juin 19 2008
La directive de la honte
C’est ainsi que la directive « retours » proposée par la Commission européenne a été caractérisée par les plus grandes ONG européennes dont Amnesty International. Cette directive de la honte a été confirmée par un vote majoritaire des députés européens (je n’ai hélas pas pu joindre ma voix aux 206 parlementaires qui ont voté contre ce texte, car comme quelques autres parlementaires français rentrés à Paris pour manifester le 17 juin aux côté des salariés sur les 35 heures, nous avons subi un retard de plus d’une heure de notre train au retour de Paris qui nous a empêché sur le fil de voter). Cela n’aurait hélas rien changé car 367 parlementaires européens ont voté ce texte qui va dans le sens d’une politique de l’immigration toujours plus répressive et opère une régression nouvelle des garanties et des protections fondamentales des personnes.
Il est déplorable que la première directive du domaine « immigration » où le Parlement européen est en codécision avec le Conseil des ministres, soit un texte qui stigmatise les migrants, tourne le dos à la tradition d ‘accueil et aux valeurs de l’Europe et ne propose rien pour favoriser l’intégration des migrants, ou pour mettre en valeur leur contribution essentielle pour faire face aux grands défis démographiques, économiques et sociaux que connait l’Europe.
Le Parlement avait pourtant un rôle historique à jouer pour montrer l’attachement de l’Union européenne à ses valeurs : liberté, démocratie, respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Mais ce 18 juin 2008 il a failli sur l’essentiel.
Certains font grand cas de l’article 4 du texte, qui empêcherait les Etats Membres d’utiliser cette directive pour faire reculer les droits et les protections plus favorables de droits nationaux existants. Hélas, c’est faux. En réalité, les gouvernements Sarkozy et Berlusconi, pour n’en citer que quelques uns, sont bien décidés à exploiter cette directive pour légitimer un nouveau tournant répressif dans leurs politiques d’immigration.
Outre les dérives que le texte risque d’entrainer, le refus de cette directive était avant tout une question de principes.
En effet, cette directive bafoue l’ensemble des droits des mineurs, qui pourront désormais être emprisonnés, privés de scolarité, envoyés sans accompagnateur et sans ressources dans un pays qui leur est complètement inconnu.
Les personnes gravement malades, elles, pourront être renvoyées de force alors que rien ne garantit que des soins adéquats puissent leur être prodigués. Cette politique permet donc une condamnation des personnes les plus vulnérables pouvant dans certains cas constituer une véritable mise à mort.
La durée de rétention administrative (temps pendant lequel une personne sans papiers est emprisonnée sans procès, en attendant son expulsion) est également insupportable. Elle pourra aller jusqu’à 18 mois alors qu’elle est pour l’instant limitée à 32 jours dans un pays comme la France. Il s’agit donc d’une véritable criminalisation des immigrés pour le seul fait de vouloir vivre en Europe et d’avoir dû, pour cela, franchir illégalement nos frontières.
Les mêmes dirigeants qui prônent l’ouverture tous azimuts de nos frontières aux marchandises et aux capitaux sont ceux qui érigent des murs infranchissables aux hommes.
C’est définitivement honteux.















C’est en effet révoltant de voir que la commission s’inscrit dans le non-respect des droits humains dès la première directive du domaine « immigration ». Conformément au droit international, celle-ci devrait chercher à renforcer la gestion humaine et ordonnée des migrations. C’est sur la recherche et l’analyse des causes profondes des migrations et sur la recherche de solutions privilégiant le développement qu’il faut se concentrer.
c’est doublement révoltant que les députés européens socialistes espagnoles et allemands ont voté pour ce texte. Serait ce aussi la « directive de la honte » pour les socialistes européens qui n’ont pas su incarné dans leur ensemble l’opposition à ce texte xénophobe ?
Tu es toujours clair et pédagogique dans tes billets.
Merci Benoît.
Très bon texte, belle analyse et top conclusion !
la liberté pour l’argent,les barrières pour les hommes.
Merci Benoît
« Il s’agit donc d’une véritable criminalisation des immigrés pour le seul fait de vouloir vivre en Europe et d’avoir dû, pour cela, franchir illégalement nos frontières ».
Votre phrase résume exactement la situation. La France perd ses valeurs et beaucoup de français ne sont pas d’accord.
Vous avez raison, c’est honteux et inadmissible.
Bonsoir Benoît,
Je suis bien d’accord, mais imaginons l’effet de cette lecture, aussi claire que soit ton analyse, pour un Irlandais (de gauche) qui vient de mettre tout son poids dans l’action démocratique et qui fait le constat de son impuissance et de la tienne (en qualité de député eropéen), et de celle du PSE par la même occasion. Que faire ?
Répondre à cette question c’est (re)donner l’Europe aux peuples. Et cette réponse est urgente !
Bien à toi.
Daniel
Ce vote est une raison supplémentaire pour rejeter l’Europe qu’on nous propose.Merci aux Irlandais pour votre vote. Nous ne voulons plus de cette Europe si loin de l’idéal d’un Monnet ou d’un Delors. Il nous faut une Europe sociale avec la liberté de circulation des personnes, pas des biens. La directive de la honte est en effet une honte pour l’Europe, un déni de l’idéal de liberté et de fraternité.
18 mois de rétention administrative ! Ecoeurant…
Décidément, la rétention, qu’elle soit administrative ou de sûreté (pour les « personnes particulièrement dangereuses ») est à la mode. Et dire que la DUDH fête ses soixante ans cette année…
Je partage l’idée que la france a des valeurs sur lesquelles elle ne devrait pas transiger et que l’accueil des populations opprimées en est une fondamentale. Mais nous n’avons désormais que notre passé pour nous rappeler de cela, nos actes actuels sont très loins de ce principe.
La France a besoin de population étrangère qui loin de détruire notre culture ne pourrait que l’enrichir si on mettait les moyens pour accueillir dignement ces populations. L’exil n’est jamais un choix délibéré mais il est contraint et forcé.Nous devons de plus aider les populations restées dans leur pays et qui subissent les famines, les catastrophes naturelles… Ce n’est pas parceque nous aidons les autres qu’on oublie dans le même temps nos populations. Il faut s’occuper de tous.
Mais voila, moi j’ai ces idées mais je me sens impuissante. Que puis je faire à mon niveau pour agir contre la politique de mon pays et de mon europe qui s’enferme et se barricade derrière ses frontières. Je me sens démunie et honteuse de mon inaction. Que peut on faire de concret???????
le rapoort de force est necessaire, contre la politique européenne
Chavez menace d’embargo pétrolier les pays qui appliqueraient la « Directive Retour »
Agence Chine Nouvelle, 20 juin 2008
« Notre pétrole ne doit pas aller dans ces pays européens qui appliquent les nouvelles lois », a affirmé M. Chavez lors de sa rencontre avec le président élu paraguayen Fenando Lugo, qui a également exprimé son opposition à ces lois.
Il a fait remarquer que ces lois allaient à l’encontre des droits de l’Homme.
MM. Chavez et Lugo ont donné une conférence de presse conjointe au Hall Simon Bolivar pour préconiser l’établissement d’une alliance stratégique dans les domaines énergétiques et alimentaires entre les deux pays.
Le président Chavez a considéré la « Directive du retour » approuvée mercredi par le Parlement européen comme « une loi de confusion ».
Les nouvelles lois prolongeront la période de détention des immigrants illégaux jusqu’à 18 mois et établiront une durée maximum d’interdiction d’entrée après l’expulsion.
M. Chavez a précisé qu’une telle législation était inacceptable, tout en invitant les pays latino-américains et africains à s’engager dans un front de rejet contre les lois anti-immigration.
L’Amérique Latine rejette la nouvelle loi de l’UE sur les immigrants illégaux
Agence Chine Nouvelle, 20 juin 2008
Les pays de l’Amérique Latine ont exprimé leurs critiques sur la nouvelle loi de l’UE sur l’immigration, qui stipule l’expulsion sans distinction des immigrants illégaux dans les pays de l’Union européenne (UE).
Le Parlement européen a approuvé mercredi la « Directive de retour », qui entrera en vigueur en 2010.
Selon la nouvelle loi, tout immigrant illégal vivant dans un pays membre de l’UE doit quitter le bloc dans un délai de sept à 30 jours.
Sinon, il sera soumis à une détension allant jusqu’à six mois, qui peut se prolonger pour 12 mois encore dans les cas exceptionnels. Les expulsés seront interdits d’entrée en UE pour une période allant jusqu’à cinq années.
Jeudi, le président vénézuélien Hugo Chavez a réagi avec indignation à la nouvelle loi de l’UE et menacé de réduire le ravitaillement en pétrole de son pays vers les pays européens si la nouvelle loi était appliquée.
Il a demandé aux pays latino-américains de s’unir contre cette loi qu’il qualifiait de « confusion » et d »inacceptable ».
En outre, le ministère argentin des Affaires étrangères a fait part de sa désapprobation quant à la nouvelle loi de l’UE, indiquant que le gouvernement argentin « regrettait les termes de la Directive de Retour approuvée par le Parlement européen ».
« La question de l’immigration peut seulement être résolue si elle prend en compte le respect des droits de l’homme », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Le ministère brésilien des Affaires étrangères a également publié un communiqué, estimant que la décision de l’UE de durcir les mesures sur les immigrants illégaux « n’allait pas dans le bon sens « .
Les ministères des Affaires étrangères du Pérou, de Bolivie, d’Equateur et de Colombie ont aussi exprimé jeudi leurs préoccupations sur la loi de l’UE.
Un leader du Parlement péruvien a indiqué que la loi de l’UE constituait une entorse à l’accord entre l’UE et l’Amérique Latine sur la protection des immigrants, qui a été signé en mai au cours du 5e Sommet de l’Amérique Latine, des Caraïbes et de l’UE (ALCUE).
Le vice-ministre guatémaltèque des Affaires étrangères Miguel Angel Ibarra a souligné que la loi de l’UE affectait beaucoup de pays dans la région, qui travailleront ensemble pour demander à l’UE de reconsidérer sa décision.
Le vice-ministre hondurien des Affaires étrangères Eduardo Enrique Reina a noté que la décision de l’UE était « inquiétante » car l’actuelle politique du bloc est plus généreuse envers les immigrants latino-américains.
Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2084
Bonjour,
Effectivement, cette Europe-là ne cesse de nous écoeurer davantage chaque jour : liberté pour les sacro-saints capitaux et renvoi à leur misère des hommes (et des enfants !!!!) qui viennent chez elle chercher simplement à survivre.
Pour paraphraser Coluche, qu’est-ce que c’est que ces Arabes ou ces Noirs qui viennent manger le pain de nos Roumains !
Car n’oublions pas que c’est la même Europe qui autorise l’émigration interne dans des conditions scandaleuses.
Mais quand le PS se battra-t-il pour un vrai plan B ? Il me semble qu’avec le non irlandais, les anciens nonistes pourraient reprendre du poil de la bête !
D’autant que, si l’on entend de tous les côtés que seuls les Français veulent vraiment une Europe sociale, je suis, pour ma part, persuadée que les PEUPLES n’ont rien contre. Ceux qui nous chantent cet air-connu-politiquement-correct, ce sont les élus ou les-z-élites (autoproclamées). Ca m’étonnerait que le Polonais, l’Italien ou l’Espagnol de base ait quelque chose contre une meilleure protection sociale, une « concurrence » moins exacerbée, une meilleure répartition des richesses, etc…
Alors, on s’y met quand ?
Mouais… ce qui est surtout choquant, c’est la durée (18 mois c’est hallucinant !) et le fait que ce genre de vote ne soit pas corrélé à une proposition pour relancer le co-développement.
La question de l’immigration ne devrait pas être traités isolément.
les riches méprisent les pauvres, c’est bien connu, depuis la nuit des temps des familles
se sont déclarer royale ? il y a de quoi ce poser des questions dans un monde qui ce dit libérale ?
Comme beaucoup, je partage ton indignation Benoît. La directive « retour » risque bien d’être une norme-alibi apportant aux Etats désireux de durcir leur législation sur l’immigration une caution européenne bien pratique.
Et quand bien même l’avenir ne confirmait pas nos craintes, il n’en reste pas moins qu’une telle directive qui pense l’immigration en terme d’enfermement et d’expulsion, qui néglige les drames cachés derrière ces situations et qui occulte la responsabilité politique et morale de penser globalement et humainement n’est pas éthiquement défendable comme le signalait Evo Morales dans son appel à la conscience des députés européens paru dans Libération la semaine dernière.
Comment légitimer – demandait-il ainsi- l’idée qu’il puisse désormais exister « la possibilité d’emprisonner des mères de famille et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides » ?
La commission européenne fait subir- soulignait-il ensuite – une « intense pression » à la communauté andine des nations « pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics (…). Promouvoir d’un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu’en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement…Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques » et il concluait son appel ainsi : « Vous ne pouvez faillir aujourd’hui dans vos « politiques d’intégration » comme vous avez échoué avec votre supposée « mission civilisatrice » du temps des colonies. »
Son appel n’a pas été entendu.
Que faire alors ? En tout cas ne rien lâcher théoriquement et pratiquement , continuer à développer un contre-discours pour que les victoires idéologiques soient celles du progrès et non celles de la régression et ,sur la question de l’immigration, agir aussi aux côtés des nombreuses associations qui ,comme RESF ,se battent tous les jours pour rappeler la nécessité de ne pas oublier les droits de l’homme dans les décisions prises en France et en Europe à l’égard des étrangers en situation irrégulière. Bref lutter pour que les mots par lesquels Aimé Césaire ouvrait son Discours sur le colonialisme -« «Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde (…) déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier (…) L’Europe est indéfendable »- ne puissent plus être prononcés qu’au passé, ce qui n’est décidément pas le cas aujourd’hui!
[...] instructive. Vous pouvez l’écouter ici. On apprend notamment, que 11 euro députés du PS, (sauf exception) dont un certain Harlem Desir, ont voté pour cette [...]
[...] : Benoit Hamon Marqué: Benoit [...]
Si là-bas si j’y suis a colporté la nouvelle comme quoi Harlem Désir aurait voté la directive retour, France-Inter mérite tout simplement d’etre condamné pour diffamation!
Voici le communiqué de notre camarade injustement mis en cause!
Réaction de Harlem Désir à l’adoption de la directive « retours » : « la directive la plus liberticide de l’histoire de l’Union Européenne »
En adoptant la directive « Retours » sous la pression d’une majorité des Etats membres, la droite européenne vient d’entacher la réputation du Parlement européen.
Le Parlement européen a été pour l’essentiel de son histoire un parlement de défense des droits de l’Homme et des Libertés. Il est même un exemple dans le monde pour cela. Sa majorité conservatrice vient de lui faire renoncer à ce rôle concernant les étrangers en adoptant la directive la plus liberticide de l’Histoire de l’Union européenne qui autorise une rétention de 18 mois pour des étrangers qui n’ont commis aucun crime, du seul fait d’une situation irrégulière au regard du séjour.
Cette directive autorise également les expulsions de mineurs non accompagnés et privera d’accès au territoire européen pendant cinq ans les étrangers expulsés. L’argument selon lequel les durées de rétention étaient plus longues encore voire illimitées dans certains pays ne justifie rien. Le rôle du Parlement européen était d’être le garant du droit des personnes. L’Europe des libertés ne peut avancer en s’alignant sur le moins disant.
La politique européenne de l’immigration prend une tournure dangereuse: elle ne comporte aucun volet d’intégration civique et sociale, elle ne porte que sur le contrôle des frontières et les expulsions, et bafoue les principes les plus élémentaires des Libertés publiques dans l’Union Européenne. La droite européenne vient de prendre la grave responsabilité d’ouvrir la voie à toutes les dérives possibles au sein des Etats membres.
Harlem Désir
Prière de se renseigner avant de colporter des fausses nouvelles!
Il me semble que le thème de l’immigration et son traitement est l’objet d’une double hypocrisie, de droite, comme de gauche.
Hypocrisie de Droite : Se dire « libéral » et affirmer vouloir lutter contre l’immigration, qui, dans une économie mondialisée strictement libérale, est un moyen de faire baisser les salaires dans des secteurs à fort besoin de main d’œuvre ne nécessitant pas forcément de hautes qualifications. Ce contrôle des salaires par l’immigration massive est une conséquence manifeste d’une politique libérale clairement assumée.
Hypocrisie de Gauche : Défendre les immigrés, et donc l’immigration, au nom de principes moraux, voir philosophiques, par refus du nationalisme, en faisant mine de ne pas voir les conséquences, les raisons initiales, qui ont au fil des années engendrées ces vagues d’immigrations.
Quand des associations de gauche et d’extrême-gauche milite pour l’ouverture des frontières et les régularisations massives, elles sont les alliées objectives des libéraux les plus cyniques et calculateurs.
Au milieu de tout ça, les immigrés deviennent des otages, de la chaire à canon du néo-libéralisme mondialisé. Les travailleurs les plus démunis, les plus précaires, se retrouvent en concurrence. Et au final, ce sont toujours les mêmes qui y trouve leur compte.
Un vrai parti de Gauche se doit d’affirmer que le néo-libéralisme est un mal, au moins aussi néfaste que n’a pu l’être le marxisme dans ses pires traductions.
Au lieu de ça, le PS affirme de plus en plus sont libéralisme décomplexé, cours après la Droite depuis 25 ans au moins, et ne se dit plus « de gauche » que pour quelques lubies sociétales qui n’ont aucun impact sur la vie quotidienne des plus modestes, des travailleurs précaires, des ouvriers et employés, bref, ceux à qui il était censé s’adresser…
Non seulement, « c’est dégueulasse ! » comme dirait une certaine personne qui a rejoint le gouvernement mais en plus, cela donne de l’eau au moulin du gouvernement qui pourra dire ainsi que ce qu’ils font en France est moins poussé/strict que ce que l’Europe a adopté donc ils se serviront de cela pour légitimer leur action. Où sont les grandes les âmes? Coluche, Balavoine, Mitterand, Luther King, Victor Hugo ??? On a besoin d’un sérieux renouvellement pour renverser les mentalités !!
[...] Sur des directives dénoncées par Amnesty International et qualifiée par ailleurs de directive de la honte : réaction de Benoît Hamon. [...]