juil 25 2008
Lettre ouverte aux modernes du 20ème siècle
En réponse à la chronique de Michel Noblecourt parue en page 2 de l’édition du week end du Monde et intitulée » PS : les faux convertis au réfomisme« , j’ai demandé au journal de publier la brève réponse suivante. Elle a été rejetée. Je ne commenterai pas ce choix.
La voici :
Lettre ouverte aux modernes du 20ème siècle.
20 ans que je suis membre du PS. Et presque aussi longtemps que je lis le Monde. Et là vendredi soir, sous la plume de M. Noblecourt, le Monde s’interroge en page 2 à savoir si «M. Hamon (…) a encore sa place dans un Parti Socialiste ouvertement réformiste ». Ciel ! Je me serais bien passé d’un tel honneur. Car on sent bien que la réponse est dans la question et qu’à l’évidence aux yeux de l’éditorialiste du grand quotidien du soir, il est une espèce menaçante de socialistes, constituée de manipulateurs et imposteurs, les « faux convertis au réformisme ».
Au passage, le journaliste dans sa grande clémence, réhabilite quelques moutons noirs d’hier. Ainsi dans le même éditorial, Laurent Fabius après avoir longtemps erré aux marges est réintégré dans la colonne centrale, la bonne, celle des socialistes réformistes. Je suis certain que l’intéressé appréciera cette mansuétude.
A quelques semaines du congrès de Reims, le Monde aurait-il donc choisi son camp? Prendrait-il cette fois-ci fait et cause pour les bons socialistes, les « réformistes » contre les mauvais socialistes, les « on-ne-sait-quoi » d’ailleurs ? Faudrait-il donc, pour espérer voir la gauche gagner demain, perpétuer l’ancien et parier « naïvement » sur le moins disant politique rebaptisé paresseusement ou cyniquement « réformisme »? Heureusement, ce sont les militants socialistes qui trancheront cette question et souhaitons-le, à partir d’une lecture politique un peu moins grossière et caricaturale que le propos de monsieur Noblecourt.
Car que faut-il comprendre à ce papier ?
En premier lieu, qu’il existe un crime irréparable, celui qui a réuni les « nonistes » dans la contestation du traité constitutionnel européen, que le soutien de 54% des français et en leur sein d’une majorité de l’électorat de gauche ne suffit pas à pardonner. Il est incontestable qu’aux yeux de quelques uns, parisiens, influents et qui « dînent le soir en ville », l’horloge s’est arrêtée il y a 3 ans, en mai 2005. Depuis ils ressassent le souvenir d’un monde perdu. Et confirment qu’ils ne saisissent rien à la séquence qui se déroule pourtant si près d’eux, dans la rue française, européenne, américaine ou africaine mais si loin de leur tour d’ivoire.
Mais ce n’est pas l’instant d’expliquer le deuxième âge de la globalisation dans lequel s’est précipité le monde entier et qui convoque partout le retour de la puissance publique, la régulation des marchés financiers, une redistribution des richesses plus favorable au travail et des restrictions indispensables au libre échange.
En second lieu, cette chronique confond délibérément deux concepts : réformisme et libéralisme. Le réformisme, qui s’incarne dans le choix de la démocratie comme but et moyen de l’action politique, s’incarne dans la volonté d’inscrire l’action collective dans le cadre républicain et le choix d’impliquer le mouvement social dans la définition du contenu du changement, rassemble aux nuances d’orientation près, tous les socialistes. Mais si, dans le frisson de l’air du temps, c’est au libéralisme économique que Michel Noblecourt souhaite convertir les socialistes, qu’il soit rassuré, il sera plus facile de nous démasquer. Car nous sommes nombreux et même une majorité de militants à revendiquer être à la fois socialistes, réformistes mais sourds aux insistantes sirènes libérales. Parce qu’il faut être aveugle ou inconséquent ou de mauvaise foi pour ne pas constater que cette idéologie a, elle aussi, historiquement échoué.
Le temps passe, le monde se transforme, les périls grandissent et la France reste dirigée et influencée par les « modernes » du 20ème siècle. Nous voulons changer cela. Nous allons changer cela.















Comment ne pas regretter que cette réponse ne soit pas publiée ? Comment ne pas regretter surtout que la tribune initiale à laquelle tu réponds Benoît corresponde tant à un de ces faux débats sur le clivage entre « modernes » supposés et « archaïques » supposés, dans lequel il semble si facile et plaisant de nous enfermer ?
Combien de fois faudra-t-il que nous le répétions ? Nous sommes réformistes ! Et que serions-nous à l’inverse ? Nous avons contribué activement à l’élaboration de la nouvelle déclaration de principes du PS, qui unit tous les socialistes et affirme que ce parti est réformiste et en décline les conséquences.
Sans doute fallait-il comprendre dans la tribune du Monde que les réformistes étaient entendus comme des « adaptateurs » , mes « pro-adptation » au système libéral et à la mondialisation telle qu’elle nous la subissons.
Alors, oui Benoît, tu es de ceux qui ne se résigne pas à s’adapter au cours des choses mais considère que le sens même du combat politique est de les transformer et de réguler le système. Ca dérange apparemment…Mais continue ! C’est toute la force et la « modernité » de Reconquêtes.
Il est honteux que Le Monde ne vous accorde pas de droit de réponse, à toi et aux autres socialistes si injustement attaqués.
Très courageux, au Monde. Monsieur Noblecourt n’a jamais répondu à mon message…(http://benoithamon.fr/2008/07/18/quand-le-monde-epingle-les-faux-reformistes/)
c’est scandaleux de la part du Monde.
ces gens ne savent pas ce qu’est un socialiste
Je ne comprends pas, comment se fait t-il que le monde puisse refuser cette requête alors que l’article « incriminé » a été écrit par un journaliste du Monde et que la loi de 1881 garantit le droit de réponse ?! D’autre part, une telle réponse à un article comme celui de M. Noblecourt est beaucoup plus intéressante que la bataille à laquelle se prêtent messieurs Badiou et Assouline avec le consentement ravi du Monde à propos d’une querelle de purs narcissiques !
Il est de plus en plus clair que les journaux « d’information » sont devenus des organes de propagande. Moi qui aimais vraiment lire le monde il y 20 ans ! Il faut reconnaitre que ce journal n’a plus de substance. Depuis que Carlyle (le fond de placement Bush-Ben laden), par l’intermédiaire de Dominique Baudis, a investit dans le Figaro en 1999, toute la presse Française a bien changée.
La confusion est devenue totale. Les « experts », sous couvert d’information et d’analyse, nous servent de la propagande à la louche.
Il faut voir qu’il y a eu beaucoup d’entrisme à gauche, pendant la guerre froide, par les services secrets US, recyclant une partie de la Mafia pour des coups tordus visant à empêcher les communistes d’arriver au pouvoir (attentat de la gare de Bologne, par exemple).
Mais ces structures, après la chute du mur, sont restées en place. On pourrait parler de FO, financée par Iwing Brown, des lambertistes, de François Hollande qui est à la France American Fondation (think tank néocons impérialiste), de même qu’Arnaud Montebourg. Strauss Kahn, lui, il donne des cours à Standford, dont le prévot n’est autre que Condoleeza Rice (d’où son élection au FMI).
Je pense qu’on ne peut continuer à se bloquer sur le complot terrorisme islamique. Ce sont des histoire pour enfants dont le but est de masquer une réalité : Il faut bel et bien commencer à envisager le 11/09/2001 comme un coup d’état aux Etats-Unis. Mais il leur faut le masquer, afin de pouvoir placer des hommes de main aux postes clés. Il est possible que ce soient d’ailleurs les véritables raison de Nicolas Sarkozy lorsqu’il remodèle l’Armée, les services de renseignement et dans l’ensemble les services politiques. Cela ne vise qu’à prendre l’appareil d’état.
Ecoutez Thierry Meyssan, ce qu’il dit, même si ce ne sont que des hypothèses, celles-ci commencent à être de plus en plus étayées et permettent de relier ensemble de nombreux évènements, jusqu’alors incompréhensibles.
Si nous voulons sortir de la confusion, de cette paralogie, qui nous paralyse, il ne faut plus écouter les balivernes proférées 24 heures sur 24 sur les ondes.
Si nous voulons sortir les gens de la confusion, ils nous faut leur dire la vérité sur ce coup d’état aux Etat-unis et des liens troublants de Sarkozy avec toute cette clique. Si la gauche ne le fait pas, personne ne le fera !
Le Monde… clos
Le Monde comme Libération correspondent depuis de nombreuses années (bien avant 2000) à une ligne qu’on voit portée fortement par une partie des grands élus et du bureau nationale du PS. Bien sûr ils s’opposent à la brutalité politique de ce gouvernement, mais seulement à la brutalité des moyens. Ils sont en accord profond avec l’orientation, par fatalisme, cynisme, en pensant sacrifier quelques générations pour un avenir meilleur ou pire par véritable adhésion.
On peut parfaitement se revendiquer de ceci ou cela, se dire réformiste ou de gauche.Le problème est que les différences sont si béantes avec une partie du PS et avec les perdants (l’immense majorité de la population) que cette fine couche de « winners » finit par être bien seule à se croire réformiste et de gauche.
La schyzophrénie, le manque d’informations, la manipulation plus ou moins refléchie permettent à ces pauvres fous de rester provisoirement à flots mais leur destin est scellé… ils coulent.
Ils s’éloignent à grands pas de toute liberté économique ou politique, de toute idée d’égalité sauf celle des startings block de départ (et encore il est probable que la pente naturelle en amenera certains à pencher vers le déterminisme), toute idée de fraternité, de laïcité, unicité et même tout simplement de sens moral et d’une quelconque spiritualité. Leur soutien de plus en plus aveugle et forcené à un système qui nie l’idée républicaine, l’humain, l’être dans les faits montre l’ampleur de la crise. Ils ne peuvent en être les gagnants mais ils auront aidé à le bâtir.
Dans ces conditions on n’est pas trop surpris… pas surpris du tout même, de voir que Le Monde ait refusé de publier ce texte.
On peut nous répondre qu’ouvrir des droits de réponses à tort et à travers c’est s’engager dans une escalade… bon pourquoi pas au premier abord. Sauf que… sauf que ce journal ne peut oublier le contexte politique, l’approche du congrès, le poids du PS en tant que parti de gouvernement (qu’il soit nul ou non peu importe), des tensions internes au PS, que ce soit entre le bureau et beaucoup de militants et au sein même du bureau.
Refuser ce texte c’est donc clairement faire un choix idéologique et continuer sur une ligne claire (sic), celle que nous pouvons voir à la télévision (ex : C’ dans l’air), la radio (ex : sur France culture « le rendez vous des politiques ») ou la majeure partie de la presse : il n’existe que Delanoé et Royal (les autres cités étant Valls, puis un peu Moscovici, Dray et Aubry ).
Dans les médias comme dans l’éducation, dans toute système d’information, la neutralité est un leurre. On peut aller vers elle mais jamais la toucher. Taire c’est encore prendre parti. La voix et l’oeil sont des acteurs, qu’on le veuille ou non.
Refuser ce texte n’est pas du tout en opposition avec l’orientation politique de ces gens, la liberté par la contradiction est progressivement mis hors du champ. Ces hérauts « modernes » (comme tu dis) clament leur amour de la liberté mais couche après couche ils la font disparaître.
J’aimerai bien ne pas avoir à chanter comme Anna Marly : »le vent souffle sur les tombes, la liberté reviendra, on nous oubliera, nous rentrerons dans l’ombre (complainte du partisan) »… hélas je crains que le vent nous y porte… vite.
Merci pour ce que tu fais en tout cas.
Ha petite info que je donne, puisqu’aller faire sa fouine ailleurs ça aide à la compréhension souvent. Je vous conseille vivement d’aller jeter un oeil sur cette petite conférence de Cochet (verts), vous y trouverez une vision large même si nous ne devons pas exclure l’aspect social et républicain justement.
http://www.dailymotion.com/relevance/search/cochet/video/x5t2hi_pic-de-petrole-et-decroissance-16_news
(il s’agit de la partie 1, vous avez les 5 suivantes toujours sur DailyMotion)
On y retrouve le contenu d’un travail intellectuel mené depuis plusieurs décennies par des chercheurs et différents penseurs.
Je ne vous cache pas que vous allez être sans doute effrayé (c’est le moins que je puisse dire) mais ces informations sont contrevérifiables et nous font reprendre pied avec le réel, avec ce que signifie un monde fini.
Nous sommes dans une course de vitesse avec des crises croisées majeures, potentiellement bien plus graves en termes de destruction que le XIVème siècle ou le XXème siècle et nous n’en sortirons que par un contrat où le social sera lié à l’environnemental, pour que la population saisissent son intérêt et ne choisissent pas consciemment la barbarie.
Bof, si votre réponse est satisfaisante du point de vue des idées défendues, je la trouve trop longue, pas assez percutante, et surtout pas assez incisive.
Le Monde traverse une crise éditoriale et financière. Plutôt que de vous abaissez à convaincre ce journaliste, faîtes vous-même le tri, c’est complètement naïf de faire des réunions de presse et d’espérer que les journalistes vont mettre en valeur vos idées pour vous promouvoir ! Les médias ne sont pas des fonctionnaires de l’information, sérieusement vous voulez faire de la pédagogie à qui en écrivant ce texte-réponse ? Vous croyez que personne ne sait faire la différence entre une bonne réforme et une mauvaise ?
Demandez-lui plutôt comment il voit la réforme de son journal.
A voir, un reportage intéressant :
http://cafecroissant.fr/2008/documentaire-je-travaille-mais-je-suis-pauvre/
Sarkozy et son copain !! J’ai entendu une première fois aux infos que Sarkozy aurait dit « Barak, c’est mon copain ». J’hallucine tellement du teme employé que je n’y crois pas. Je me dis qu’il avait dû dire plutôt « c’est mon ami ». Le soir aux infos, confirmation du terme employé par Sarozy « mon copain ». Je rêve. Le petit nicolas, ce petit garçon de 8 ans s’est exprimé: « MON COPAIN » ! Quant même !! Qu’il continue à se ridiculiser, moi ça me va !
A 2 semaines des J.O. à Pékin, N’OUBLIONS PAS LE TIBET !
Je propose à Michel Noblecourt d’aller acheter en librairie quelques livres publiés en 2008 sur la globalisation, cela lui fera le plus grand bien.
Une belle opportunité pour démythifier auprès de mes élèves de lycée la prétendue objectivité du » Monde « . Le pluralisme de ce journal s’arrête aux portes de toute pensée critique vis à vis de la mondialisation libérale.
Noblecourt manie les excommunications et les anathèmes comme dans les démocraties populaires jadis .
Quelle honte !
Eric
En attendant je vous engage vivement à lire « Si la gauche veut des idées » livre co-écrit par Touraine et ségolène Royal…;-)
Bon je sais je vais me faire lyncher, insulter et on va venir me dire que parce que j’ai voté OUI au TCE et que je soutiens ségolène Royal alors je serais un droitiste qui fait de l’entrisme pour dévoyer le socialisme et autres conneries. Non?
Et bien méditons camarades sur les préjugés des uns et des autres. La meilleure façon de lutter contre et de s’informer et de débattre. C’est pour cela que personnellement je me rends sur des blogs divers et de gauche! je ne vais jamais à droite car déjà que les débats sont houleux avec des « camarades » alors avec l’UMPFN…
Je comprends donc parfaitement le courroux légitime de Benoit. Il ne veut pas être enfermé dans une case comme « stalinien » par exemple:o) Ce qui est outrancier et déplacé. Autant que dire ségolène Royal est de droite. C’est la même chose.
Nous y sommes particulièrement sensibles à DA puisque nous avons subi pendant la campagne présidentielle toute sorte de mensonge, de désinformations qui ont contribué à polluer notre message et notre vision du socialisme. Ce n’est pas parce que l’on parle du drapeau, de la nation, des symboles républicains que nous sommes de droite, mais nous croyons que le socialisme d’avenir doit incarner les valeurs fondamentales de la République pour créer un ensemble social plus juste et donc plus humain.
Ce qui serait bien c’est que la mésaventure médiatique subie par benoît permette à chaque socialiste de comprendre que l’important est de se parler. Nous faisons partie d’un ensemble plus grand que nous porté par des valeurs universelles. Chaque courant de pensée est en mesure d’apporter sa pierre à l’édifice collectif. Nul ne doit en être banni. Le débat entre nous doit donc être vif, sans tabous mais avec respect et en évitant de nous tirer vers le bas.
Ce congrès de Reims va être passionnant parce que nous allons tracer le chemin d’avenir du socialisme et montrer qu’il est capable d’incarner un espoir.
Je vous invite donc à vous déplacer pour discuter avec d’autres camarades. N’hésitez pas à aller de blogs en blogs pour faire valoir votre vision des choses mais soyons respectueux entre nous.
Nous avons tous à y gagner.
Ce message n’est pas pour donner la leçon mais se base sur mon expérience personnelle pour le goût du débat. Le débat d’idées est foisonnant au sein du parti. A nous de le faire vivre pour que nous soyons fiers de son avenir.
Amitié socialiste.
J’ai aussi sursauté lorsque j’ai lu cette tribune de M. NOBLECOURT, je me suis simplement dit qu’il ne devait pas connaître Benoît HAMON et que le meilleurs conseil à lui donner était, finalement, de le lire pour se défaire de ses déterminismes.
Incroyable que le droit de réponse de BH n’ait pas reçu les honneurs du Monde!
C’est tellement simple de scinder le PS en deux…alors que nos positions n’ont jamais été aussi proches (je mettrais à part les camarades Mélenchon et Royal…désolée Asse…non non je ne te poursuis pas, mais franchement, moi je ne comprends toujours pas les structures pédagogiques encadrées par des militaires, l’école des parents (uniquement en zones urbaines sensibles çà va sans dire), le gagnant-gagnant, la « fin de l’assistanat », la « révolution » du fait que le « père de la Nation soit une femme »!, la marseillaise et le drapeau tricolore (et pas, tu te trompes malheureusement…les valeurs républicaines…), l’émigration choisie, la bêtise que serait le SMIC à 1500€ au bout de 5 ans de mandat!!!!!, les atteintes aux 35h etc etc etc….par contre je reconnais bien volontiers à SR la priorité donnée au développement durable, la tentative de développer la démocratie participative (même si d’une certaine manière elle l’a aussi dévoyé), son analyse du système médiatique sarkozyste et de bien nombreuses autres choses qui m’ont parmi, malgré tout, de faire campagne pour elle.
qui m’ont « permises »…pardon
Ok, personne ne doit être banni.
Dans ce cas, il serait peut-être utile de poser l’hypothèse que les informations médiatisées obéissent plutôt à une forme de propagande qu’à des choses objectives.
Effectivement, tout le monde y est passé et c’est bien le génie, puisque maintenant tout le monde se tape dessus.
Dès lors, nous serions plus enclin à nous baser sur notre esprit critique, nos valeurs propres, nos valeurs de gauche, sans avoir à courir après une pseudo-opinion française pas mal trafiquée.
Pour le TCE, ce n’est pas si clair, bien des choses indiquent que l’Europe, cette belle idée est instrumentalisée.
Baroso, par exemple, aurait été poussé dans sa carrière par Franck Carlucci, ambassadeur à Lisbonne (donc cela sent la CIA). L’OTAN édicte des normes qui sont reprises par la commission européenne. C’est bien beau de soutenir une belle idée, mais si la réalisation est mauvaise, on a le droit de s’en rendre compte.
Il y a eu évidemment de l’entrisme à gauche, depuis longtemps, par la CIA, pour contrer le parti communisme. Il est clair que ces structures n’ont pas été démantelées après la chute du mur de Berlin et même qu’elles ont été activée (en partie) à la présidentielle.
Strauss-Kahn, prof à Standford, dont le prévot est Condoleeza Rice, puis nommé au FMI, ça ne vous interpelle pas un peu ?
Jack Lang, qui vote les pleins pouvoir à Sarkozy, et qui, en tant que ministre de la culture a fait légiférer pour considérer la manipulation publicitaire comme entrant dans l’exception culturelle, et qui passe les souscriptions à 20 euros, ça ne vous suffit pas ?
Il y a clairement des gens qui n’ont rien à faire à gauche, qui sont là, télécommandés, et au moment adéquat trahissent. Besson, Böckel, Kouchner, Strauss-Kahn, Lang, …
Que penser de Mélanchon et Cambadélis, anciens Lambertistes ?
Et que penser de Hollande et Montebourg, membres de la France American Fondation ?
Par exemple, la lutte de Montebourg contre Chirac visait-elle à favoriser Sarkozy, au bout du compte ?
La stratégie de Hollande visant Chirac, qui a l’évidence ne se représenterait pas, tout en ménageant Sarkozy et vantant son dynamisme, est-ce stupide ou calculé ?
Vraiment, les choses ne sont pas claires au PS. Je ne sais pas où est Royal là-dedans.
Quand en plus les médias en plus en rajoutent, c’est difficile de voir clair.
Certes, ayons l’amour du débat, lorsqu’il est contructif.
Il serait sain de clairement poser ces questions de l’entrisme, car le PS est le premier parti de gauche d’un des plus grand pays d’Europe occidental. Il peut donc bien évidemment être sujet à des tentatives d’influences extérieures. Il ne s’agit bien évidemment pas d’exclure, mais de donner une conscience claire aux militants des enjeux pour le parti, des pressions et noyautages dont il peut être l’objet, afin qu’il s’y intéresse au moment de voter.
Autrement dit, la meilleur stratégie pour les militants seraient de toujours choisir de créer la surprise (plutôt que de voter toujours comme on nous l’indique de manière subliminale). C’est clairement ce qu’il faudra faire pour rénover le bureau national … et contrer l’entrisme.
De gauche mais pas encarté, je regarde de loin les tensions au sein du PS et je me dis que, effectivement, dans ce parti, il y a en fait 2 partis. La »gauche libérale » et la »gauche radicale ». Alors pourquoi continuer à ce chamailler éternellement ? Pourquoi ne pas scinder une bonne fois pour toutes le PS ? L’électorat comprendrait beaucoup mieux les guerres des clans et on y verrai plus clair…
Florentis
J’avoue que tu me donnes des informations dont je ne connais pas la vérité mais dont je peux croire en leur véracité. Quand on connait le parcours de DSK par exemple je ne suis pas étonné. Ce qui me rassure c’est que ségolène Royal n’apparait pas dans ce microcosme de puissants qui veulent régenter la planète:
http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-17367.html
Asse42,
je te dis d’où je tire mes infos : du réseau voltaire. (http://www.voltairenet.org/fr).
Personnellement, je ne me fie pas aux infos de Jean-Marc Morandini.
Cela dit, il faut toujours multiplier les sources et faire des recoupements, au moins sur internet.
En tout cas, il est évident que pendant la guerre froide, la CIA a mis en place une stratégie pour contrer le communisme en Europe. Donc on comprend bien qu’il y a peu de chance que le PS, en tant que premier parti de gauche d’un des plus grand pays d’Europe occidental, ne fut pas placé sur la liste des organisations importantes à influencer.
Il faut donc tirer toute ces histoires aux claires sérieusement et pour cela laisser les sensibleries people au vestiaire, car cela nous a mené collectivement dans le mur.
Après de nombreuses recherches, en particulier sur les velléités eugénistes du patronat US (et de prescott Bush en particulier, grand soutien d’Hitler), je crois pouvoir dire aujourd’hui que le onze septembre 2001 est un coup d’état d’extrême-droite aux Etats-unis, perpétré par des réseaux dormant de la CIA (dont Bush père fut directeur).
Grace à Sarkozy, très lié à ce petit monde (Mots-clés : Oliver Sarkozy, Carlyle Group, Franck Wisner Jr) celui-ci vient se prolonger en France maintenant.
Personnellement, je pense que la situation est grave.
Bien joué Benoit,bien dit!
Et toc!
Tu lui a cloué le bec ,bien joué!
Il n’y rien d’autre à ajouter: tu as dis l’essentiel!
a+
les modernistes plutot, pour faire une différence entre modernité et modernisme
le navire du ps, semble chavirer petit à petit, des personnes comme hamon devrait faire attention, à ne pas couler avec lui.
salut benoit,
nos grands médias nationaux ne peuvent répondre à ton souhait de réponse, nous socialistes archaïques, face à eux, les modernes, nous ennuyons ces gens là. il s détiennent la vérité, ils nous disent les choses que nous, sombres idiots inconséquents ne saisissons pas!
il nous faut sans tarder un grand média national d’inspiration de gauche mais avec une grande liberté éditoriale en nous assurant que les gens de gauche puissent simplement avoir un accès facilité aux colonnes et plateaux. ce sera un de nos prérequis face à la puissance des médias des groupes et copains du petit nicolas.
De quelle majorité nouvelle le PS a-t-il besoin ?
par Frédéric Faravel,
secrétaire de la section plaine de France,
membre du bureau fédéral du PS du Val d’Oise,
membre du bureau du comité régional PS Île-de-France
sommaire
Renouer avec la conquête et l’exercice du pouvoir : 2
Une nouvelle synthèse de la Droite 2
La défaite culturelle de la Gauche 2
Sortir de l’impasse de la cohabitation territoriale 4
Mettre fin à la présidentialisation de la vie publique 5
Lever une nouvelle espérance européenne 7
Pour dépasser les crises, mettre enfin le Parti socialiste au travail : 8
Rassembler la gauche autour d’un Parti socialiste refondé : 10
Pas de faux débats 10
Nos finalités, notre identité 10
Pour un « parti de la gauche » 12
Et maintenant ? 13
La cuisine de juillet 2008 13
La majorité qu’il faut au PS 14
Le Parti socialiste français va connaître un rendez-vous déterminant lors de son congrès du mois de novembre 2008. Peu de partis politiques connaissent en Europe ou dans le monde une procédure aussi transparente et démocratique que celle qui est mise en œuvre tous les 3 ans (pour des congrès ordinaires respectant le calendrier statutaire) par la direction du PS.
Bien sûr, les média s’acharnent à décrire intrigues de couloir et cacophonie idéologique (certains vont même jusqu’à prétendre que des camarades socialistes parfaitement réformistes sont en fait de dangereux crypto-révolutionnaires) ; on l’a déjà dit – et je ne ferai pas preuve d’originalité en le répétant une nouvelle fois – que dirait-on du PS si la réflexion politique en était totalement absente ; s’il y a foisonnement politique, des divergences se font automatiquement jour – respectant cependant le minimum qui est contenu dans notre déclaration de principes (adoptée le 14 juin 2008) et qui est censé nous rassembler dans une même famille politique, le socialisme démocratique.
Genèse de la médiocrité des contributions générales
Je n’irai pas jusqu’à dire que seules les distinctions idéologiques dictent le dépôt de si nombreuses contributions générales ou même thématiques ; c’est l’un des handicaps originels du socialisme français, son peut d’ancrage réel dans le mouvement ouvrier (à la différence de ses homologues allemands ou britanniques) s’est trouvé « compensé » par une très forte intellectualisation de ses débats internes ; son autre « handicap » est d’être depuis le début du XXème siècle un parti d’élus, qui a bientôt pris le relais du moribond Parti radical, et bien des postures seront dictées dans le parti par les intérêts électoraux de tels ou tels barons locaux, cette solide implantation locale est par ailleurs souvent un repli électoral fort confortable incitant de nombreux élus socialistes à la paresse politique (qu’on est bien au chaud chez soi en attendant des jours meilleurs au niveau national !) – la SFIO avait été surnommée dans les années 1960 «syndicat des agents communaux» -, bref beaucoup de responsables socialistes se contentent depuis leurs Hôtels de ville, d’agglomération, de département ou de région, de suivre l’air du temps, de sucer la roue de la pensée unique, bien loin des déclarations lénifiantes et inopérantes sur «l’intelligence des territoires» ou sur cet espace essentiel d’expérimentation politique que serait la direction des collectivités locales.
C’est bel et bien ce mauvais penchant quasi naturel d’un parti d’élus qui nous pend au nez une nouvelle fois (sans compter que les modifications statutaires adoptées le 14 juin dernier ont instauré un nouveau « conseil national des territoires », comme si les grands élus de province ne squattaient déjà pas suffisamment les différentes instances du PS au point de les scléroser) : les victoires des élections municipales et cantonales de mars 2008, assises sur le discrédit de la politique de la droite gouvernementale depuis 6 ans, ont apporté toute une nouvelle série de petits ou grands élus dont bien peu auront le recul nécessaire pour ne pas se laisser aller au confort de ce que François Hollande a baptisé la « cohabitation territoriale » ; pire, une partie du discours national durant les campagnes électorales du printemps a été structurée sur un véritable marché de dupes : «votez pour des collectivités de gauche, elles vous protégerons des méfaits de la politique de Sarkozy !» ?!? qui ne voit qu’un tel discours est la genèse de désillusions énormes de nos électeurs (qui n’ont déjà pas une confiance à toute épreuve dans notre parti) alors que les collectivités n’ont ni les moyens ni les compétences pour s’opposer, ralentir ou empêcher les graves régressions induites par la politique de droite menée depuis 2002, et notamment la déconstruction systématique des solidarités collectives ?
Force est de constater qu’en conséquence logique le Parti socialiste, comme a pu le dire Jean-Christophe Cambadélis, n’a pas abordé le chemin vers son congrès par le bon bout : il ne me viendrait pas à l’idée de dénoncer la multiplicité des contributions générales (après tout 21 contributions – 19 si l’on retire celles de pure forme du prétendu «pôle écologique» du PS ou de la fédération de Meurthe-et-Moselle – ce n’est pas tellement plus que les 18 contributions générales déposées en 2005 pour la préparation du congrès du Mans…) si elles représentaient un véritable effort de réflexion politique et pédagogique en direction des militants et de nos concitoyens. Or, il est assez effroyable de lire la médiocrité qui s’étale dans les colonnes du numéro spécial de L’Hebdo des Socialistes que chaque adhérent a reçu au début du mois de juillet ; beaucoup de discours de la méthode, peu d’innovation, certains dépositaires tentant de compenser leur manque d’imagination par la longueur de leur texte (s’ils font de belles et longues phrases, c’est qu’ils doivent bien être intelligents, dame !), d’autres prenant le contre-pieds de ce à quoi ils nous avaient habitués les congrès précédents réduisant leur texte au maximum quand certaines de leurs idées auraient mérité un approfondissement…
Pourtant, la nécessité de faire face…
Bref à lire L’Hebdo spécial, on en viendrait presque à donner raison aux journalistes qui ne voient dans cette première phase du congrès qu’une longue montée des marches du festival de Cannes des socialistes et la mise en scène des ego avant leur affrontement. En tout cas, la qualité des différentes contributions générales ne m’apparaît pas être à la hauteur de ce qui me semble être les 5 enjeux majeurs du prochain congrès du Parti socialiste :
*
l’accumulation des défaites consécutives lors des élections nationales – présidentielles de 1995, 2002 et 2007, législatives de 2002 et 2007 – face à l’illusion de victoires électorales locales ou intermédiaires – cantonales, régionales et européennes de 2004, municipales et cantonales de 2008 ;
*
la personnalisation accélérée du débat politique, médiatique et institutionnel ;
*
la panne de la construction européenne et la crise collective de la sociale-démocratie européenne qui vient d’essuyer 13 défaites consécutives lors des 15 derniers scrutins nationaux ;
*
les 4 crises majeures auxquelles fait face la planète et qui interrogent notre modèle de développement et la pertinence des «solutions» néo-libérales (financière, climatique, alimentaire, énergétique) doivent trouver des réponses dans la gauche française et pour cela le Parti socialiste doit se doter d’un véritable programme de travail ;
*
la gauche française est anémiée et émiettée, elle doit se rassembler sur un projet et un objectif pour apporter une alternative aux Français ; pour mener à bien cette ambition le Parti socialiste doit consolider son identité politique et ses procédures démocratiques.
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« Adapter l’économie aux exigences des peuples » est selon M. Noblecourt, signe d’archaïsme. Souhaite-t-il abolir tout code du travail ? abolir les règlementations sur la sécurité des consommateurs ? voire toute législation en matière économique ?
Aucun pays sur la planète ne refuse à son Etat d’adapter l’économie pour répondre aux exigences de leurs peuples.
Même dans le pays de George Bush existe une législation en matière économique. Quant à la Chine, elle est le pays où la législation en matière économique est la plus tatillonne (cf. régime de la propriété foncière, présence d’un commissaire politique dans chaque entreprise…).
Franchement pas du tout d’accord avec Frederic Faravel.
Il y en à marre de ces « socialistes » qui passent leur temps à faire le jeu de l’UMP en disant que le PS n’a pas d’idées. Il y a déjà eu le pacte présidentiel qui était porteur des orientations futures du PS d’aujourd’hui et puis il y a la multiplicité des contributions dont certaines que je trouve de haut niveau. J’apprécie celle de Benoît mais aussi Larrouturou, Utopia, le pôle écologique et d’autres. Bien évidemment ma préférence va vers celle de ségolène Royal qui est la plus concrète politiquement parlant en permettant de définir déjà les bases d’une politique d’avenir.
Je trouve au contraire qu’il y a du bon travail de réflexion d’effectuer qui permet de mieux comprendre que nous ne sommes pas si éloignés les uns des autres. La différence se fera sur l’organisation interne du PS, sur sa présidentialisation ou non et sur le leadership.
Personnellement, je ne suis pas adepte de la « fanitude ». Ma réflexion ne s’arrête pas où commence l’étiquette. Je ne vois pas en quoi la contribution de Faravel fait le jeu de la droite. En quoi débattre fait-il le jeu de la droite ? N’est-ce pas plutôt la perte de la présidentielle qui a fait le jeu de la droite ?
En fait, selon moi, l’idéal aurait été que les contributions fussent anonymes. Ainsi, seuls les textes auraient été jugés et les réflexes claniques auraient été laissés de côté.
Mais, globalement, je trouve que les contributions sont difficiles à lire. 258 pages de propagande politique, c’est beaucoup, les esprits militants ne sont pas de simples paillassons.
Les contributions qui m’intéressent le plus sont celles qui expliquent clairement la situation internationale (car la situation de la France ne peut être envisagée hors de ce cadre), celles qui déclarent vouloir lutter contre l’idéologie du « choc de civilisation », celles qui sont offensives face à cette nouvelle version du « corporatisme » (définition du fascisme Mussolinien) qui n’ambitionne l’humanité que sous l’angle des coûts.
Depuis l’abandon de la capacité des états à battre monnaie (et donc emprunter sans intérêt), et les choix de Pompidou (ancien de la banque Rotshild) visant à obliger l’état à emprunter sur les marchés privés (donc paiement d’intérêt), l’état a perdu toute capacité d’investir dans les infrastructures d’avenir. Ainsi est le problème de la « dette ».
Au total, entre le début de 1980 et la fin de 2006, nous avons payé 1142 milliards d’euros d’intérêts. La dette, quant à elle, a augmenté de 913 milliards d’euros. Pendant ces vingt-six ans, si nous n’avions pas eu à emprunter ces 913 milliards sur les marchés monétaires, c’est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées, si nous n’avions pas abandonné au profit des banques notre droit de seigneuriage, c’est-à-dire le bénéfice, sous forme d’intérêts, de la création monétaire, la dette qui était de 229 milliards d’euros début 1980 serait inexistante aujourd’hui.
Loin de soulever ce scandale, la continue culpabilisation des citoyens à ce sujet relève de l’imposture, ni plus ni moins et contribue à cette marche lancinante vers le « corporatisme », intégration de l’état avec les forces du marché, définition du projet fasciste Mussolinien.
Le système monétaire, en plein effondrement suite à l’inextricable imbrication des dettes réciproques, mis en place par ceux-là même qui ont activement collaborés avec le fascisme (cf Annie Lacroix-Riz : Le choix de la défaite), soit sera réformé, soit sera « sauvé » par la baisse des coût de revient (les salaires, les systèmes de santé, l’éducation), exactement comme cela s’est passé avec les politique d’ajustement structurel du FMI dans les pays « en voie de développement » ou dans l’Europe fasciste des années 30. Le pillage des industries Européennes fut une première étape.
Une véritable nouvelle donne est nécessaire, selon le modèle du New-deal de Roosevelt. Une politique d’investissement pour l’avenir. Un nouveau système monétaire international.
Et ça, chez Royal, ça n’y est pas, donc sa contribution vaut 0/20
je suis tout a fait d’accord avec toi sur la facon de voir les reconstructeurs, en effet camba et barto ainsi madame avaient une idée exceptionnelle , ce c’est qu’il ya de mieux au ps depuis des années , faire travailler les gens de divers courants , —le resultat serait un projet costaud et un parti au boulot avec moins de cacophonie( comment mosco , guerini, gagneront-ils en 2012 ?diront-ils aux electeurs de gauche nous sommes un espoir pour vous , non , le pc , lo , etc— n’iront pas voter ,d’ou mosco etc— sont sur une mauvaise voie, il ne faut perdre aucune voie , meme pour le congres ;nous voyons moscovici se battre juste pour exister malheureusement au lieu d’attaquer les personnes ( fabius ,etc–) il aurait mieux fait de pondre des idées , dire ce qu’il pense ( yes we can , obama a réussi , tony blair ont imposé des themes ) moscovici nous conduit a la haine , quel parti , s’il te plait mr cambadelis ,revenez au premier amour , car là vous etes entrain de perdre le congres à cause des tactiques basé sur la haine , non sur des debats de fond ( europe , mondialisation —) , il y eut la 1 ere gauche, 2eme gauche , 3 eme gauche , nous proposons la quatrieme gauche .
je penses que mr moscovici a rater son tour , les tony blair, obama, clinton , c’est leur capacité à produire des idées qui a fait leur force pas des tactiques style laisser sa barbe , insulter les gens parcequ’ils ont voté non , whaouh en tant que militant ,un responsable comme ça ,je vote pas ,il ya pas de projet politique, juste opportunisme , je preferes encore mille fois quelqu’un d’experimenter au ps que des jeunes lions poussant les militants a la guerre fratricide
Un chercheur de l’université d’Oxford au Royaume-Uni a cependant découvert que, dans un passé lointain et complètement oublié, les femmes pouvaient enseigner le Coran et écrire les lois. Mohammed Akram Nadwi, d’origine sunnite, a commencé ses recherches sur le sujet il y a huit ans. A l’époque, il pensait faire le portrait de tout au plus 20 à 30 femmes érudites. Sa surprise fut grande quand il a découvert, à travers des textes classiques, des lettres et des dictionnaires bibliographiques conservés dans les madrasas ainsi que dans les archives des universités, qu’au moins 8 000 femmes depuis plus de mille quatre cent ans avaient contribué à l’avancée de l’islam. Femmes dont le nombre s’est considérablement réduit à partir du XVIe siècle.
Il a fallu à Akram quarante volumes pour recenser ces dernières. Une introduction de son ouvrage, qui à elle seule fait plus de 400 pages, sera bientôt disponible en anglais. Les recherches d’Akram ont également contribué à mettre l’accent sur l’attitude actuelle des femmes qui n’osent même plus aller prier dans les mosquées. En dévoilant ainsi l’histoire de ces érudites, Akram espère changer les mentalités.
« Dieu a donné aux filles des qualités et des capacités intellectuelles. Si elles ne peuvent pas les utiliser pour étudier, cela revient à les enterrer vivantes », explique-t-il à ceux qui ne veulent pas redonner aux femmes la place qu’elles ont occupée dans le passé et qu’elles méritent.
Moi je dirais qu’il faudrait voter pour quelqu’un qui a de gros sourcils parce qu’il parait qu’ils sont intelligents.
Sérieusement,
On ne va pas déterminer nos opinions en fonction du sexe de celui qui va les porter !
Il nous faut une connaissance de l’histoire :
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Il faut que les militants comprennent que pendant la guerre froide, une véritable stratégie d’endiguement du communisme a été monté par une partie des services secrets Etats-Uniens (y compris par des réseaux paramilitaires comme le gladio) et que cela a consisté par le financement des intellectuels (congrès pour la liberté de la Culture, national Endowement for democracy), l’infiltration des partis de gauche et des syndicats (Irwing Brown).
Irwing Brown, agent d’influence de la CIA envers les syndicats et les partis de gauche, s’est vanté d’avoir formé Cambadelis (et Jospin). donc je n’ai pas trop confiance en lui.
Cette stratégie n’a pas pris fin avec l’arrêt de la guerre froide. Aujourd’hui un grand nombre de fondations privées soit-disant philanthropiques fondée par les familles Ford, Rockfeller, Soros – pourtant connus pour leur collaboration avec le fascisme et le nazisme -, et autres affiliées aux services-secrets US (30 milliards de dollards de bufget) telle la French American fondation (dont sont membres Hollande, Montebourg) financent et soutiennent des intellectuels pour influencer les opinions et les débats démocratiques (révolution orange, révolution des roses, 68 ?)
Les défaites de la gauche sont aussi directement issue de cette histoire. Il n’y a donc aucune raison de changer nos idéaux. En effet, même si le système communiste s’est effondré, le mépris des pauvres (prolétaire, étymologiquement, bon qu’à faire des gosses) n’a pas changé chez les classes dominantes (voir sur dailymotion Aaron Russo rapporter les confidences de Nick Rockfeller) et leurs véhélités de contrôle sur le peuple non plus.
On nous saoule d’un jargon économique fataliste, mais il y a des choix qui sont faits, la monnaie est gérée de manière complètement biaisée de sorte que la propriété individuelle prévaut dans les faits aux droits humains fondamentaux.
Si l’état avait droit de seigneuriage, c’est-à-dire, le droit de créer lui-même sa monnaie pour investir dans des projets d’avenir collectif, sans payer d’intérêt, il n’y aurait pas de dette aujourd’hui, car entre 1980 et 2006, car les contribuables français ont déjà payé 1142 milliards d’euros d’intérêts. Avec les 41 milliards que l’on paye chaque années, des projets pour améliorer l’hôpital, les crêches, les voies ferrées, les écoles, les hospices et autres infrastructures d’énergie renouvelable avanceraient rapidement.
Hélas, Pompidou et Giscard ont choisi d’interdire à l’état la création monétaire et le traité de Maastricht l’a élevé au rang de principe constitutionnel prévalant sur tous les droits humains.
Il n’y a donc pas de fatalité, des choix ont été faits, celui de donner le monopole financier à des organisations privées, ce dont ce sont emparé de grandes familles qui ont collaboré au fascisme dans les années 30.
J’attribue la mollesse idéologique de la gauche à cette infiltration tant dans ses débats que dans ses institutions. Le thème archaïche / modernité est bien évidemment une illustration de cette pression.
Soyez-en conscient, camarades, ne soyez pas dupes car c’est le fascisme qui nous guette, la propriété privée ne doit pas tout commander, la prééminance de la finance sur nos vies n’est pas une fatalité.
Choisissons la surprise, tout en restant sur nos gardes face à la trahison.
Cette intervention illustre ce que je redoute le plus du mouvement pour lequel j’ai pourtant signé…
Parler de fascisme, faire preuve de paranoïa…
Allez hop, on confond tout, on mélange tout… et on perd en crédibilité!… et on perd tout court, et au final, c’est ce contre quoi on lutte qui finit par gagner.
Des données incontestables argumentées calmement, dominées par un point de vue objectif et non dogmatique, c’est ce qu’il nous faut, l’intervention de Stiglitz est pour cela très intéressante.
Il faut cesser les délires qui n’intéressent pas les couches populaires. Il faut proposer et agir, regarder vers l’avenir, être plus proche des gens…
Bonjour Benoît,
Souviens-toi de septembre dernier au Puy en Velay!
Je pense sincèrement que la meilleure réponse à ce refus du « Monde » est qu’au Congrès de REIMS, les socialistes de Benoît et Henri, de Gérard et D&S, de Jean-Luc et PRS, de Laurent, de Marc et FM, de Marie-Noëlle et Paul, de Pierre, Jacques et qqs autres se regroupent enfin pour bien montrer de quels socialistes le PS a besoin avec quel projet, pour le plus grand bien de la Gauche et du Pays.
Mon amitié,
Gilbert de Pertuis en Luberon.
A Benoît Hamon,
A lire absoument !!! Le livre du sociologue Jean-Pierre Le Goff intitulé « LA FRANCE MORCELEE » aux éditions Folio publié en 2008. Excellent livre d’analyse des discours de la campagne pésidentielle, etc. Je ne l’ai pas fini donc je ne peux en dire davantage sur le reste du contenu. Et tout cela pour la petie somme de 7,49 euros. Mais vraiment, vraiment à lire !!!
Pour la collaboration de la Banque de France, voir les conférences de Annie Lacroix-Riz (sur Dailymotion par ex).
Pour la collaboration des élites Américaines, se renseigner sur Prescott Bush (grand-père de Georges W Bush) qui s’est fait saisir 4 sociétés avec son associé Harrimann pour commerce avec l’ennemi. Voir aussi les collaborations notoire de Ford, Rockfeller.
Pour la considération que porte les élites aux peuples, voir les confidence de Rockfeller rapportée par Aaron Russo (sur Dailymotion, par ex)
Pour les réseaux paramilitaires crées dans toute l’Europe : Voir le rapport Andreotti sur l’opération Gladio et les réseaux stay-behind, impliqués dans les années de plombs. Des procès ont eu lieu à ce sujet en Italie et en Belgique. Les éléments ont été recrutés parmi les hommes de mains fascistes et Nazis, d’Italie, d’Allemagne (Barbie est cité), et des pays tombés sous la coupe Russe (http://www.informationliberation.com/?id=16921) Oswald Lewinter affirmant qu’Al Quaida fut créé sur le même modèle.
Voir le scandale de congrès de la liberté de la culture, financé par la CIA pour mener une stratégie d’influence des intellectuels européens
Voir l’opération Paperclip (récupération des médecins ayant travaillé dans les camps Nazi pour l’Office of Service Secret.)
Voir l’opération MK-ULTRA, expérimentation sur le contrôle mental des individus.
Voir la vidéo de Naomi Klein « La stratégie du choc ».
Voir l’interdiction faite à l’Etat d’emprunter à la banque de France décrétée par Pompidou (Ancien de la banque Rothschild), au début des années 1970. Entre 1980 et 2006, les contribuables ont payé 1141 milliards d’intérêt. Autrement dit, si l’état avait gardé le droit de seigneuriage, il n’y aurait pas de dette aujourd’hui.
Voir le film Money as debt, pour voir comment la monnaie est gérée au strict profit des financiers. Toutes les régulations mises en places après 1929, ont patiemment été détricotées. Aujourd’hui, le système financier explose.
Voir les agissement de la fondation « Open society institute » de George Soros (par ex : http://www.osgf.ge/?l=2), qui consiste à financer « l’ouverture des sociétés », et des fondations Fords et Rockfeller pour influencer les intellectuels, les opinions publiques dans les pays.
Voir la personnalité d’Irwing Brown, chargée d’inflitrer les organisations de gauche.
Il n’y a rien de compliqué, la stratégie est assez simple, je trouve.
l’issue du Congrés est évidente : les socio-libéraux vont l’emporter et sera 1er secrétaire un des leurs, moscovici ou un autre, peu importe ; leurs adversaires doivent n’avoir de cesse de dire à, l’opinion que cette ligne n’a rien à voir avec le socialisme et que l’orientation libérale du PS ne fait plus aucun doute ; il faudra dire et répéter que la ligne du PS n’est clairement plus socialiste et demander que le PS change de nom ( cf Valls) et ne s’appelle plus part socialiste ; il faudfra même prendre l’initiative du changement de nom : parti social-démocrate, parti démocrate…
l’issue du Congrés est évidente : les socio-libéraux vont l’emporter et sera 1er secrétaire un des leurs, moscovici ou un autre, peu importe ; leurs adversaires doivent n’avoir de cesse de dire à, l’opinion que cette ligne n’a rien à voir avec le socialisme et que l’orientation libérale du PS ne fait plus aucun doute ; il faudra dire et répéter que la ligne du PS n’est clairement plus socialiste et demander que le PS change de nom ( cf Valls) et ne s’appelle plus part socialiste ; il faudra même prendre l’initiative du changement de nom : parti social-démocrate, parti démocrate…une fois le nom changé , très simple pour les vrais socialistes : sortir du parti au nom nouveau et recréér un parti socialiste , avec une vraie ligne socialiste , et les victoires électorales sont assurées..génial, non?
En réponse à ase42 sur un dialogue précdent,
Sur la scène sociale ou plus exactement sociétale et politique, il ne peut y avoir de confusion dans l’émission de messages car cela amène de la confusion chez es récepteurs de ce message donc voilà pourquoi la gauche ne doit pas parler de l’assistanat donc oui il faut rester à la maison et revoir ses copies en politique avant d’émettre des messages confus surtout lors d’une campagne, c’est-à-dire en combattant une vision opposée de la politque économique et sociale. Ce qui n’empêche pas les débats avant les campagnes officielles. En politique comme les messages s’adrssent à des masses de gens, il faut que les messages soient clairs !! Mieux vaut parler de redéploiement de budget, de chasse aux effets pervers ou des profiteurs ou abuseurs et ce quelque soit leur situation financière donc chez les très riches aussi. La dépénalisation du droit des affaires, ce n’est pas rien. A gauche, il faut vraiment se focaliser sur les gens qui travaillent mais qui sont pauvres et sur l’impact de l’économie néolibérale sur les différents secteurs du travail, de l’emploi !!!
Donc il faut savoir dans quel camp on est pour se battre clairement contre le camp opposé ou les tendances opposées sinon confusion des messages dans la tête des gens (qui je le rappelle,ne sont pas tous des passionnés de politique et se fient à ce qui se dégage comme fumée, odeur, visibilité des messages des candidats ) alors ils vont aller écouter les adversaires et voter pour eux pour peu qu’ils leur apparaissent plus sérieux ou plus compétents ou plus volontaristes !!!
En politique, les messages doivent être clairs, concis et précis car ils s’adressent aussi à tous ceux qui ne sont pas des passionnés de politique et qui votent !
Si ségolène a eu l’étiquette de girouette collée par les candidats des autres partis, ce n’est pas pour rien car elle n’a pas été claire dans ses feuilles de route.
La gauche doit montrer qu’elle veut à la fois le bien-être de tous les français sans en laisser sur les bords de route et une France brillante si elle veut gagner sinon elle perdra encore. Il faut culpabiliser la droite qui est tout de même amplement responsable de la baisse du pouvoir d’achat actuel par sa non gestion des risques pourtant amplement prévisibles car ce ne sont pas des responsables sages mais des croyants !
Sinon, saviez-vous que le porte-parole actuel du gouvernement était un des étudiants non grévistes qui ont forcé la Sorbonne en 1986 face aux grévistes pour briser le mouvement !!! En allant sur le site de l’ina, on le voit dans un extrait !!!
Florentis, c’est passionnant tout ce que vous dîtes mais alors on fait quoi? C’est intéressant de dénoncer les actions souterraines et les prises de pouvoir dissimulées mais que fait le pauvre pékin(tiens intéressant au moment des jeux olympiques) comme moi pour enrayer le système. On note que cela ne date pas d’hier et que ce n’est pas demain que ces malfras vont cesser de sévir.
Votre contribution ne donne pas envie de s’engager de quelque bord que ce soit, mieux vaut rester devant sa télé comme un
veau à regarder ceux qui nous trahissent tous les jours avec notre bénédiction!
si l’apport culturel est toujours intéressant pour comprendre le monde, je crois qu’il ne faut pas tout mélanger et en tous cas mélanger ces complots les plus sombres de l’humanité avec un projet politique. Ce sont 2 choses différentes.
Mélanger les 2 est dévastateur pour la gauche.
Intuitivement, je pense que tout le monde sait que l’on vit dans un monde de pourris où les puissants emploient tous les moyens pour être encore plus puissants.
Mais là n’est pas la question!
La question est « que proposons nous en tant que socialistes, en tant que parti de GAUCHE?!! »
Il faut se présenter à la population avec un projet clair, argumenté et ambitieux. Je pense pouvoir dire qu’un smicard ne voit pas en quoi Rockfeller ou machin pourra ou non l’aider à boucler ses fins de mois!
Evidemment, éclairer les consciences est une « mission » mais la première des socialistes est de présenter un PROJET politique cohérent, volontariste, exigent pour une justice sociale, enfin!
Les victimes de la droite s’accumulent mais elles veulent aussi se projeter dans l’AVENIR, pouvoir faire confiance à la gauche!
Vos commentaires me plaisent Nicolas et on vous sent sincère et motivé. Le seul problème est que les gens n’auront pas confiance tant qu’on ne leur aura pas prouvé par des actions concrètes qu’on pouvait obtenir leur confiance.
Quand certains disent la gauche et la droite c’est pareil, c’est bien parce qu’ils ont été trahis à un moment ou à un autre. Il faut mettre des actions derrière les paroles et c’est vraiment ce qui fait défaut actuellement.
D’autre part tout le monde n’a pas la même vision des choses et des évènements et chacun se réfère à sa propre situation. Quand la gauche parle au nom des socialistes en général, chacun ne reçoit pas le message de la même manière.
Les politiques semblent se positionner toujours au-dessus des citoyens en général et donnent toujours l’impression de connaître les remèdes aux maux de la société. Mais en paroles seulement!! Quant il s’agit d’actes c’est une autre histoire! D’autant que les actions prises n’auront sans doute pas l’effet escompté puisqu’elles ne seront pas en accord avec l’attente de tous.
Tout cela est bien compliqué.
mais une chose sur laquelle on est d’accord, il faut parler clairement et de manière précise, apporter des arguments convaincants.
Quand vous dîtes une justice sociale enfin, qu’est ce qu’une justice sociale pour vous? Voilà déjà un grand débat.
Cher Nicolas,
cela fait partie des petits reproches que je peux faire à l’hebdo des socialistes : l’absence de l’histoire contemporaine ne permet pas au militants de comprendre le monde dans lequel ils vivent. Au contraire, sur chaque thème, issu de l’actualité, l’hebdo nous indique ce que pense les membre du BN. Je pense que chacun des militants a un esprit critique pour peu qu’on lui donne des informations qui l’alimentent, et dans ce cas, il pourra développer lui-même des argumentaires, démultipliant l’efficacité du PS.
Il me semble impossible d’imaginer le futur, sans avoir une connaissance correcte du passé. Le PS ne doit réagir au fil de l’actualité du 20 heure, sans relier les diverses informations entre elles.
Quelle est l’idéologie de la gauche historiquement ?
C’est la distinction des classes : la classe prolétaire (celle qui obéit), la classe bourgeoise (celle qui commande). La nécessité de la gauche s’est fondée sur le fait que les demandes d’amélioration de condition de vie la classe prolétaire étaient toujours méprisées par la classe bourgeoise capitaliste, d’où la nécessité pour les prolétaires de s’as-socier (étymologie de socialisme). Evidemment la notion de classe peut être envisagée souplement car certains obéissent et commandent en même temps (les cadres, petits patron en sous-traitance, par ex).
Face à ces associations pour mener les revendications prolétaires, la classe bourgeoise n’est pas restée inerte. Historiquement, elle s’est bien souvent alliée avec l’idéologie fasciste, non seulement dans toute l’Europe, mais aussi, ce que l’on sait moins dans tous les USA.
Ici, une vidéo rappelant quelques faits historiques : http://video.google.fr/videoplay?docid=-3214326731439639029&hl=fr
Ford, IBM, ITT, Exon, Texaco, ont fortement collaboré avec Hitler, ce sont des faits. Les Etats-Unis ont protégé des dignitaires Nazis (Barbie) et créés des réseaux paramilitaires en Europe, Moyen-Orient, au Maghreb tout en recyclant les hommes de mains d’extrême-droite pour leur anti-communisme. Que sont devenus ces réseaux ? Se seraient-ils volatilisés comme par magie ? J’en doute.
Aujourd’hui, même si l’URSS n’est plus, et que la gauche « oublie » l’idée même de classe, il n’empêche que l’internationale bourgeoise (à tendance plutôt fasciste) conserve toujours la même idéologie. D’où les luttes partout contre les syndicats, le refus d’augmenter les salaires, l’appropriation des services publiques …
Les militants ne doivent pas être naïfs, ils doivent savoir relier ces faits disparates, souvent expliqués en terme de fatalité, de modernité …
Renseignez-vous également sur le courant théo-conservateur américain, dont fait partie Bush, et sur le sionisme chrétien, dont beaucoup d’adeptes son pourtant d’anciens soutiens d’Hitler, ce qui montre leur cynisme.
Aujourd’hui, le système financier avantage indument les spéculateurs, il s’est organisé de manière autonome, sans accepter de régulation. Au départ du New Deal, Roosevelt avait fait fermer toutes les banques, pour vérifier leurs comptes, et opté pour une séparation juridique des métiers bancaires (banque de dépot, banque d’affaire). Durant les année 1970, 1980, à l’essor du néo-libéralisme, toutes les protections du New Deal ont été détricotées. Aujourd’hui, 30 ans plus tard, le système financier est déjà en miette. Les mêmes erreurs que 1929 ont été reproduites. La conséquence de ce système financier en roue libre est que de fait, ce sont les financiers qui décident des investissements.
Quels sont donc les choix effectués ?
- Déménagement d’usine et dé-localisations.
- Spéculation immobilière et sur les matière première.
- Prise de contrôle des médias
- Investissements dans la sécurité.
- Investissements militaires
- Investissement dans la génétique
Clairement les choix d’investissement se font sur deux plans principaux :
- Pillage de l’économie productive réelle pour créer des valeurs fictives sur les livres de compte
- Contrôle des populations (des esprits par les médias, des corps par la sécurité et la génétique).
Cela a-t-il à voir avec les aspirations des peuples (ceux qui obéissent) ?
Où sont les infrastructures pour passer le pic pétrolier sans dommage ?
Où sont les investissements dans les usines pour donner du travail aux gens ?
Où sont les investissements dans l’agriculture pour nourrir les populations ?
Le « théorie » néo-libérale a trouvé le moyen de faire passer des choix concrets pour des nécessités scientifiques.
Quelles solutions ?
Quand une logique est délétère, il faut en changer les postulats, donc les règles, il faut sortir du cadre dans lequel on nous contraint subtilement à penser.
Il faut une véritable nouvelle-donne :
Mettre au pas les financiers, et redonner au pouvoir politique démocratique les capacités de décider les investissements d’avenir. Certains proposent un nouveau Bretton-Woods (solidarité et progrès, Lyndon Larouche), d’autres souhaitent redonner le droit de seigneuriage aux nations, d’autres encore souhaite créer une nouvelle monnaie dont la valeur est liée aux résultats sociaux et écologiques (écosociétalisme). Le PS peut s’ouvrir à ces idées.
Les dégats de ce capitalisme sont tels que certainement il pourra trouver beaucoup d’alliés de par le monde (Amérique du Sud, Inde, Afrique, Russie, Chine, Moyen-Orient).
Il n’y a donc pas lieu pour le PS de s’aligner sur des visions Anglo-américaines. Au contraire, s’en détacher, en restant raisonnable, sera bénéfique pour la paix dans le monde
Merci Florentis pour ces infos, j’ai regardé la vidéo et j’y ai trouvé des enseignements très informatifs pour moi qui m’intéresse plus à la science qu’à l’histoire en ce moment.
Vos propos sont sensés mais comment voulez vous atteindre le public avec ces arguments. D’abord vous discutez entre vous et c’est ce que je reproche à B.Hamon. Malgré toutes ses interviews et ses déplacements, il reste enfermé dans une certaine classe de population et ne trouve pas les moyens de toucher tous les citoyens. D’ailleurs parfois il a la réponse acide envers celui qui le contredit..
C’est peut-être volontaire aussi, comme pour vous, le fait de vous renvoyer les arguments de l’un à l’autre sans atteindre la masse.
Dédolée de m’interposer dans votre débat idéaliste (mais intéressant toutefois)
Chère Rosalie,
Je voudrais préciser que je suis un simple citoyen et même si j’ai pris ma carte au PS, je n’ai d’adhésion à aucun courant (à l’époque j’estimais qu’une révolution écologique était indispensable pour passer le pic pétrolier et je considérais que cette révolution devait être de gauche). Ce que j’évoque, je le fais sur la foi de mes tribulations d’internaute et de lecteur. Cela ne représente en rien les positions du courant « reconquêtes », même si je m’accorde sur certains points comme la nécessité de lutte contre le choc des civilisations et la nécessité pour le PS d’être de gauche. Personnellement, du point de vue du contenu des contributions, celle qui m’a le plus intéressée est celle d’Utopia, car elle a le mérite d’analyser en profondeur le fonctionnement du système.
En tant que citoyen, je discute avec mes concitoyens (beaucoup) et le fait que l’on m’écoute au quotidien me montre que ces arguments ne sont en rien idéalistes, mais au contraire concrets. Après chacun fait ce qu’il en veut, et cela n’a d’autre objet que d’alimenter l’esprit critique des militants.
B Hamon n’a pas les moyens de toucher les citoyens ? En effet, on constate que même des organes de presse réputés « sérieux » (comme le monde – mais le monde n’est plus sérieux) mènent une campagne de diabolisation de celui-ci.
C’est aux citoyens de s’informer par eux-même, avec internet, c’est possible.
Continuer à pratiquer la démocratie ainsi, par la consommation d’opinion toutes faites dictées par des personnes d’autorité, aboutit dans les faits à se laisser déposséder des vrais enjeux citoyens.
Alors affranchissez-vous, menez vos propres recherches, faites-vous votre propre opinion, qu’y risquez-vous ? Que l’on vienne vous arrêter pour pensées subversives ? C’est vrai qu’EDVIGE n’est pas rassurant.
Il y a un privilège exorbitant des médias de masse car ils peuvent imposer leur vision des enjeux à un très grand nombre de gens.
Mais la démocratie, c’est avant tout les citoyens qui débattent entre eux. Des études ont montré qu’en terme de relations personnelles, chaque citoyen connait environs 100 personnes (ou encore que chacun est à 7 poignées de mains du pape). Alors, Rosalie, faite le compte, factoriel 100 (100!) fait 9,3.e^157.
Les informations peuvent se propager très vite !
Les citoyens sont aptes à penser par eux-même, qu’ils en profitent, qu’ils échangent, qu’il ne s’occupent pas de stratégie politique, ni de qu’en-dira-t-on.
Le meilleur moyen de s’affranchir des pressions, comme ce fut le cas pour le référendum sur le TCE de 2005, est de prendre le contre-pied.
Il y a plusieurs façons d’aimer. Soi, par égocentrisme ou égoïsme. Une obsession de soi jusqu’à l’orgueil et l’arrogance. Un amour tellement naturel, un amour tellement dangereux. Ne voir le monde qu’à travers soi : s’aimer au point de ne penser qu’à soi et, au cœur de ce mystérieux paradoxe, s’aimer au point de s’oublier.
Aimer sa mère, son père, son mari, sa femme, sa fille, son fils, dans le creuset des habitudes : ne plus rien apprendre de cet amour que dans les accidents ou les absences. Devenir inattentif devant de si habituelles présences…étrange paradoxe, … devenir aveugle de trop voir. Perdre le sens parce que l’on est gagné, noyé, emporté par ce quotidien tant répété.
le texte n’est pas de moi, mais c’est très vrai, et très beau
Justice sociale…
Difficile à définir précisément!
Mais pour moi, c’est travailler sur les inégalités:
- égalité des chances à l’école
- égalité salariale homme-femme
- égalité devant l’emploi que l’on soit homme, femme, mère, handicapés, quelque soit la couleur de peau
- que tout le monde puisse avoir le minimum vital: un toit correct, de quoi manger, éduquer ses enfants et vivre en sécurité (justice)
Et, pour moi, le rôle de la gauche politique est d’avancer des propositions claires et courageuses, réellement applicables.
Moi je serais partisan de mettre tout à plat:
qu’est-ce qui doit être public, qu’est-ce qui peut ne pas l’être?
Moi ça me dérange de savoir que de l’argent public sert à des entreprises qui se comportent comme des multinationales classiques: inhumaines!
Beaucoup de connaissances en matière économique me manquent mais j’ai le sentiment qu’on devrait concentrer l’argent public sur les besoins vitaux:
éducation, énergies, justice, eau
dans d’autres domaines, cela passerait par un rôle de régulateur de la part de l’état en veillant à ce que le public ait un égal accès à des services
Donc nationalisations et privatisations.
Evidemment, il faudrait faire preuve de courage… parce que certaines privatisations créeraient des remous (y compris parmi notre électorat…) tandis que des nationalisations en créeraient d’autres (parmi les « puissants »).
Il faut lever les tabous.
Je discute pas mal avec des gens de la LCR (ou NPA).
Je trouve toujours des limites à leur fonctionnement même si j’admire la pureté de leur engagement.
Pour moi, ils sont, avec d’autres partis et associations (attac, les faucheurs…), la conscience de la gauche de gouvernement. Ils sont complémentaires.
Mais croire que tout doit être public (sous le quasi seul prétexte que c’est a priori bien) est tout aussi ridicule que de croire que tout doit être privé.
Moi aussi j’ai bien aimé la contribution Utopia. Mais, comme l’indique son nom, c’est une Utopie, et pendant ce temps-là, la droite, elle, agit et détruit pendant que les doux rêveurs décrivent un monde meilleur. J’aime bien les doux rêveurs, là n’est pas le problème. Mais, il faut de l’action, ce qui n’empêche pas de l’authenticité.
Je ne sais pas si je suis clair.
Avoir du courage, ce serait dire: ce n’est pas aux grandes surfaces de créer du pouvoir d’achat! c’est le rôle des salaires! Une grande entreprise de distribution n’est pas là pour rendre service à la population, elle est là pour faire du profit, comme toute entreprise. Donc si elle baisse ses prix alors c’est qu’elle rogne sur autre chose: les salaires et l’emploi; et c’est les salariés qui en paient le prix! Quand je vois de grandes affiches de pub sur le pouvoir d’achat chez Edouard… ça me rend fou!
Bon, j’arrête!
bonne nouvelle, je suis aussi une fausse réformiste alors. Si je ne partage pas tout, je pense, et la lecture de plusieurs économistes, pas « gauchistes », le montre bien , c’est la tentation néo libérale qui a posé problème à l’ensemble des partis socio démocrates , nous compris. le néo libéralisme privilégie forcément l’économie des services (retour rapide sur investissement) et met à genoux la politique industrielle qui aujourd’hui a besoin d’Etat.A force de privilégier la rémunration du capital, comme le fait la droite sans vergogne depuis 6 ans, nous passons à côté des défis industriels (les bio tec ou la santé) , la pays va mal et le chomage ne progresse peu qu’en raison de la situation démographique.
C’est archaïque aujourd’hui de penser que la régulation est d’hier, la modernité demande de revoir les logiciels mais dansle bon sens : produire pour redistribuer, équilibrer, sortir de l’échec de l’économie des services. Cela se fera non pas avec un protectionisme obsolète ou fausse solution, mais en appliquant les vrais principes des avantages comparatifs qui sont utilisés par la droite pour construire la « pop économie »( baisser les alaires et les charges pour sauver vos emplois)
bonne nouvelle, je suis aussi une fausse réformiste alors. Si je ne partage pas tout, je pense, et la lecture de plusieurs économistes, pas « gauchistes », le montre bien , c’est la tentation néo libérale qui a posé problème à l’ensemble des partis socio démocrates , nous compris. le néo libéralisme privilégie forcément l’économie des services (retour rapide sur investissement) et met à genoux la politique industrielle qui aujourd’hui a besoin d’Etat.A force de privilégier la rémunration du capital, comme le fait la droite sans vergogne depuis 6 ans, nous passons à côté des défis industriels (les bio tec ou la santé) , la pays va mal et le chomage ne progresse peu qu’en raison de la situation démographique.
C’est archaïque aujourd’hui de penser que la régulation est d’hier, la modernité demande de revoir les logiciels mais dansle bon sens : produire pour redistribuer, équilibrer, sortir de l’échec de l’économie des services. Cela se fera non pas avec un protectionisme obsolète ou fausse solution, mais en appliquant les vrais principes des avantages comparatifs qui sont utilisés par la droite pour construire la « pop économie »( baisser les alaires et les charges pour sauver vos emplois).Etre socialiste aujourd’hui c’est aussi prendre acte de l’échec des politiques soi disant modernes, c’est écouter non pas ls économistes des années 70 mais ceux qui aujourd’hui écrivent et décrivent la réalité du monde en appelant la petite europe à sortir des recettes neo liberales qui marquent partout l’échec des socio démocrates , la situation économique n’est guère florissante, et la victoire de la rémunération du capital qui montre ses limites. Etre réformiste aujourd’hui c’est faire de la politique industrielle une affaire d’Etats et d’EUrope, c’est changer les macroéconomies, sans les socialistes, ce n’est pas gagné!
fausse manoeuvre; réaction pas corrigée, excuses
m lebranchu
D’accord avec vous Mme lebranchu,
les choix économiques effectués dans le passé ont peu à voir avec l’économie. Dès le New Deal, Roosevelt avait mis au pas les banques pour faire face à la catastrophe engendrée par la gestion uniquement privée de la monnaie et des investissements. L’essor néo-libéral, détricotant les protections anti-abus du capitalisme, s’est présenté comme une nécessité « scientifique », mais en réalité ce furent des choix politiques aux conséquences que l’on observent aujourd’hui : La surpuissance des intérêts privés, dictant l’orientation des investissements, en dehors de l’intérêt général et qui finit par s’auto-détruire. Comme les investissements dessinent l’avenir d’une société, leur abandon aux intérêts privé, posent même des problèmes pour une démocratie effective. On voit tous les jours que les citoyens n’ont aucun pouvoir.
Le PS a participé à cela, sans doute complexé qu’il fut en matière économique.
En fait, je pense que l’économie ne peut être envisagée correctement en omettant les choix politiques concrets et la structure sociale de la société.
Les citoyens demandent votre aide car ils sont totalement dépourvu de toute capacité d’influence sur le cours de choses.
Je trouve que la politique industrielle est indispensable (le public et la démocratie pèse sur les choix d’investissements) et aussi un nouveau Bretton Woods, pour assainir l’utilisation de l’instrument monétaire. Il faut une nouvelle donne planétaire en ces matières.
Nicolas,
La stratégie n’est pas du ressort des militants. Si stratégie il doit y avoir, alors elle incombe aux dirigeants, qui l’expliqueront en temps utile.
L’angle de tir d’Utopia me plait. Il va à la racine des choses : il décrit les croyances et l’idéologie qui sous-tendent l’action de chacun dans la société. Les contribution de Hamon et de Larouturou vont dans le même sens et d’autres aussi (je n’ai pas tout lu).
Si ces croyances perdurent, cela mènera à la société à la tragédie. Si ces croyances sous-jacentes ne sont pas résolument démontées, alors tout continuera (puisque ce qui sous-tend les choix ne change pas) et dans ce cas pourquoi se plaindre qu’il n’y a pas d’alternative ?
Le temps d’aujourd’hui n’est pas celui de répéter un énième projet présidentiel, il est celui d’affirmer une vision des choses, une interprétation de gauche. Les militants à force de vouloir paraitre raisonnables, finissent par tenir des discours de droite, proposer des mesures technique en entérinant les règles actuelles, sans aller au fond des choses.
Pourtant beaucoup de règles actuelles sont injustes, inégalitaires et elles ne sont pas indépassables.
Je considère moins les propositions d’Utopia -et ce n’est pas une étiquette qui me fait peur-, pour la simple raison que quand les ressorts idéologiques actuels qui sous-tendent les choix de chacun auront fini de mourir, alors le renouveau des conceptions fera que beaucoup de nouvelles idées apparaitront, par la démocratie elle-même.
Il faut s’orienter vers un nouveau New-deal (une nouvelle donne).
Je suis bien d’accord pour dire que les nationalisations ne doivent pas être tabou, mais il faut reconnaitre que celles-ci sont absolument impossibles si les règles monétaires ne changent pas (monopole des banques privée pour la création monétaire), sous peine de voir la dette continuer à augmenter (et donc les remboursement).
Je pense que faire surgir le problème de la création monétaire est un enjeu majeur : cela permettra aux gens de comprendre qu’il n’y a pas de fatalité, que la démocratie peut investir dans son avenir, montrera que la politique de Sarkozy (remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite) n’obéit pas à la nécessité mais est un choix politique.
N’as-tu jamais été frappé par la contradiction historique entre le plongeon dans la crise en 1929 et quelques années plus tard l’afflux de l’argent permettant de financer une guerre mondiale ? Ou encore l’état de misère de l’Europe en 1945 et le trentes glorieuses ?
L’argent cela se crée. C’est une arme redoutable. Alors cela devrait être géré de manière correcte. Et pour cela, le monopole des intérêts privés sur la question n’est pas acceptable. D’autant qu’il amène au désastre.
Eh bien, je pense moi que ce sont les militants qui font le parti, les dirigeants doivent suivre l’avis des militants et non l’inverse. Si ça avait été le cas, le PS aurait dû dire non au TCE au lieu de suivre ce que disaient une grande part des dirigeants.
Sur la création monétaire, alors là, je reconnais que je suis un ignard!
J’ai bien aimé la contribution de Larauturou encore qu’elle est très portée sur l’économie, mais elle a l’avantage d’être chiffrée et argumentée de manière objective.
Je crois que le PS devra travailler le fond ET la forme. Parce que, quand je vois que dans mon département, les « sympathisants » de la gauche du parti ont envoyé des candidatures aux sénatoriales hors délai ou n’avaient pas envisagé de candidat comme premier fédéral parce qu »‘ils ne pensaient pas être majoritaires, ce qu’ils étaient finalement… je sens la spirale de la défaîte inéluctablement engagée à force de n’envisager que les beaux concepts aux mépris des « basses tâches » de prise de pouvoir. J’ai peur que ce ne soit tout simplement qu’une peur d’être aux manettes: c’est effectivement plus confortable de ne pas y être et de critiquer… et on retrouve là la proximité avec la gauche de la gauche!
Pour en revenir à Mme Lebranchu, je pense n’être pas le seul à ne pas avoir compris son rapprochement avec Moscovici… mais il y a sûrment des intérêts qui m’échappent.
Tout à fait d’accord, ce sont les militants qui font le parti. Les dirigeants suivront. D’où il serait bien que les militants signent pour les contributions qu’ils estiment de qualité et non pas qu’ils s’occupent de stratégie en visant à vue de nez : « Selon les sondages, en votant pour un tel, on aurait plus de chance de gagner … ». Ca n’a pas fait preuve d’efficacité. Les militants et le parti gagneraient à s’affranchir de toute pression. C’est tout de même pas la presse qui définit ce que je dois penser ! A ce propos, souvent dans les réunions du PS, je remarque que les camarades sont particulièrement intoxiqués car j’entends souvent repris des interventions totalement calquées sur des opinions émises par des journalistes. Cela m’avait frappé en arrivant au PS. Donc pour s’affranchir des pressions, et retrouver l’esprit critique, il ne serait pas inutile d’éviter de se gaver des opinions toutes faites transmises par les médias.
Pour en revenir aux contributions.
Je partage ton avis, je trouve que celle de Larrouturou (urgence sociale) est vraiment très bonne. Elle montre clairement le monde dans lequel nous sommes et son évolution (j’adore les graphiques, c’est très parlant, ah, si on avait eu ça à la présidentielle !). Comme en plus, elle se prononce sur un nouveau Bretton Woods, je ne peux qu’approuver, car, pour moi, c’est la condition sine qua non, pour sortir de l’impuissance politique. Donc je mets 3 étoiles.
J’aime aussi beaucoup celle d’utopia, car elle tente de comprendre en profondeur l’idéologie actuelle de la société, celle qui mène à la catastrophe écologique, condition sine qua none, selon moi, pour l’éviter. Du point de vue des propositions économiques, elle n’est pas aussi poussé que celle de Larrouturou, qui elle, en revanche reste plus discrète sur les enjeux écologiques. En fait, je les trouvent très complémentaires toutes les deux. Je mets donc aussi 3 étoiles pour Utopia.
En ce qui concerne les autres contributions, toutes celles qui contestent formellement la thèse du choc des civilisations, condition sine qua non pour la paix dans le monde, apporte aussi quelque chose de très important à mes yeux.
Je mets 2,5 étoiles pour celles-ci : Reconquête (Hamon), Reconstruire à gauche (Fabius), car elle proposent en plu un pôle financier français, des investissements productifs pour l’avenir et la CERI.
Réinventer la Gauche (Mélanchon), s’engage aussi pour la paix, de même que Aubry et Linemann mais je trouve cela plus inégal, je leur mets 2 étoiles.
Bon, je ne vais pas toutes les faire. Passons à celles que je trouvent mauvaises.
Besoin de gauche (Moscovisci, Montebourg), la motion des atlantistes, son allié Lebranchu, Gorce : 0 étoiles.
Ayrault : Ca n’apporte pas grand chose : 0,5 étoiles
Delanoë, Royal, Hollande sont très décevants, ils passent à coté des enjeux : 1 étoiles.
Le reste entre 1 et 1,5 étoiles.
J’ai seulement survolé les contributions pour le moment car débordée de boulot cet été sauf celle de BH bien entendu puisque j’ai écrit pas mal tout de même pour et je suis une des signataires mais ce week-end je les lis toutes.
Le critères primordial à prendre en compte pour un pays est l’investissement dans la recherche car je rappelle tout de même que ce sont les chercheurs qui sont à la source de l’innovation et donc de la compétitivité mondiale et des créations d’entreprise par conséquent et de fil en aiguille de la création d’emplois !!!
Pour le reste, éducation, santé les socialistes sont tous d’accord.
Inutile donc de vous dire qu’il y a des contributions qui ne valent rien à partir de ce critère car comment ne pas progresser socialement si le progrès en terme de recherche et innovation n’avance pas ou est en retard sur les autres pays!! Mais il faudrait que la croissance soit calculée ausi sur l’indication de santé sociale (I.S.S.) !!!