juil
25
2008
En réponse à la chronique de Michel Noblecourt parue en page 2 de l’édition du week end du Monde et intitulée » PS : les faux convertis au réfomisme« , j’ai demandé au journal de publier la brève réponse suivante. Elle a été rejetée. Je ne commenterai pas ce choix.
La voici :
Lettre ouverte aux modernes du 20ème siècle.
20 ans que je suis membre du PS. Et presque aussi longtemps que je lis le Monde. Et là vendredi soir, sous la plume de M. Noblecourt, le Monde s’interroge en page 2 à savoir si «M. Hamon (…) a encore sa place dans un Parti Socialiste ouvertement réformiste ». Ciel ! Je me serais bien passé d’un tel honneur. Car on sent bien que la réponse est dans la question et qu’à l’évidence aux yeux de l’éditorialiste du grand quotidien du soir, il est une espèce menaçante de socialistes, constituée de manipulateurs et imposteurs, les « faux convertis au réformisme ».
Au passage, le journaliste dans sa grande clémence, réhabilite quelques moutons noirs d’hier. Ainsi dans le même éditorial, Laurent Fabius après avoir longtemps erré aux marges est réintégré dans la colonne centrale, la bonne, celle des socialistes réformistes. Je suis certain que l’intéressé appréciera cette mansuétude. Lire la suite »
juil
25
2008

Au Parlement Européen où notre activité est régulièrement passée au crible de l’assiduité et de la performance, il existe un rôle ignoré des juges rigoureux de l’activité parlementaire : le shadow. Voilà une fonction politique importante mais dénuée de tout bénéfice politique officiel pour celui qui accepte de revêtir la robe du shadow.
Les rapports sont distribués aux différents groupes politiques en fonction de leurs vœux mais aussi de leur poids politique. A chaque rapport ou avis débattu en commission est associé un(e) rapporteur(e). Une fois qu’un texte, une résolution ou une directive connait son rapporteur, il lui reste à découvrir ses shadows, c’est à dire les parlementaires désignés par les groupes politiques pour préparer en leur nom une position et les amendements au projet de rapport écrit et déposé par le rapporteur officiel.Le mois dernier, j’étais shadow socialiste sur trois textes en commission économique. Lire la suite »
juil
18
2008
Je vous livre parallèlement la tribune que j’ai rédigée à la demande de l’hebdomadaire « Témoignage Chrétien » sur le thème : « comment redonner du sens à la politique? » et la chronique parue ce jour en page 2 du Monde intitulée «PS : les faux convertis au réformisme ». Dans le premier texte, je suis parti d’un billet que j’avais publié sur ce blog il y a quelques années et j’argumente en faveur d’une gauche interprète et arbitre des conflits d’intérêts dans la société. L’article du Monde au prétexte d’un plaidoyer en faveur du réformisme s’interroge si moi et d’autres avons « toujours notre place dans un parti socialiste ouvertement réformiste » !?!?
J’ai demandé au Monde de pouvoir répondre à ce papier la semaine prochaine.
Tribune pour Témoignage Chrétien publiée dans l’édition du 17 juillet 2008
« Chaque jour c’est les play-offs »
Il y a des vies entières sans jour de relâche. Des vies commencées et achevées à lutter contre un destin qui vous échappe. Pas forcément des vies malheureuses, mais des vies dures qui creusent l’épiderme et maltraitent les consciences. Des vies, dés la première seconde, écrites comme une dictée pleine de fautes. Des vies qui te rappellent que chaque jour c’est les playoffs. La lutte sans répit pour chaque pouce de terrain. Lire la suite »
juil
16
2008
J’ai donné un entretien au magazine « Sport et Citoyenneté » sur la place future du sport dans les politiques européennes et le droit européen dans l’hypothèse d’une ratification du traité de Lisbonne. Le gouvernement français a décidé de hisser au rang des prioriotés de la présidence française de l’Union Europenne la promotion de l’exception sportive au même titre que l’exception culturelle. Le Traité de Lisbonne modifiant le Traité de l’Union Européenne, signé le 13 décembre 2007, prévoit que l’Union dispose d’une compétence pour mener des actions, appuyer, coordonner ou compléter l’action des Etats membres dans des domaines tels que l’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et le sport. Le sport devient donc une nouvelle compétence communautaire.
L’article 149 stipule ainsi que « l’Union contribue à la promotion des enjeux européens du sport, tout en tenant compte de ses spécificités ».
En quoi selon vous, le sport est une activité spécifique que les instruments politiques et juridiques européens doivent considérer comme telle ?
Tout d’abord, il convient de s’entendre sur la notion même de « sport ». On ne peut pas avoir une approche du sport qui se limite au sport professionnel, c’est-à-dire à l’organisation d’une activité économique. La dimension culturelle, sociale, citoyenne du sport ne peut être occultée, même lorsque l’on parle du sport professionnel. C’est un facteur que l’Union Européenne doit avoir à l’esprit lorsqu’elle se penche sur la question du sport, tout comme la particularité de l’organisation du sport en Europe, basée sur une redistribution des revenus du sport professionnel au profit du sport amateur.
Ce qui est important aujourd’hui à partir de ce nouvel article du Traité de Lisbonne, c’est de retrouver une certaine sécurité juridique. On a la possibilité de doter l’UE non pas d’une compétence propre dans le domaine sportif mais d’une compétence d’appui grâce à laquelle elle pourrait intervenir dans des domaines tels que la formation, la mobilité des acteurs sportifs… C’est l’occasion de passer à l’acte et d’illustrer la façon dont on conçoit aujourd’hui le sport dans l’Union Européenne, c’est-à-dire pas seulement comme une activité économique. Lire la suite »
juil
15
2008
J’ai appris avec beaucoup de tristesse la mort brutale dimanche 13 juillet de Bronislaw Geremek, député européen membre du groupe européen libéral, ancien ministre des affaires étrangères de Pologne et fondateur du syndicat Solidarnosc. En dépit d’un CV « gros comme ça » et d’une autorité politique incomparable au sein du Parlement Européen, Bronislaw Geremek était un homme extrêmement accessible, attentif aux arguments, ouvert au dialogue. C’était en outre un homme d’une courtoisie et d’une élégance morale remarquables. Il conservait en toutes circonstances cette discrétion propre aux hommes sages. Encore récemment il s’était élevé avec force et courage contre la chasse aux communistes, organisée dans son pays par les jumeaux Kaczynski. L’Europe politique perd avec lui, un de ses meilleurs porte-paroles et une de ses plus belles consciences. Je le regretterai.