enjeux nationaux !
A nicolas,
Il y a plein d’élus puants dans leur attitude dans les autres courants internes aussi donc fais un autre NPS ayant une éthique dans ta ville !
Et en parlant de personnages politiques qui s’opposent, c’est partout pareil quelque soit le pays. Obama a eu aussi à se présenter lors de ses premières élections comme sénateur face à un candidat démocrate qui était soutenu par son parti contrairement à Obama.
Bonjour à tous,
J’ai été bien contente d’avoir l’interview en texte… Le pire, c’est que, pour une fois, en vidéo, c’est très bien passé. Alors que d’autres, non sous-titrées, donnent sur mon ordi une espèce de « hachis » sonore incompréhensible. Et on dira que le monde est bien fait …
Ah la la, ma bonne dame !
A part ça, je tenais à vous dire, Valérie et Nicolas, que le sectarisme, la puérilité, ne sont pas l’apanage des seuls tenants du NPS. Je pourrais vous donner des noms dans d’autres tendances – plus à droite – mais je n’ai pas l’habitude de cafarder… Il faut faire avec ce que l’on a. Pour moi, il n’y a pas photo et je ne veux pas d’un « social-libéral » à la tête du PS. PAS QUESTION !
Valérie, je ne suis pas d’accord avec toi pour dire que nous avons la droite « la plus bête du monde ». Je comprends ce que tu veux dire, mais il n’empêche : elle a réussi à faire adhérer une grande partie des Français aux thèses qu’elle défend, et qui vont à l’encontre, totalement, des intérêts de ces mêmes Français. Elle a bel et bien gagné le combat idéologique, alors que la gauche – enfin, sa partie la plus médiatisée – n’a pas mené le sien.
Je me souviens d’un entretien d’Emmanuel TODD à TELERAMA, il y a longtemps (je me demande si ce n’était pas pendant la dernière campagne présidentielle) déclarant : « le premier homme politique qui reparlera de protectionnisme cassera la baraque ».
Le protectionnisme, autant que je sache, c’est la prééminence du politique sur l’économique. Les Américains, idoles de nos libéraux et ultra-libéraux eux-mêmes, savent très bien l’utiliser (ils le font tout le temps, et aujourd’hui, dans des temps difficiles, encore davantage). Si la gauche, en France, n’est pas capable de dire que c’est nécessaire, à quoi sert-elle ?
J’en ai marre d’entendre que la gauche est « archaïque », dans le but de déglinguer toujours plus les conditions de vie du plus grand nombre et d’introduire des changements – qui nous ramènent au XIXe siècle….
Ayant fini de m’épancher (ça défoule), je conseille à tous un petit bouquin de Jean-Paul FITOUSSI intitulé LA DEMOCRATIE ET LE MARCHE. Très intéressant.
Merci Roselyne ! Autre livre apparemment intéressant:
« La société des socialstes » de Rémi Lefvre et Frédéric Sawiki aux éditions Le croquant.
Evidemment, ma démarche n’est pas d’alimenter un climat déjà houleux dans mon département -rural- où tout le monde se connaît.
Je ne crois pas qu’un ministre ne foute rien, désolé… non il ne fout pas rien, à voir l’entreprise de destruction de l’école publique, gratuite laïque qui est menée avec une assiduité sans faille, il ne fout pas rien.
L’association avec Liennemann et Filoche sent bon la défaîte… et forcément, avec un PS à motions multiples, c’est un PS faible, il fallait rejoindre Aubry (avec qui Hamon a déjà travaillé).
Mes doutes sont en train de s’effacer… et je ferai en sorte que le PS soit fort avec un leader qui saura se faire entendre autant en interne qu’en externe.
Le comportement que je décris est répandu parmi les sympathisants de la gauche de la gauche: évidemment, gueuler est plus facile que de construire. En clair, je commence à penser que finalement, ce genre de comportements est constitutif de la démarche politique…
Comment critiquer Delanoé, qui certes a eu des déclarations scandaleuses et tacticiennes, mais a quand même mis en oeuvre des politiques de gauche (avec lesquelles Reconquêtes peut difficilement être en désaccord) en relation étroite avec les autres forces de gauche (PC et Verts)?
Je pense que nombre de militants qui soutiennent Reconquêtes confondent vice de forme et vice de fond…
Je pense aussi qu’Hamon s’est laissé déborder par sa base qu’il a, à mon avis, trop chauffé à blanc. Je continue de penser qu’il aurait été la figure que j’aurais préféré voir à la tête du PS… malheureusement, en l’état actuel des rapprochements, il n’est pas en mesure de rassembler un PS uni derrière lui.
@ nicolas
Chaque chose en son temps. La priorité est de rassembler tous ceux que leurs combats unissent. Ces combats, c’est d’abord, car celui-ci conditionne le succés de tous les autres, le combat contre la dérive libérale de l’Europe malheureusement cautionnée par de (trop) nombreux socialistes. Mais c’est aussi des combats pour: pour le renforcement de la puissance publique, pour des restrictions au libre échange, pour la redistribution des richesses etc… Dans le cadre de ce rassemblement de la gauche du PS, JL Mélenchon a évidemment toute sa place. On peut bien sûr ne pas partager toutes ses opinions, notamment sur la Chine ou ne pas apprécier son style. Mais sur l’essentiel, l’Europe, la laïcité, le rôle de l’Etat dans l’économie, JL Mélenchon a toujours fait preuve d’une grande justesse d’analyse. La dynnamique d’union enclenchée, des alliances pourraient devenir possibles, avec les fabiusiens d’abord et peut-être même avec M. Aubry, moyennant évidemment de sérieuses garanties sur l’Europe et les alliances électorales.
A Nicolas,
Je ne comprends pas la démarche… Oui, Delanoë a mis en oeuvre AUSSI des politiques de gauche (c’est un minimum, non ?). Mais pas seulement. Et Paris, ville de bobos – contre lesquels je n’ai rien, mais qui ne représentent pas le peuple français, que je sache – n’est pas la France. Et cette dernière a besoin d’une politique autenthiquement de gauche, que je ne retrouve pas dans la contribution signée Delanoë, ni dans celle de Hollande, son principal soutien aujourd’hui.
Et trouve-t-on une quelconque autocritique, voire un tout petit début, dans la contribution du premier secrétaire ?
La ligne Delanoë est bel et bien dans la ligne « centre-…gauche » (hum) et ne permettra pas, j’en suis sûre, de rencontrer l’adhésion de la majorité – dans et en-dehors du PS.
Je ne vois de salut que dans une VRAIE ligne de gauche, et dans la participation des Socialistes aux luttes qui sont actuellement menées. Je dirai même que c’est à nous de les impulser, dans les syndicats, dans les associations, etc…
Lorsque le PS sera aux côtés des militants du NPA, je pense qu’il sera alors beaucoup plus facile de se comprendre.
Mais il faut s’y mettre !
Moi, j’en suis.
A bientôt ?
Houlà… c’est bien mal connaître Paris que de dire que c’est une ville de bobos… clichés et préjugés sévissent… il y a des bobos oui mais il y a aussi la misère… comme… en France!
A Nicolas,
OK, je reconnais que je caricature un peu. Cependant, combien de vieux Parisiens ont-ils dû quitter leur ville devenue inabordable ?La misère dans Paris, oui, et comment… Et ailleurs : même dans les villes de province, avec les loyers qui explosent et les salaires qui stagnent depuis belle lurette, la vie est de plus en plus difficile pour la plupart.
C’est pour cela que le tandem Delanoë-Hollande ne me semble pas crédible : en quoi se sont-ils vraiment opposés à la politique qui a créé cette situation ? Le social-libéralisme ne me convainc pas. C’est une autre politique qu’il faut, portée par d’autres leaders que ceux proposés par les médias (ce sont eux qui décident pour nous ?).
Je me répète : c’est uniquement quand le PS sera de nouveau aux côtés du peuple en lutte qu’on aura un espoir de rebâtir une union de la gauche, et voir émerger une autre politique. Je ne vois aucune victoire possible avec les tenants de l’union au centre.
Re,
Delanoé a toujours dit qu’il ne voulait pas s’unir au centre.
A Paris, il a créé des crèches dans les appart’ de fonction, favorisé le transport en commun et bien d’autres choses… Justement, il faut savoir décrypter les posture médiatiques de la politique véritablement proposée… ne pas confondre la forme et le fond… ce qui n’est pas facile tant on donne de l’importance à la forme!
Oui il faut que le PS se rapproche des classes populaires mais ce n’est pas uniquement s’opposer, il faut proposer une alternative… c’est ce que je reproche au NPA, encore une fois, s’opposer c’est facile, construire est plus difficile parce que ça amènerait forcément les tenants de la gauche dure à se fourvoyer dans leurs principes.
Vraiment je suis perdu.
Si je pense que je ne voterai pas pour Reconquêtes et associés, j’hésite entre Aubry (mais son alliance me semble un peu bancale tout en représentant bien la diversité du PS) et Delanoé.
J’ai encore quelques temps pour me décider!
@ Nicolas
Il faut se fixer des priorités. NS est au pouvoir. L’urgence est de s’opposer à sa politique et à des mesures qui peuvent avoir un caractère irréversible. Les français jugeront en partie le PS là-dessus. L’alternance n’aura lieu, si elle doit avoir lieu, qu’en 2012. Cessons par conséquent de répéter qu’il ne faut pas s’opposer sans proposer une alternative. NS se moque éperdument des propositions du PS. Il ne s’agit pas de présenter des propositions alternatives mais d’imaginer une politique alternative. Reconnaissez à BH le mérite de se situer dans cette perspective en se prononçant pour un renforcement de la puissance publique (et non en se contentant de sauter comme un cabri en disant: l’Europe sociale, l’Europe sociale …), pour des restrictions au libre-échange et pour une redistribution des richesses (et pas simplement du surcroît de richesses créé par la croissance).
Ce que vous me dîtes là est commun à tous les socialistes! C’est même ce qui fait l’identité de la gauche. Donc pourquoi ne pas s’allier à Aubry?
Je crois que les alliances se font sur les personnes et non sur les idées. Je crois que des militants de la gauche du parti ne veulent pas voir leur mouvement s’allier à Aubry parce qu’elle même est alliée à des « strauss khaniens »… alors que les alliances devraient se faire sur les idées.
Mais c’est difficile parce qu’on sait que certains vont jouer perso…
A voir.
« Ce que vous me dites là est commun à tous les socialistes ». Sûrement pas et pourtant, c’est bien, en effet, « ce qui fait l’identité de la gauche »…Le protectionnisme est contraire à l’orthodoxie économique de nombreux socialistes, dont P. Lamy. DSK n’a cessé de répéter qu’il faut créer des richesses avant de songer à redistribuer, ce qui signifie que, hors période de croissance ou en cas de croissance atone comme aujourd’hui, la réduction des inégalités n’est pas d’actualité.Quant au réarmement de l’Etat, ce n’est pas ce que souhaitent les sociaux-libéraux du PS qui se sont résignés à son impuissance ( »L’Etat ne peut pas tout ») et qui n’espèrent plus qu’en la création d’une Europe politique et sociale …dont la réalisation n’est pas du tout à l’ordre du jour.
Une alliance avec M. Aubry me semble actuellement totalement inenvisageable alors qu’elle a approuvé toutes les étapes de l’Europe libérale et qu’elle est soutenue p
« Ce que vous me dites là est commun à tous les socialistes ». Sûrement pas et pourtant, c’est bien, en effet, « ce qui fait l’identité de la gauche »…Le protectionnisme est contraire à l’orthodoxie économique de nombreux socialistes, dont P. Lamy. DSK n’a cessé de répéter qu’il faut créer des richesses avant de songer à redistribuer, ce qui signifie que, hors période de croissance ou en cas de croissance atone comme aujourd’hui, la réduction des inégalités n’est pas d’actualité. Quant au réarmement de l’Etat, ce n’est pas ce que souhaitent les sociaux-libéraux du PS qui se sont résignés à son impuissance ( »L’Etat ne peut pas tout ») et qui n’espèrent plus qu’en la création d’une Europe politique et sociale …dont la réalisation n’est pas du tout à l’ordre du jour.
Une alliance avec M. Aubry me semble actuellement totalement inenvisageable alors qu’elle a approuvé toutes les étapes de l’Europe libérale, qu’elle est soutenue par les strauss-kahniens et qu’elle s’est alliée à Lille avec le MoDem.
En revanche, une alliance avec JLM – dont les positions sur l’Afghanistan sont autrement plus cohérentes que celles des dirigeants du PS- aurait été logique. Les négociations en cours n’ont apparemment pas pu aboutir. C’est bien dommage.
D’accord avec Châtel, tant sur les positions des uns et des autres, que sur la nécessité que JLM intègre la motion de la gauche du Parti.
Les négociations n’auraient pu aboutir ? Est-ce sûr ? Il me semblait que c’était en bonne voie….
Ce serait trop dommage !
Camarades, encore un effort.
Une alliance avec JLM me soignerait définitivement!
DSK et Lamy ne sont pas pour moi des gens de gauche.
Je ne savais pour l’alliance avec le MODEM à Lille, à vrai dire, ça m’étonne un peu: je vais me renseigner.
Je vous signale quand même qu’elle est aussi soutenue par des fabiusiens…
« un renforcement de la puissance publique (et non en se contentant de sauter comme un cabri en disant: l’Europe sociale, l’Europe sociale …), pour des restrictions au libre-échange et pour une redistribution des richesses (et pas simplement du surcroît de richesses créé par la croissance). » je n’ai encore jamais entendu un socialiste dire qu’il voulait moins d’Etat, plus de libre échange et moins de partage des richesses.
Il ne faut pas tout caricaturer. Dans des réunions de la motion 5, c’est limite si on décrivait pas certains socialistes comme étant pires que des sarko… il ne faut pas tout confondre et ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord sur la totalité des points que pour autant on fait partie de l’immonde individualisme.
Qu’en est-il, ce soir, de la motion commune avec MELENCHON/DOLEZ ? Le pôle commun de la gauche PS va-t-il enfin devenir réalité ? Ou sommes-nous condamnés à un parti social-démocrate ? Et à la coupure définitive avec ceux qui subissent de plein fouet le sarkozysme, le libéralisme et… le social-libéralisme ?
Nicolas, tu n’as jamais entendu un socialiste vouloir moins d’état, moins de partage, etc… Certes. Mais dans les faits ? Les privatisations sous le ministère Jospin, c’était comment ? Le traité de Lisbonne, qui était-ce ? Etc..
Il y a les mots, il y a les actes.
Excellente nouvelle:l’aile gauche du PS se présentera unie au Congrès de Reims.
FOUTAISE HAMON N’A PLUS AUCUNE CHANCE DANS LE FINISTERE certain ont manoeuvré de façon à infiltrer ceux qui croyaient en cette motion, c’est bouclé dommage….
j’espère que dans les autres départements ses nuisibles seront moins efficace.
Sur oummaTV !
Benoît Hamon :« Le sarkozysme : y a pas plus violent pour les classes populaires et moyennes »
1er décembre
Les correspondants d’OummaTV ont filmé le député PS européen Benoît Hamon au cours d’une réunion politique en province, et lui ont posé quelques questions entre autres sur la diversité en politique.. Rappelons que cette réunion a eu lieu avant le congrès PS de Reims.
http://www.oummatv.tv/Benoit-Hamon-Le-sarkozysme-y-a-pas#forum20459